XII. Défense à qui que ce soit d'oser tirer de l'église tout
» liber judicum; c'est le Codex legum Wiiigoihorum.
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homme qui s'y sera réfugié, pour quelque faute que ce puisse être, ni de lui faire aucun mal à trente pas aux environs. On observera à cet égard ce que commande la loi gothique ; quiconque en agira autrement sera anathème, et paiera à l'évèque mille sous du plus pur argent.
XIII. Enfin , il est ordonné, par le treizième et dernier canon, que tous, grands et petits, respectent la justice et l'équité du roi, et demeurent droits et fidèles, comme au temps du seigneur roi Alfonse, et qu'ils en usent envers le roi de la même manière qu'ils en usaient de son temps avec lni ; et que les Castillans aussi en agissent à l'égard du roi comme ils firent à l'égard du duc Sanctius; d'autant mieux que, de son côté, le roi déclare vouloir les traiter absolument comme les a traités le précité comte Sanctius. Et je confirme, ajoutait le roi en finissant, et cette fois à la première personne (confirmo), à l'universalité des habitans de Léon , toutes ces libertés ou privilèges {totos illos /bro*),que leur avait accordés le seigneur roi Alfonse , père de la reine Sancia ma femme. Et quant à celui qui violerait la présente constitution , quel qu'il soit , roi , comte , vicomte , majorions , sago , tant de l'ordre ecclésiastique que de Tordre séculier, qu'il soit excommunié, séparé de la compagnie des saints, et condamné à la damnation perpétuelle avec le Diable et les Anges rebelles, et, dès ce monde, privé de toutes ses dignités
Du deuxième canon de ce concile, par leqnel il est enjoint à tous les monastères de suivre la règle de saint Benoit, quelqnes-uns ont argué que cette règle n'avait été introduite en Espagne que dans ce siècle, et que par le canon même dont il s'agit. Mais il est certain, et nous l'avons vu en traitant de la constitution de l'église hispano-gothique, que bien des siècles auparavant la règle de saint Benoit était observée en Espagne par quelques monastères, principalement dans l'Espa-
i Voyei Aguirre, Collect. Vax. Cône. Hiip., p. 209 et i«q.