CHAPITRE XIX. t
tut, eh dépit de sa puissance et de son orgueil, obligé à son toar de quitter en fugitif la capitale.
Les deux ennemis, stimulés par tant d'injures mutuelles, parurent dès lors se préparer à une guerre implacable ; Douglaa se retira tout à fait de la cour, et afin de fortifier sa cause qu'il représentait comme celle de Taristocratie en général, il entra en correspondance avec les comtes de Grawford et de Ross, qoi^ içrès lui-même, étaient les plus ind^ndants des nobles d'Ecosse, et possédaient autant de puissance dans le nord et le centre du royaume que lui sur la frontière. Il usa aussi de son influence sur les principaux gentilshommes qui habitaient les districts sou- Bsis à son autorité, pour les contraindre, qudque ce fût une flagrante violation des lois, à exécuter les promesses et les traitéa par lesquds ils s'étaient engagés à se soutenir les uns les autres, et en outre à faire cause commune avec les Dou^^as contre toute espèce d'ennemis. Ceux qui rrfusèrent de se conformer sous ce apport au bon plaisir du comte, purent être certains qu'ils auraient d'une manière plus ou moins directe à sentir le foiàs de sayengeance; car l'immense autorité dont il jouissait dans les provinces flrontières, toutes peuplées de nuu^audeurs, le mettait à même de se venger sans paraître se mêler de rien.
On n'en saurait citer un exemple jdus remarquable que celui de John Herries. C'était un des principaux haUtantsduNithsdale, qui, pour avoir refusé de prêter à Douglas le secours qu'il exigeait, vit une troupe de briga^s venue des domaines du ccHnte piller ses terres. Après avoir plusieurs fois demandé à Douglas la répa* ration de ce dommage, Herries à la fin, consultant plutdt son dépit que ses forces, résolut de se venger par voie de représailles^ Mais, au milieu d'une invasion qu'il tenta dans l'Annandale, il eut le malheur d'être défait et pris par Douglas qui le jeta dans les fers, et qui, quoique Jacques II intervint en sa faveur par lettre et par message, le fit -pendre ignominieusement
Un trait d'une atrocité encore plus grande est ce qui arrive au tuteur du jeune laird de Bombie. Cet homme , appelé Mae leUan , avait, comme le malheureux Herries , refusé de se sou-* mettre aux ordres du rebelle comte de Douglas , et s'était ain» exposé à sa vengeance. Il eut bientôt à en sentir les effets. Dou* glas assiégea le manoir du pupille , fit le tuteur prisonnier, l'emmena dani) son propre cbftteau de Douglas , ou , au dire de certains auteurs , dans celui de Thrieye en Galloway , et l'y plongea
»• HIST0£R£ VÉCOSêE.
dans UR albrax oaebet. L'îttforiuné espttf éliit jm¥M de air PtH^ trick Gray , capitaine des gardeando-eorpa. da roi^ insUtntioiL qui aemUe ne dater que de ce règne^ mais qui n'avait été que trop néceasilée par lea désordres du temps et par le cruel asaafr» aiiiat (fe Jaeques V\ Jaloux .de détoismer le coap presque ottteitt qui oieiiaçait: la vie de aOD pareni^ cet officier, qui sans doute étttt, vu la natore de sa jÂice, im de» pins ehers Etyoria dtat roitObtint dé soq maître qo^ éerhft an cob^ deBooflas une; tottre