‹ Histoire d'Égypte /Chapitre 20 sur 26 · V -\ | AAAAAA · texte numérisé non relu

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nommé Se-ur «le grand bassin» et ^ aaaaa\ mi-ur Moeris?) avec

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le même sens. D'après ce nom-là. le pays entier, le Fayoum de notre époque, était appelé ta-se} czsnj tase « le pays du

lac. » Une autre appellation du lac est celle-ci : S huu-t

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«le déversoir, » d'où la composition <=> \ ^1 OCCOCO ro-hunt-l «To-

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rifice du déversoir » pour désigner 1 embouchure du canal près de l'endroit moderne Ellakoun*), et dans cette partie du pays qui hié-

roglyphiquement est annoncée par le groupe \Jf on àp-tase « la

gorge du pays du lac. » L'ancienne capitale du Fayoum . la ville Crocodilopolis ou Arsinoë à l'époque classique . avait le nom de

c*=^ ^ set ou ' ' P J ^ ^ pe-sebek « la ville de Sebek » ou « la

ville du crocodile. » Sa position est indiquée par remplacement de la ville moderne Medinef-el-Fayoïim. C'est cette ville dont nous allons parler encore plus bas. Quant aux divinités du Fayoum antique, les dieux Sebek, Amon-âa «le grand»), Her-sef, Sokar, Horus et quelques autres y obtenaient le premier rang.

Une grande partie des pierres dont on se servait pour la construction de monuments cités plus haut , étaient tirées des carrières de la vallée de Hammamât. Des textes sculptés sur les rochers des ces carrières -là rendent le fait incontestable. C'est

' Xul doute que ce nom-là ne cache une origine antique. Comme les lettres r et l hiéroglyphiqucment étaient représentées par le même signe, ro-hun se prononçait également lo-hun. On voit tout de suite que ce mot a la plus grande affinité avec le nom moderne EUahoun. Le mot grec de labyrinthe s'expliquera de la même manière par la composition égyptienne

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de l orifice du déversoir, » le temple du canal du lac. Personne ne pourra contester cette origine qui nous parait aussi satisfaisante que possible

ainsi que Fan 2 sous le règne iVAme?iemhctt III , un personnage de distinction portant le même nom que le roi , fils de la dame Abeb et d'un certain Âaabu, y arriva avec ses guerriers pour faire exécuter les travaux dont il était chargé. Dans une inscription de quatorze lignes , il vante la grandeur du roi « qui a battu les Nègres et ouvert le monde. » D'après un autre texte daté de l'an 9. le roi se rendit personnellement dans la vallée de Rohan pour donner les ordres relatifs à la construction de monuments dans la ville de Crocodilopolis , parmi lesquels on cite une statue du roi (assis) de cinq coudées de hauteur. La suite de l'inscription rapporte que ce fut un certain Usurtasen qui avait la charge de surveiller les travaux. Encore d'autres textes gravés sur le rocher rapportent le même fait. Le pharaon envoyait à plusieurs reprises des architectes à Hammamât pour faire tailler des pierres dont les sculpteurs se servirent pour exécuter les statues.

Le souvenir ftAmenemlmt III s'est conservé encore dans plusieurs inscriptions gravées sur les rochers de la presqu'île du Sinaï. Elles sont datées de différentes années (2. 6. 42. ) de son règne et nous donnent la nouvelle preuve que les Egyptiens, entretenaient dans ces endroits des établissements pour l'exploitation des mines. Une inscription de l'an 2 du roi nous apprend que son auteur , un des grands personnages , était venu « conduire les pierres bleues (turquoises) et le cuivre, et que «le nombre de ses ... . était de 734.»

[7. AMENEMHÂT IV ET 8. la reine SEBEK-NOFER U-RA) .

Les successeurs du pharaon dont nous venons d'indiquer les traces monumentales relatives à son règne, s'appellent Amenemhât IV et Sebek-nofcru-m. D'après le témoignage de Manéthon le dernier nom appartient à une princesse , la soeur cl ] Amenemhât IV dont le règne termina la douzième dynastie. Et, en effet, le nom de Sebek - noferu , selon les monuments, a été porté par plusieurs dames de cette époque. Comme les monuments observent un silence persistant sur l'histoire de ces deux personnes , nous sommes obligés de les passer, mais non sans ajouter quelques remarques générales et relatives à la 12e dynastie.

