‹ Histoire d'Espagne, 5Chapitre 144 sur 282 · CHAPITRE VINGT-QUATRIÈME. 28(J · texte numérisé non relu

CHAPITRE VINGT-QUATRIÈME. 28(J

Outre le concile de Coyanca (Valencia de Don Juan) , dont nous avons longuement parlé au commencement de ce chapitre , il fut tenu encore sous le règne de Ferdinand , à Compostelle, un synode provincial , le 15 janvier 1056 , par trois évéques et quelques abbés. Les trois évèques étaient Cresconius, de Compostelle, dont il a été question plus haut, Suarius de Dume, et Vistrarius de Lugo. Divers canons furent rendus par ce concile , la plupart sur des matières ecclésiastiques ; c'est ainsi qu'on y établit que les évèques et les prêtres célébreraient tous les jours le saint sacrifice de la messe , ce qui sans doute était négligé auparavant, puisqu'on crut avoir besoin de l'ordonner ; que les chanoines porteraient le cilice les jours de jeune et des grandes litanies ou rogations. On crut avoir besoin aussi d'imposer aux fidèles l'obligation de savoir par cœur l'oraison dominicale et le credo. U fut enjoint aux desservans des paroisses de faire renouveler chaque dimanche l'eau bénite dans tous les bénitiers de leurs églises. Quelques coutumes d'idolâtrie avaient persisté en Galice comme en plusieurs autres lieux de la chrétienté. Le cinquième canon défendit aux chrétiens la pratique des augures et des incantations , et, entre autres choses, d'attacher à leur linge certaines figures de femme, auxquelles on attribuait telle ou telle vertu. Enfin, chose remarquable, et qui prouve que toujours les conciles délibérèrent directement ou indirectement en Espagne des choses de l'ordre politique et civil, le même canon qui prononce l'anathème sur toutes les vieilles pratiques idolàtriques , commence par recommander aux puissans et aux juges de n'exercer aucune oppression sur le peuple, de tempérer la rigueur de leurs jugemens par esprit de miséricorde , de n'accepter ni dons ni offrandes avant le jugement, et, après, que la seule rémunération permise par la loi x.

I Informa mus ut potestalc s el |udices in plèbe oppressioncs non faciant,et IV. 19

Tel fat ce règne qui prépara la gloire du suivant, et assit sur les plus solides bases la prépondérance des chrétiens de Castille et de Léon dans le mouvement général des affaires de la Péninsule. Désormais, malgré l'enthousiasme des Almora vides et des Almohades qui viendront à tour de rôle en aide aux émirs d'Espagne, la puissance musulmane ne fera plus qu'y décroître, et nous la verrons dans le chapitre suivant perdre avec Tolède sa tête de défense et comme son palladium.

judicium coni miaericordia leneant et tempèrent ; munera et oflertiones ante diacussum judicium non accipionl : poil diaeussam aulcm verilatcm . de rera justitia ei aulorilato legii partem accipiant, et parlera dimiltant. lterum inierdicimus oinne* cbrislianos augurla et încantaliones et lune prosemma , nec ad animalia domanda, née mulierculas ad telas alla suapendcre , quia omnia cuncta idololatria est, et terrena , animalis, diabolica, analhemalizat eam aancia maier eccleaia : aed omnia cuncta in nomine Palris et Filii et Spiritos Sancli d<bent Chriflliani facere.

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