CHAPITRE VINGT-SIXIÈME
ceux qu'ils attaquent Tentent se défendre, léttr ittort est certaine, Les Touariks, on, ponr mieux dire, quelques-unes de lenrs tribns , sont toujours en guerre avec les habitans du Soudan, sur lesquels ils font un grand nombre d'esclaves *. Leur courage et leur habileté à manier leurs armes les rendent partout redoutables : aussi traversent-ils, au rapport dn même voyageur, par petites troupes, les contrées les plus peuplées, sans crainte d'être attaqués. Chaque tribu a quelque particularité, soit dans son costume, soit dans sa manière de faire la guerre. Les Touariks les plus voisins du Fezzan habitent une ville appelée Ghraat, qui est à dix journées de Mourzouk*. — Le nom de Touarik signifie en langue berbère tribus. Le singulier est terga , qui fait an pluriel touerga , qu'on prononce touareg. C'est donc un nom générique revenant au mot arabe kabileb , pluriel kobayl. Schélonhh , Béraber ou Bérêber ( pluriel de Berber) , Kobayl , Toutrik, Sourkah, etc. , sont des dénominations diverses données aux hommes du type berber, au teint olivâtre, au nez droit , aux lèvres minces, au visage arrondi, qui occupent les parties montagneuses du nord de l'Afrique et les parties habitables du Sabra. Ces peuples se donnent encore à euxmêmes le nom de Amazygh ou nobles, et de Amazerq ou
Mais, avant d'aborder l'histoire des Almora vides sortis de Sanbadjah 3 , il nous faut ici revenir un moment à la dynastie fondée dans le Maghreb par ce Zéiri ben Athyyah ben Abdallah ben Tyadelah ben Mohammed Khazar ben el Zenety
t Belêd-el-Soudan, pays des Noir», de swad ou soùd,Noir, Soudan, noirs, par opposition à BeWd-el-Beydban, pays des Blancs.
2 G. F. Lyon, trarells trought thenorth Afr;, c. *.
3 La dénomination d'Alraoratides, dit M. Davexac, introduite dans les langues européennes par les historiens et les romanciers espagnols, représente celle de FA M orabeltyn, par laquelle les Arabes désignent des religieux, des ermites, ou (pour nous ser?ir du mémo mot arabe adopté chez nous sous une autre forme) des maraboutt.
el Maghrawy el Khozary qui fat , en 978 , reconnu pour émir par la presque totalité des tribus arabes-berbères du Magbreb, et dont nous avons tu les démêlés avec £1 Mansour el Abmery.
Zeïri, après sa" querelle avec £1 Mansour, était mort au siège d'Aschyr en 391 (1001), et avait eu pour successeur son fils £1 Moezz : celui-ci , ayant fait sa paix avec £1 Mansour, était rentré dans la possession de Fêz et des états de Zeïri.
La suite de l'histoire des Zeïris présente peu d'événemens remarquables ; il suffira de douuer ici en abrégé le tableau qu'Ebn Abd el Halim trace de leur gouvernement, en terminant leur histoire.
La souveraineté des familles de Maghrawa et des Bény-Yafroun dans le Maghreb dura cent ans, depuis Tan 362 (972) jusqu'à l'an 452 (1069). De leur temps la ville de Fèz reçut de grands embellissemens ; ses faubourgs furent entoures de murs, ses portes fortifiées, ses mosquées agrandies; le nombre des batimens particuliers s'accrut considérablement; la ville reçut de grands accroissemens, et on y jouit de toutes sortes de biens. L'abondance et la sûreté régnèrent sans interruption sous leur empire, jusqu'au temps où les Morabits parurent dans le Maghreb : alors l'empire des Maghrawis commençant à décliner et leur puissance à s'affaiblir, ils commencèrent aussi à exécuter toutes sortes de vexations envers leurs sujets, à prendre leurs biens, à répandre le sang et à violer l'honneur des femmes. Le pays cessa d'être fréquenté, la crainte se répandit par toutes les provinces, les denrées haussèrent de prix , l'abondance fit place à la disette, la sûreté aux alarmes, la justice à la tyrannie. La fin de leur domination fut un temps de violence , de tyrannie , d'hostilités contre les sujets même de l'empire , d'une extrême disette et de maux insupportables. Sous les règnes de Fatouh ben Dawnas,de son cousin Moansir , et de Témim, fils de Moansir , la disette et