Sous le règne de la famille royale qui compose cette dynastie, les frontières de l'Égypte s'étaient étendues vers le midi jusqu'au coeur de la Nubie , tandis que la domination du sceptre égyptien était vigoureusement maintenue dans les montagnes «des turquoises. » Les Egyptiens de cette époque entretenaient un commerce très-actif avec les peuplades de la Libye vers l'est, et avec les nations de race asiatique. L'arrivée , en Egypte, de représentants de ces peuples, est un fait qui est prouvé par de nombreuses peintures dans les chapelles funéraires. Des Libyens fréquentaient l'Égypte pour y montrer leur adresse dans la gymnastique, les Nègres y affluaient pour servir les grands seigneurs , et les Asiatiques se présentaient à la frontière de la basse Egypte pour y demander l'entrée et la permission de trafiquer sur les bords du Nil. L'empire égyptien apparaît sous l'aspect d'une certaine grandeur qui imposait aux étrangers et qui engageait les nations voisines à regarder les habitants de la Terre-noire avec le respect des inférieurs. La civilisation marchait à grands pas: des écoles étaient établies dans les villes principales du pays, les doctrines des prêtres étaient répandues dans les collèges des hiérogrammates. Les conditions naturelles du pays étaient améliorées par des constructions qui servaient à régler les inondations périodiques du Nil. Le territoire du pays entier se trouvait divisé en districts, et des pierres écrites , établies aux limites , séparaient les propriétés limitrophes. Les rois construisaient des temples et des monuments en l'honneur des divinités et de leur propre personne , ils continuaient à bâtir des pyramides , et les grands personnages de la cour remplissaient la vallée du Nil de chapelles funéraires d'une splendeur sans pareille. On exploitait les mines qui se trouvaient dans la vallée de Hammamât , on tirait des pierres de taille des carrières à'Assouan , on ramenait les produits en or de la Nubie , et on exploitait les richesses minérales de la presqu'île du Sinaï. A cette époque le centre du mouvement doit être cherché dans cette partie de l'Égypte que nous connaissons mieux sous le nom grec de l'Heptanomide. Ce sont les deux villes Crocodilopolis. au bord du lacMoeris, etHéraeléopolis, dont la position est indiquée

aujourd'hui par le site du village arabe A/mas, qui s élevèrent rapidement à une grandeur dont nous pouvons juger seulement d'après ce qui en est resté, et d'après les renseignements des monuments. L'art arrivait à une perfection dont nous ne pouvons mieux décrire le caractère principal qu'en reproduisant Le jugement sagace de M. de Bougé.

«Ces longues générations, dit le savant académicien, dont nous ne pouvons pas préciser les dates, ont vu s'accomplir diverses phases de l'art égyptien. Nos musées contiennent des échantillons suffisants pour en suivre les principales transformations. Nous ne connaissons pas les commencements de cet art ; nous le trouvons dès les monuments de la quatrième dynastie , les premiers auxquels nous puissions assigner un rang certain, extrêmement avancé sous divers rapports. L'architecture montre déjà une perfection inconcevable quant à la taille et à la pose des blocs de grande dimension ; les couloirs de la grande pyramide restent un modèle d'appareillage qui n'a jamais été surpassé. Nous sommes obligés de deviner le style extérieur des temples de cette première époque et de le restaurer d'après les bas-reliefs des tombeaux ou la décoration des sarcophages. Ce style était simple et noble au plus haut degré, la ligne droite et le jeu des divers plans faisaient tous les frais de la décoration ; un seul motif d'ornement varie ces dispositions , il se composait de deux feuilles de lotus affrontées. Le style des figures, tant dans les statues que dans les bas-reliefs des premiers temps , se distingue par un aspect plus large et plus trapu; il semble que dans la suite des siècles la race se soit amaigrie et élancée sous l'action du climat. Dans les monuments primitifs , on a cherché l'imitation de la nature avec plus de simplicité, et en gardant toutes proportions ; quant au mérite relatif des divers morceaux , les muscles y sont toujours mieux placés et plus fortement indiqués.

Les figures conservent ce caractère jusque vers la fin de la douzième dynastie, c'est à cette époque quelles prennent des formes plus grêles et plus allongées. L'architecture avait fait alors de grands pas quant à l'ornementation : on trouve, à la douzième

dynastie, les premières colonnes conservées jusqu'à nos jours en Egypte ; épaisses , cannelées et recouvertes cl un simple dé , elles ressemblent dune manière frappante aux premières colonnes doriques.

Les bas -reliefs, dénués de toute perspective, sont souvent, dans le premier empire, d'une extrême finesse; ils étaient toujours coloriés avec soin. On en connaît où la liberté des attitudes et la vérité des mouvements semblent promettre à Fart égyptien des destinées bien différentes de celles qui lui furent réservées dans les siècles suivants. Les statues de pierre calcaire étaient souvent peintes en entier ; les figures de granit étaient coloriées dans quelques-unes de leurs parties, comme par exemple les yeux, les cheveux et les vêtements. Le chef-d'oeuvre de Fart du premier empire est une jambe colossale en granit noir, provenant d'une statue du roi Usurtasen Ie1 , elle appartient au Musée de Berlin. Ce fragment suffit pour prouver que la première école égyptienne était dans une meilleure voie que celle du second empire. La gravure des inscriptions ne laisse rien à désirer dans ces premiers monuments égyptiens. Elle est en général exécutée en relief jusqu'à la cinquième dynastie. Les gravures en creux de la douzième dynastie n'ont été surpassées à aucune époque. Les obélisques d'Héliopolis et du Fayoum autorisent à supposer aussi des temples d'une grandeur et d'une magnificence en rapport avec ces beaux débris de la douzième dynastie. L'on sait, en effet, qu'une des merveilles du monde, le labyrinthe du Fayoum, avait été construit par un de ses rois. »

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