d'interceasioii* Jacqws il l&rédtgea etr eftot dasa diBi ter- Hies plulôt soppUaiits qu'hiqpéfatift ^ et fitiitpar conjurar le cooite de remettre son prisonnier entre les mains de sir Oray. L'arrivée subite dn capttnkie'des gardes da rd dans son ebtteaa, et te sonvenir de la parenté désir Patriek avec la tatenr do lidrd de BoodMe, apprirent ànssilét i Douâtes ce doÉtB a'agisflnit Ce erud seigneur, affectant des airs d'iiœpttaiîté ^ ne voùtot paa. souBrir que Gray lui pariât d'affiiires avant qu'il n'eût pi^is quel** qnes rafndeliîssenients} et tandfa que l'ofSeier, se rendant à sea^ înstmees, faisait homienr à h bonne chère dont h table était ebargée, fl donna ùrén de conduire secrètement le ci^f dana la cour dn château et de l'y décapiter. Puis , quand sir Patriek Gray eut terminé sa eoBirtîen , le comte consentît ei^ui à on-*, vrfr la lettre du roi , et il parut enchanté de ce qu'elle contenait» <( Je ferai , dit-ii, ce que le roi me demande autant que les di^ constances le permettront. » A ces mots , il mena «r Patriek aa lien de l'aécntimi où le cadavre de l'infortuné tuteur gisait enccHre recouvert d'one toile, «c Sir Gniy , reprit le eOmte , voua êtes vma un peu trop tant : voici le fils, de votre sttur ! Au reste il né lui manque qae la léte, et vous êtes libre d'emporter soit corps si bon tous semble. » -^ « Monseigneur, réplicpia sir Pa« trick avec une froide tristesse , puisque vous avez pris la tète^ vous ponvez tme du corps ce qu'il vous ^ira. » Alors il monta sur son noble destrier , mais ineqpafate de contenir ]^us long*temps rimtigaation qui bonifiait dans son cœur après l?ni|uriettse manière dont il venait d'être traité : — « M onseîgnenr, s'écrifr* tril , » Dieu me prête vfe^ voua aurez à voua repmtir de là cmiduite que vous avez tenue aujourd'hui *. Douglas, irrité de eettemsnaee, ordonna anesitôt à ses gens de monter à cheval ^
'«Çe«i rené fort probablefse le OattM.4« D«^k»MI« s«iM4ece(éln»c«
incident; car comme celui de Thrieye est situé sur une île, sir Patridi Gray n'aurail ru en sortfr à cft«Tal« ir* 5. . ->
GHATITRBXIX. Ml
:gf éhoica luî^mâine » et , quoique air Patrick GfVf eAt détalé au galop a|Nrèa avoir parlé, ii fut poursuivi par le comte et les chevaliers presque jusqu'à Edimbourg. Il eût môme été prissanalai Vigueur de son exeellente monture.
On peut croire que oe trait de cruauté , joint à tant de mépri» non seulement pour les lois, mais eneore pour la peraoBD» difc
souverain , mit le cooAIe au courroux de Jacques contre le coml^ de Douglas. Néanmoins Timmense pouvoir qui rendait ce sen
gneur si présomptueux faisait que le roi ne pouvait sans péril lui déclarer ouvertemoat la guerre. Cricbton et les autres ministres; que Jacques admettait dans ses plus intimes secrets arrêtèrent donc que le monarque affecterait à l'égard du comte la plus parfaite hieaveillance, l'inviterait à venir à la cour, lui assurerait l'oubli absdu de ses fautes passées , enfin aurait tout l'air de s» réconcilier avec lui , à condition que Douglas s'abstiendrait par la suite de chercher à empiéter sur l'autorité royale.
