livre de la « Sortie pendant le jour ■» Ç^j^ ^ pir-em
heru) , le soi-disant livre des morts , rappelle sa mémoire notamment au chapitre 64. Après les paroles du texte l'auteur termine le chapitre par cette remarque : « On a découvert ce chapitre dans
la ville Hernie-polis . gravé sur un bloc d'albâtre et peint en couleur bleue sous les pieds de ce dieu. Il fut découvert à l'époque du roi de la haute et de la basse Egypte Menchérès. le défunt, par le prince, son fils, Hortotef. lorsqu'il fit un voyage pour faire une inspection des temples de l'Egypte. Il l'apporta comme une chose merveilleuse au roi, après avoir reconnu que ce qu'il y avait là-dessus, était un mystère. »*
. C'est le successeur du roi Me) -
chères. Nous sommes bien informés au sujet de la succession de ce pharaon par les inscriptions d'un tombeau qui a été découvert à Saqqarah et que M. de Rougè a traité pour la première fois dans son travail sur les six premières dynasties égyptiennes. Le personnage pour lequel le tombeau en question fut construit, s'appelait Patah -sepses. Il jouait un grand rôle à la cour pharaonique. D'abord le roi Menchérès lavait adopté comme fils , c'est ce que nous disent les paroles suivantes : «Le roi Menchérès le mit parmi les enfants royaux dans le palais du roi dans l'intérieur du harem royal. Il fut plus agréable au roi qu'aucun autre enfant. »
Il paraît que Menchérès mourut bientôt après avoir adopté cet enfant : la seconde ligne du texte répétait la même chose , mais cette fois par rapport au pharaon Sepseskaf. La troisième ligne de l'inscription contient le récit de son mariage avec une princesse de la cour : « Sa Majesté lui donna sa fille aînée, la princesse Maâtyâ. pour être sa femme. Sa Majesté préféra qu'elle fût avec lui. qu'avec tout autre homme. » Étant le gendre du pharaon il est tout naturel de le voir monter de grade en grade et être distingué par toute espèce de faveurs de la part du roi. En voici quelques phrases qui se rapportent à cet avancement. « Il fut estimé du roi plus qu'aucun autre serviteur. Il était conseiller secrétaire de tous les travaux qu'il plaisait au roi de faire. Il charmait le coeur de
* La traduction que nous venons de proposer de ce passage contenu dans le Todtenbuch Chap. 64 col. 30—32, est donnée sur la comparaison de plusieurs exemplaires dudit livre des morts.
son maître. Sa Majesté lui a accordé de toucher ses genoux et Ta dispensé de toucher la terre. » On voit par cette remarque-ci que d'après le cérémoniel pharaonique les personnes admises en présence du roi, devaient se prosterner jusqu'à terre, à l'exception des favoris qui ne touchaient que les genoux cle leur maître. D'autres phrases font mention des charges dont notre personnage fut revêtu. C'est ainsi qu'il est nommé: « intendant de la maison des provisions , chef de tous les ouvrages de mines , prophète du dieu Sokar et chef du temple de ce dieu. » Sa plus haute dignité est contenue dans le titre de «chef du sacerdoce du dieu Patah de Memphis. »
A part un certain nombre de tombeaux le nom du roi Sepseskaf est d'une grande rareté sur les monuments. Parmi les personnes qui vivaient pendant son règne et dont les noms se composaient avec celui du pharaon, il faut citer un prophète du roi Chéops appelé Sepseskaf -â?i%. Sa famille est la suivante : Sepseskaf-Un% prophète de %ufu
Imeri — Hathor-kau (sa femme
sa fille sa fille son fils aîné
Mat Mcrtestef Patah-nofer-baiu yenu sa femme
(prophète de Râemiser.)
Patah-nofer-sem son fils aîné
C'est aux différents membres de cette famille qu'appartiennent les chapelles funéraires les plus connues de la nécropole de Memphis.
