‹ Histoire d'Espagne, 5Chapitre 160 sur 282 · CHAPITRE VINGT-CINQUIEME · texte numérisé non relu

CHAPITRE VINGT-CINQUIEME

résistance dans Toro; mais Urraca, enfermée dans Zamora, 8e mit en devoir de s'y défendre avec un courage tout viril, et trouva dans la population une résolution digne d'elle. ♦Comme elle , les citoyens de Zamora sapportaient impatiemment l'exil, d'Alfonse et s'étaient prononcés en sa faveur , au moins par l'expression publique de leurs regrets. Pour mieux résister à l'usurpateur du trône d'Alfonse en cas d'agression,

choix d'un chef militaire suprême, du brave trias Gonzalez , homme noble et puissant , suivaut Roderich de Tolède , et qui avait été précepteur de la reine Arias et les assiégés résistèrent énergiquement aux attaques ~ i renouvelait tous les jours inutilement ses asdéjà quelque temps que le siège durait, lors- >réen, nommé Bellidus Adelfi ou AtbauUi, sortant tout-à-coup de la ville, frappa d'un coup de sa lance Saucbo qui se promenait dans son camp , et, avec la mùmc ; venu, se sauva vers la ville. Rodrigue de Bifaisait partie de l'armée de Sancbo : il vit l'action et se mit sur le champ à sa poursuite; mais le Zamoréen gagna le Castillan de vitesse , et Ton eut le temps de fermer sur ce dernier les portes de la ville , presqu'au mt où Bellidus allait être atteint et tue par la lance du mort de Sancbo répandit la consternation dans son

mm p balanças conglobutU urbem nggressus est Zamorensem , cl obsidione eonelosam ccepil fortiier impugnare (Rod. Tolet., de Reb. Hisp., 1. vi, c. it>). — Dam b*c agerentur, dit Lacas de Toy (p. 90), rex Sancius Toluit copere Urraeam aororem suam , et horum ipsa preescia se Zcraorœ incluait. Scd .rex Sancius aggrt'gaio exêfcilu magoo Lcgioncnsium, Castellanorum ot Pampiloncosiam Zemoram ©bsedlt.— Suivant la chronique de Compostelle, Urraca se révolta contre rai dans Zamora arec ses procérès et an certain comte nommé Pierre Ansurex : Begoo (ta acqulaito, et sno juri subjugalo, Urraca, sua germaoa, magni consilii mina, cum quodam comité nomtnc Petro Ansorii, et cura oliis procerlbus, in murenii clvitate ei rebella vit (Cbr. Compost., p. 527). > Zemo renses verô régis Aldefonsl exilium aquanimiter oon ferentes, ArHam GundisaWl lirnm nobilero et pot entera, qui Urracam reglncra nutrierat, in priocipcm oïl gérant , ot eo duce résistèrent Castellaois. J Conque utrinque certamina agerentnr , et miles quidam ex wilalo egre-

camp, et, s'il faut en croire Roderich, fat un objet d'affliction pour les assiégés eux-mêmes. L'armée des assiégeans se débanda aussitôt ; les Galiciens et les Léonais prirent la fuite à leurs risques et périls. Les Castillans seuls, dont la constance brilla en ce péril par un audacieux conseil , restèrent à leur poste ; et, ayant placé le corps de leur roi dans un sarcophage convenable, ils le transportèrent d'une façon lugubre , et en faisant retentir l'air de leurs plaintes , au monastère de Oîia , où ils lui donnèrent la sépulture avec tous les honneurs royaux *.

Tel est le récit de Roderich de Tolède , récit confirmé par la chronique du monde de Lucas de Tuy. Seulement ce dernier ne dit rien de la poursuite de Bellidus par le Cid. Tandis que le roi Sancius était occupé à ce siège, nous dit-il , il sortit de la ville un soldat d'une grande audace nommé Vellitus Arnulfi, qui, allant à la rencontre de ce môme roi Sancius, le frappa inopinément de sa lance. Le roi , blessé profondément , perdit la vie ensemble avec son sang. Le soldat cependant qui l'avait si audacieusement frappé regagna Zamora de toute la vitesse de son cheval2. Le roi tué, ajoutet-il , tu eusses vu autant de désordre , autant de tristesse dans cette noble armée qu'il y avait naguère d'audace et de joie. Puis il nous peint de plus vives couleurs encore que Roderich la panique de l'armée, et sa fuite, non en bon ordre , comme

«liens, qui dicebatur Belidias Athaulfi regem per castra deanbulantem lancea peliit incunctanter, et feslinatione, yua vencrat, se resliluit miiati.Verum Rodericos Didaci Campinlor xclo domini inlerfccli cum prosequilar sine mora et fere in ipsa urbis janua interfecit, sed velocilatcm Bclidii non potuit prœtenire.

1 Caslellani aulem , quorum constantia audaci consilio seraper fulsil , corpus principis in sarcophago egregië locavernnt , et commercio lugubri , et resonis planclibus subséquentes ad Oniense monasterium dclulerunt, ubi expletis exequiis sépulture honore regio tradiderunt.

2 Et du m Sancius rcx essel in ipsa obsidione , egressus est de ipsa ci vitale magnas audacia) miles nominc Vellilus Arnulû* , qui ipsum regem Sancium ex adverso lancea inopinaté percussil. Qua lancea rex dolo perfossus vilam simul cum sanguine fudit. Idem verô miles qui eum lam audacter percussil, cursu rapidissimi equi Zemoraa receplus est (Luc. Tud., Chr. Mundi, p. 98 et ieq.;.

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