Ik>uglas , qui savait le nombre et la gravité de ses crimes , suflk peota sans doute l'amitié que Jacques II témoignait ainsi à un homme qui l'avait publiquement insulté. Par quels artifices le roi et ses conseillers parvinrent-ils à endormir les soupQons da comte ? On ne peut le savoir. Il parait toutefois que la religion , qui n'a que trop souvent servi de masque aux plus coupables dcfr* seins , fut encore employée dans cette circonstance. On dit que sir William Cricbton et sir Patrick Gray proposèrent à Doublas de l'acccxopagner, ainsi que son frère James et lord Hamilton, le. plus puissant et le plus fidèle de ses alliés , dans un pèlerinage k, Cantorbery. Le gouvernement anglais accorda bien aux deux royalistes qui s'adjoignirent ainsi Douglas et quelques partisans, du comte le sauf^onduit qui leur était nécessaire pour parvenir, jusqu'à la cbàsse d&Thomas Beckett; mais, probablement, ni le& uns ni les autres n'eurent l'intmticm d'en jamais profiter. Ce pèlerinage commun ne tut proposé, suivant toute apparence, que pour donner une preuve manifeste de la sincérité de Cricbton et^ des autres ministres du roi; car leur offre semblait indiquer qu'ils ne craignaient pas d'acccxi^Migner Douglas et son frère parmi lesr divers et périlleux incidents, auxquels ils eussent dans un si long^ voyage été nécessairement exposés. D'ailleurs , il n'était pas extraordinaire que d'anciens ennemis, pour montrer qu'ils se réconc^iliaient réellement, accomplisswt de compagnie des actes de dévotion.
if g HISTOIRE D'ECOSSE.
' Bref , (m sut tant oflHr et tant promrttre à Douglas, qi»»qu'on ignore la nature précise de ces <Àres et de ces promesses , que , aaos parier de son courage qui le mettait au-dessus de toute crainte personnelle, il se décida i visiter la cour pendant le cama^ Tel de 1452 .Etiehabitait alors le château de Stirling. Mais le comte n'était pas assez convaincu de la sincérité de sa récente réconciliation avec le roi et ses ministres pour s'aventurer en leur pouvoir sans prendre de précautions. Par exemple il exigea que les principaux courtisans lui certifiassent par écrit qu'il n'avait à craindre aucune trahiscm ; quelques auteurs prétendent même qu'il ne lui fallut pas moins qu'un sauf-conduit revêtu du grande sceau. Après avoir ainsi pourvu à sa sûreté, le comte se rendit à Stirling avec ses cinq frères et une nombreuse suite. Le mardigras , il reçut de Jacques une invitation à souper au château ^ et l'accepta sans hésiter. Le roi l'accueillit d'une mantère gracieuse , et la soirée se passa dans la joie. Gomme on se levait de table vers huit ou neuf heures y Jacques prit le comte à part , Femmena dans une profonde embrasure de fenêtre , et là se mit à lui reprocher ses derniers crimes. Il n'y avait persosine près ë'eux ; mais plusieurs des conseillers intimes du roi , sir Patrick Gray , et quelques gardes-du«corps se tenaient au milieu de l'appartement. Jacques, dans le cours de ses récriminations , en vint à parler de la ligue dans laquelle Douglas avait engagé les comtes de Crawford et de Ross , et le supplia instamment de la dissoudre comme incompatible avec la fidélité d'un sujet, Comme dangereuse à l'état , et comme formellement contraire aux lois du royaume. Le comte réphqua avec hauteur que, comme il avait juré solennellement d'observer le pacte en question , il ne pouvait sans se déshonorer manquer à sa parole et n'y manquerait pour rien au monde. « Alors $ par le cid! s'écria le rc», que l'obstination et i'irrévérente réplique du comte acheva d'exaspérer au suprême degré , si vous ne voulea^ pas rompre cette coupable confédération, voici qui la rompra! » Ce disant, il tira son poignard et le plongea dansle c(M*ps de Douglas. Sir Patrick Gray vint aider le nn , et n'oubliant pas son serment de vengeance , abattit le comte d'un coup de hache-d'armes ; après quoi , tous les autres courtisans , pour témoigner de leur appro^ bation , enfoncèrent leurs couteaux ou leurs dagues dans le ca^ davre de ce sujet qqi , pour avoir été trop puissant , gisait alors^ sans vie aux pieds de son souverain.