La pyramide que notre pharaon se fit construire , porte le nom monumental £^ qebeh « la Fraîche » ou «la Rafraîchissante. »
[LES ROIS DE LA 5e DYNASTIE.]
Suivant la liste royale de Manéthon le roi Ouserchêrès doit être placé à la tête de la cinquième dynastie. C'est celui que
la table d'Abydos fait connaître sous le nom:
U.y-ka-J. * Il y a peu de chose à dire et sur sou règne et sur l'histoire de son époque. Dans les inscriptions de plusieurs tombeaux et sur quelques stèles de la 5e dynastie et même des temps postérieures, il apparaît parmi les pharaons auxquels les prêtres ont conservé un souvenir religieux et institué un culte divin. Sa pyramide fut distinguée par la dénomination de
f^jjjjjj,/^ âb-setu qui signifie à la lettre «le pur des endroits») c'est-à-dire «le plus pur endroit.)) Nous ne savons rien quant à son identité avec une des pyramides existant encore de nos jours.
Ce n'est pas ainsi quant à la pyramide du roi ^ ^"^|
Sûhu-rU. le successeur d'Uskaf. Le nom de ce roi tracé à la sanguine, a été découvert sur des blocs de la pyramide au nord du village iïAbousir laquelle, dans l'antiquité, portait le nom de
yû-ba «Lever de lame. » Les titres et les noms du pharaon
Sâhurâj se voient sur les rochers de Wadi-Magharah. où. dans un tableau, le roi est représenté comme vainqueur de ses ennemis. Le texte qui accompagne la scène, lui donne les épithètes «de la divine personne qui bat tous les peuples et qui frappe tous les pays. » Il est prouvé que ce pharaon a été du nombre de ceux dont le culte s'est conservé longtemps après leur mort jusqu'aux époques du bas empire. Encore du temps des Ptolémées. il existait un sanctuaire qui était dédié à son service religieux et dont les prêtres se trouvent cités sur plusieurs monuments funéraires. Peutêtre aussi que la ville nommée Pa-Sâhurâ « ville de Sahoura » tout près d'Esnèh. renferme un souvenir de ce roi. comme M. de Rougé le suppose avec toute raison.
Le successeur de ce roi . d'après la table de Saqqarah . s'appelle J ^ ^°fer~ar~^a~r^' i c es* indubitablement le
* Les chapelles funéraires offrent aussi la variante suivante : H ^
uskaf, la voyelle u précédant le signe syllabique pour us.
y epher chères de la liste manéthonienne . La pyramide qu'il fit
construire s'appelait "tl^ / Ba. c'est-à-dire «l'Ame.» Il y a
plusieurs tombeaux de son époque qui font mention du roi. notamment celui d'un parent royal du nom d'Uryuru. C'est M. de Bougé qui, dans son ouvrage sur les six premières dynasties, a fixé l'attention des savants sur ce personnage qui était spécialement adonné aux occupations littéraires. C'est ainsi qu'il s'appelle « scribe royal du palais . docteur . chef de l'écriture . docteur qui met en lumière les écritures de la grande double demeure sur le côté ouest de l'intérieur du palais. » Il a été de plus « chef des écritures pour les requêtes des hommes . celui qui met en lumière l'écriture qui regarde l'administration . chef de la maison des provisions « et par dessus le marché : « général de l'infanterie qui se compose des recrues. » Un autre employé de cette époque du nom de Pehenuka avait des charges civiles parmi lesquelles on remarque celle du «chef des magasins du trésor, des offrandes et des provisions,' puis « chef de tous les travaux du roi . chef des écritures du roi et conseiller intime de toutes les paroles prononcées par le roi. > C'est sans doute une sorte de secrétaire d'état, qui fonctionnait sous le règne du pharaon susnommé.
