CHAPITRE VINGT-CINQUIÈME
de justice, on kadi el kodah, était an fakih chi meschouar nommé Àbou Mohammed Abdallah hen Djébir el Lakhmi, et après la mort de ce docteur, il donna cette préfecture à Aboul K&sem Ahmed benMansour el Kaysy#Il donna en même temps le gouvernement d'Algezira Alhadrâ à son fils Yézid ben Mo- Immmed'el Hadi, appelé aussi Abou Khaled, qui était jumeau avec Abéd el Fétah et avec Obeïdallah el Moated, car il les eut d une seule couche de son épouse Oihamidab,dont il avait eu auparavant Abèd Seradj Da"wlah (lumière de l'état), celui qui fut tué à la prise de Medina-Zahra, et qui était l'aîné de ses fils. En considération de sa mère, l'émir lui donna de grands revenus et le fit son rawi (conteur). C'était un rawi très docte et très érûdit, savant astrologue, et fort versé dans les livres d'Abi Bekr ben EL îhaïb, qui fat cadi, ainsi que les principaux chefs de l'école d'Abi Mohammed ben Assin el Taheri l'astrologue; il était aussi le meilleur poète d'entre les Bény Abéd, à l'exception de son père, auquel il donna sept petits-fils, malgré sa grande application aux sciences. Il avait pour maître à Séville Ahou Abdallah Malk ben Wabeb, et Abou el Hassan ben el Hadsyr, qui instruisit ses fils. Tl donna le gouvernement de Malaga au vaillant général Zakhout, et celui d'Ubeda à Zadjy ben Léboun de Murbiter (Murviedro). Il mit à Cordoue ses fils El Màmoun Abéd Abou Nassr el Fetah et El Hakem Moudjéhid, surnommé Dothir Dawlah Abou el Mal-Kérym, qui habitait Médina-Zahra. La constance d'Alfonse ben Ferdeland à faire des incursions et des ravages au pays de Tolède, deux fois par an, fut telle qu'il appauvrit les peuples et les réduisit à l'extrémité r.
C'est ainsi que les Arabes racontent les événemens qui précédèrent la prise de Tolède.
Ainsi, dès 1081, à ce qui résulte du témoignage combiné des historiens des deux nations, Alfonse commença les hosti-
i londe, 1. c.
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lités contre le royaume de Tolède.Avec une armée composée d'hommes recrutés dans toutes les parties de ses domaines et jusque de la France méridionale, il passa les montagnes qui séparent les deux Castilles, ravageant les campagnes, faisant des incursions inattendues, asseyant ses camps volans tantôt ici, tantôt là, ne laissant à aucun fidèle, suivant l'expression d'un auteur musulman, le loisir de louer Dieu et de s'acquitter envers lui des devoirs de la religion, et se rendit maître de plusieurs places fortes du royaume de Tolède. Il y rentra l'année suivante (1082), par les montagnes d'Avila, au pied desquelles il repeupla et«fortifia Escalona, pour s'y appuyer au besoin. Selon toute apparence, il s'empara de Talavera dans la même campagne. C'est alors qu'Alfonse s'allia, sur la proposition d'Ebn Omar, avec l'émir *Ebn Abèd de Séville, dont il épousa la fille. Ainsi que nous l'avons vu, après la mort d'El Màmoun à Séville, en 1077, £1 Motamed (c'est le surnom de l'émir de Séville) x, ayant recouvré ses états d'Andalousie, étendu ses relations et augmenté le nombre de ses alliés par les intrigues d'Ebn Omar, principalement dans le nord et dans l'est de l'Espagne, .l'avait nommé son wazir et l'avait chargé de la conquête de Murcie, que ce général avait enlevé aux Tahérides Tan 471 (1078). Pour empêcher que l'émir de Tolède ne tentât de faire rentrer cette contrée sous sa domination, nous avons vu El Motamed envoyer son habile et astucieux wazir en ambassade, d'abord auprès du roi de Casulle, afin de le détourner de l'alliance du nouveau souverain de Tolède, puis auprès de ses amis, l'émir de Saragosse et le comte de Barcelone, afin de s'assurer de leur secours, en cas de besoin. EbnOmar avait d'abord échoué auprès du premier, fidèle à son alliance; mais, après que son pupille Hescham ben El Màmoun eut été chassé de Tolède en 1080, Alfonse ne fit plus de difficultés, écouta favorablement les propositions
l El Molamed B'iltab,