: Ce (M.iiBB glande tadie pour ta répotctiim ta mort de Dou^s, car il le tua de aa propre main, prôdant que le comte était.soii hôteaous ta sauvegarde de ta foi publique. IMais jsiai&tes circonatances disculpent le roi cte ta préinéditatiOA du crime, et montrent que le meurtre de Douglas Ait Tefifet d'une soudaiQiS explosion de fureur; or, si on pardonne tout à un homme ordinaire dans de tels aeete, n*y aura-t*il aucune excuse pour un prince que son vassal avait tnravé en face? D'ailleurs, quel avantage le roi ou ses conseillers pouvaient-ils se promettre de l'assassinat du comte , lorsque dans la ville même de StirUng, au moment où son sang coulait, il avait cinq frères, tous pleins de vie et de santé, tous gens d'un courage et d'une détermination à répreuve, dont Palné devait, le cas échéant, hériter de {toute ta puissance de la viotime, et de fait en héntà ? Un tel forfait ne pouvait donc servir qu'à rendre immédiate ta lutte terrible qui se préparait entre ta courcmne et l'aristocratie : mais d'une part, tt ioqxirtait à Jacques de la diflKrer jusqu'à qudque doeask» plus favorable ; de l'autre, il n'eût pas été politique de la commencef par un acte qui exposait le roi à Mre accusé de perfidie et d'infraction à ses serments. Si néanmoins il faut croire que la mortde Dougtaa avait été résolue d'avance , toujours est-il sûr que le hasard seul détermina la manière dont elle fût exécutée ; car, pour une foule de motifs, on aurait leeoum^pour arracher la vie au comte , à un autre bras qu'à celui du roi lui-même, et n n'eût pas été diflSeile d'en trouver un .
Mais le lecteur pourra demander quelle était l'intention de Jacques à l'égard de son turbulent sujet , s'il ne voulait pas s'en dâiarrasser pir un coup de poignard. Nous lui répondrons que probablement, car ce n'est qu'une conjecture de notre façon, le roi se proposait d'arrêter Dougtas, dans le cas où il lé trouverait intraitable, et de le retenir comme gérant de la tranquillité des membres de sa famille, jusqu'à ce que sa Hgoe avec les comtes du nord fût dissoute et l'étendue de son dangereux pouvoir convena* btemmt diminuée. Il y avait, certes, dans une telle résolution iin peu de cette politique tortueuse et de ce mépris du serment qui caractérisaient nn homme d'état du genre de Grichton ; et quand on réfléchît d'unepartau naturel emporté de Jacques II, deFautre A l'entêtement et i ta présomption du comte , il est facile d'imagl* ner que ?ane une entrevue personnelle entre deux ennemis si Ardents et si passiomiéis, un siiupte projet d'arreatation ait Boé*
BiSTOlRB I>'£C08SE. 18
ni msf^gvm vécosse.
^éoistf dfttnrniiDar kl dtfféreBé,
Bès qneke einq' f ràrasdeit vkyi]iB Pnmi iwBtrûikà des débôM # l'^mammlk, fets^ k^aaan^iiMète&t, et «veetos lun^de tour puiiK
««isparMiiw m étmaîit plus porter «(fânis lui ee tJtge^fiwrHwdth^g. ViNT^tto^ ^mis y$xévwtd0 veofer le mim ^ wmk^ WittwBt iMtîa au Uetié'iiSiMeey sor le càemp lecibâtoau de^Stiitiag, <^'às k Bfl e èp »» t «mil appco^isîwiier de vivreii «t loatlr^ ea si^^ttev^ #at 4e ééAjaie» îto con^t^nt cte ae retrow^ur le S6 mim ea «nme m<i9 tK^s mmê. Us y revûtent eflfeetîydKie»t, wr9Qt eeûi 4'epportor «veo^eni^ le sm^^muiiaii 9a^(9tûé au cenéç WiUasi^ le fireot tsntaer fier4éridioa à Ift queo» d'un mélgreebeval de ^irètte, et, poiireseiter piiJU^Mwre é$ wépgébiiim eoptoe te f«M» te prodÉNièveiit, mmî que tiwâMi^oiifleittev» at âm eMoi^teae 4|Mft ta iMrtdeWiUiaBi, mMkmim^ taatlMi et pecsures^ taodii l^e quatre leeBtseom rémiiHiAimt à b fide peur qpie^ie feitiKtt «ffioipaMîéwf^^. BebpâOèiMt^itoMlêt^deStiriî iKefl(» erofiHtptaiBAQiiiefteseB apuAimiK po«ir tenter Je etégedn tbftjteett» lis eer^ifièrwt use 4a moiM«Mft n»^ dovi te pdsitkiii étâdt fort criti^ a^le tempe<te