Parmi les successeurs de ce roi nous mentionnerons celui que
les monuments appellent [ 0
Ro-71-user. C'est le 30fc
de la table d'Abydos et le même qui dans la liste des rois d'après Manèthon . est transcrit par le nom Rathourès. Nous avions démontré, dans la première édition de notre ouvrage, que ce pharaon
portait un second nom . celui de (1 42o An. de manière que nous
1 AAAAAA
devons le reconnaître comme le premier roi qui a fait inscrire son nom de famille dans la série des titres et des noms officiels. Râ-n-user suivit l'habitude de ses ancêtres, en construisant un tombeau en forme de pyramide connue sous la dénomination de J^jjjjj.A, Men-setu. mot qui signifie «fo plus stable endroit.» On a trouvé dans la moyenne pyramide d'Abousir
le nom du roi tracé à la sanguine sur un de ses blocs. Il y a donc peu de doute sur la personne du pharaon dont la momie a été jadis déposée dans la chambre funéraire de cette pyramide. La mémoire de ce roi s'est du reste conservée en d'autres endroits. Nous indiquons avant tout la présence de son nom et de ses titres sur les rochers de Wadi-Magharah , où un tableau le représente comme vainqueur des habitants de la presqu'île du Sinaï.
C'est à M. de Rongé que la science doit de précieuses remarques sur nombre de personnages qui ont vécu à cette époque et qui étaient chargés de fonctions très-élevées à la cour pharaonique. Le monument le plus intéressant qui a conservé le souvenir d'un illustre Egyptien du temps, est sans doute le vaste tombeau du
nommé s=> [j (j Ti dans la nécropole de Saqqarah. C'est ce
tombeau situé vers le nord du Sérapéum que les voyageurs de nos jours ne manquent pas de visiter pour y admirer le nombre presque infini de tableaux qui représentent des scènes de la vie antique. A en croire les textes qui couvrent de tous côtés les parois du tombeau , le personnage en question était revêtu d'une foule de dignités qui le font reconnaître comme un des plus hauts-fonctionnaires de la cour. C'est ainsi qu'il était secrétaire de son seigneur dans toutes ses résidences, secrétaire pour énoncer les décrets du roi, chef de tous les travaux du roi, chef des écritures royales. Je passe sous silence la longue série de titres qui se rapportent à ses dignités comme prêtre auprès de diverses divinités. M. de Bougé a fait une observation assez curieuse, c'est que dans le tombeau de ce dignitaire on ne retrouve ni le nom de son père , ni rien qui indique une parenté illustre. Si notre Ti avait été un parvenu, son alliance avec une princesse de sang royal fait penser qu'il a dû rendre de très-grands services à l'état pour être honoré de la main d'une fille du pharaon. Son épouse s'appelle Nofer-hotep : en termes très-flatteurs elle est qualifiée de titres qui relèvent son amour et son amitié pour le mari chéri.
Les trois derniers pharaons de cette dynastie ont déjà été bien connus et classés avant In découverte de la table d'Abydos.
Le premier d'entre eux s'appelle U U Men-
kau-lwr, c'est Menchérès de la liste inanéthonienne. La pyramide qu'il fit élever porte le nom de ^ ^ jj jj jj .A^ nuter ~ seiu , ce qui veut dire « le plus saint endroit. » Lors de la découverte du Sérapeum, on a trouvé sur une muraille du tombeau des Apis un grand bloc orné d'un bas-relief qui nous permet de reconnaître le portrait du roi accompagné de son nom et de ses titres. Il paraît que cette pierre provenait de la chapelle placée devant la pyramide de ce roi qui ? d'après ces renseignements , doit être recherché dans une des pyramides de Saqqarah. N'oublions pas de faire remarquer que les rochers de Wadi- Magharali ont conservé la mémoire du roi auquel se rapportent plusieurs légendes hiéroglyphiques sculptées sur la montagne.
D'après les monuments son successeur porte deux noms. Le
premier, le plus fréquent, est ^J3 | L-PJ Tat-ka-rà, et le second