XHiieteom d'^enire. tee nebtes^^ wofmot ^lltew teUeitidiMBKriii* »ept piçndre nft parti dewi te kitte qui eetprépwriit^ eedéetenèrent pour l'autorité légitimede te coareaiDô. Ib rdOédlitMi Mue dMte qw i*iût)^«9aDoe i tut ^nnee soimNWit (était certes plus teooorable ^ pcoè-âtre meins ml jette à de¥eÉi> tfreiiwqM qM Hibéîwame à te iMteMiâe Song^. Parnri ce«K qm peftaènânt lîosi se tnmra uaclierimt^ortaBtd^ cette imiim même; eéfM le^ofBte d'AogUSi^ qbi, fotiêbe parent lie Jicqtae, pfétim te aer* Tteisdu retà celui du cbefde ta propre temille. lKtrdiik)m^dB Dalkeîtti eaani s'eoternia deoe «et cMitea» de ee «imh,^ eut à repoQseer «œ ti^rîUe atteque de te part du oomte, iBoti pamit. Vài» Vmftaimiim te plus imperteute que fM te«aitte du «n fut cdle d'Àteuudre Gmdon, p^mier oeiate de 9t»«ttey> qui ameaa aotia réteQdard rof al tiae gronde paHte^dea bareM da noid et adarcfaaàteQrtdtevi&nleiierd peur secourir StMîfig.
WMgté la mort de WdKam Sooglas^ te cMite de C»aif«fi)rd demeuf^ fidèle à raUifmee. qu^il amt oontraetée aRree tei . Aecnaé de bgsate^tiNibwn et cété j[ oMofaraltee penr todéfandre, ili^
filla <F^&éir, «t féttabsamt une anpée, grâce âife^aoris dor éoàitéi; àtFiSQ etd'Angtis, il se porta à firechin pour arrêter Huntley 4$» sa Diarcbe vecs Stirling. Le soir du jour qui précéda celui «où A s'attendait à. m venir aux mains, Huntioy , pour que ses ge&s déployassent pius d'ardeur dans la bataille du letkdeawâu^ distribuapanfiises officiers une vaste étendued'exœUentes terres; Crawford se oompcMrta plas mesquinement. Collasse de Balina^ mooa ouBonnyiDOon, qui coaunandait une .division d^élite dans l'arfloée des rd)eUesi^ et qui sentait son importance, demanda au comte qui était acmâejgn^ir suzerain de transmettre A son fils le fief qu'il tenait de lui; Crav^rford reftwa Hvec aigreur, et Gdlasse w retira méconteot; Le combat s'engagea le matin suivant avec une extràme furie; surtout les soklatsde rAngossbire attaqué^ sent les troupes du Bord d'une manière si terriUe^ qu'ils les iwcèreQt il reculer et que l'étendard du roi fût en péril. Eh ce mmieiil critique, Jcdm Collasse, qui aurait dû «outenlr les assait^ 4asits^ opéra au contraire aveo «a division une manœuvre qui laissa le centre de l'^Hmée de Grawford à découvert, tandis qûé son aik gauche étaitaûi: prises avec rennemi . Hantley se hâta de profiter d'une si beUe occasièn pour s'élan^^er sur les troupes de^
mraxées saasdâ'eDse et lés mettre en désordre/ La vîcto^ gea ainsi de face, et Crawford défait se retira en prde à un vtf ^dépbisîr dans son manoir de Finbaren. Un gentilhomme de rarmée royaliste poursuivit te«Gmte vaincu, de si près, dît^m» ifU'enOn il se trouva complètement engage parmi n^o gt»» tteW alite immédiate, et que, contraint pour son salut de feindre d'éfare un des laum^iiles accompagna en cette <fualité jusqu'à ï)isibas^en. Là il entendît Crawfbrd s^écrier qu'Hsefût réjoui dé naoÊforbx la victoire qps'il avait perdue, quand même, pour être Mainqueur, il amâteusept ans i passer au fond deFenfer. Legen^ tiflkciimane rapporta ce discours au roi Jacques, ainsi qu'une coupe d'argeotaax«rmesdu comte de Gra^vfordqu'Savnt, dans la coih fusioQ, dérobée sur un dressoir poisr prouver que son étrange aventure était autbentî^e.
Le comte de Huntley no tira point sur le champ beaucoup dV Mnlage dte mm triomphe* Il Ciit aussildt rappelé vers te nord par la nouvelle quête comte de M<»«f, un 4es frères du comte dé Beuglas, lui wmit inrftlé aim cbAteau die Slpat!â)egie et lui rava^ OMiît seidomaineB; en sorteq«e<3mwi9r£ demeura dirnsFAngas^ idU06 Mssi despote jqa^aupéiwaat II7 «dévasta les tmès et j
brûla ko OMisoDS de totis ceux quis'étaient déclarés pour le roièl pour Huntley contre lui. Désespérant toutefois d'opposer une longue résistance à l'autorité souveraine, ce 6er et faroucbe seigneur se soumit enfin de la manière la plus humble à la merci du roi, et Jacques lui accorda presque sa faveur. Il alla le visitar dms son manoir de Finhaven, y fut accueilli avec autant de joie que de respect, et, dit-on, jeta une dalle du haut des remparts dans le fossé, afin d'accomplir, sans porter préjudice au comte ni à sa demeure, un vœu qu'il avait prononcé dans un accèsde colère, et qui était que de son fait la pierre la plus élevée de ce château en deviendrait la plus basse.
Peu après une espèce de paix ou de trêve semble avoir été con* due entre le roi et le comte de Douglas, non. qu'ils fussent sincères l'un ou l'autre , mais ils éprouvaient une égale répugnance à pousser jusqu'au bout une lutte qui devait inévitablementse terminer par la ruine complète ou des Douglas ou des Stuarts : car ces deux maisons étaient alors exaspérées par des griefs réciproques et divisées par une haine implacable. Une pause de quelques mois ne leur servit qu'à reprendre de plus belle les hostilités qui peut-être n'avaient été jamais suspendues règlement , mais qui cette bas devaient irrévocablement finir. Voici ..quelles étaient les forces des parties belligérantes.
L'autorité du roi prévalait dans le nord , mais sans conteste de» puis que Huntley y avait été battu par Moray dans un endroit ^HB u C M i iftv^a. , -ttppdé lo Bourbier, ou marais de Dunkintie. On peut se faire une idée des conséquences que ces querelles partît eulières avaient pour la masse de la nation^ d'ai»^ le sort dé la ville d'Elgin. Le comte de Moray en brûla une partie comme appartenant à des citoyens qui favorisaient la cause d'Alexandre Gordon; et quand Huntley reprit à son tour la supériorité, probablement il livra le reste des maisons aux flammes, parce^ qu'dies appartenaient à des partisans de Douglas. Cependant Moray et Onnond ne purent à la longue se défendre dims le noid contre les familles de distinction qui se rangèrent sous l'étendard du roi, et 3e retirant tous deux dan^ les Hébrides.
Le comte de Douglas , après sa réconciliation ten^xuraire avec Jacques H , s'était retiré en Angleterre avec plusieurs membres de sa famille., et particulièrement Marguerite ; cette princesse, flu'on appelait la Jolie Fille de GaUoway , était v^save^tai comte WiUiam.qui avait péri aasawiné, et le coinM5ac(3u^ quoi qu^U