CHAPITRE VETOG -SEPTIEME
sem Billah et £1 Wathek Billah, que bous aTons vu figurer en bornons noir au siège de Lébit, dans l'armée de Youssouf. Assiégé dans sa capitale, lorsque Youssouf eut résolu la réduction des émirs d'Andalousie, par une division de Tannée des Almoravides sons les ordres d'Abou Zakaria ben Housséin, Mohammed Moezz Ed-Dawlah était mort de douleur le 4 de rabi-el-akher 484 (26 mai 1091). Son fils Obéidallah avait tenu bon dans Almérie jusqu'à la venue du » caïd de Youssouf Mohammed ben Aischa; mais, craignant de tomber vivant aux mains des Lamtounes, il équipa secrètement un navire, sur lequel il s'embarqua de nuit, avec ses femmes, ses enfans, ses trésors, et la famille de son frère Bafy Ed-Dawlah,et abandonna ainsi sa capitale et ses états aux Almoravides, à la fin de schaban ou dans le courant de ramadhan 484 (septembre ou octobre 1091), cinq mois environ après la mort de son père. Suivant le conseil de celui-ci, il se retira dans les états d'El Mansour, de la dynastie des Bény Hammad, qui régnait à Boudgie. 11 en obtint le gouvernement de Ténès, où il se livra à la culture des lettres, et composa divers ouvrages. Son frère Bafy Ed-Dawlah, excellent poète, mourut en 539 (1 144-1 145) à Tlemcen, dont El Mansour l'avait nommé gouverneur. Ezz-Ed-Dawlah, le plus jeune des frères de Mohammed, se retira dans l'Espagne orientale. Ainsi finit la dynastie des Samadahides. Le lendemain de la fuite d' Obéidallah, les troupes almoravides entrèrent dans Almérie, et la prise de Montujar et des autres places qui composaient ce petit royaume suivit de près la conquête de la capitale. Par là, Youssouf se vit maître en un an et demi des états de cinq des rois arabes d'Espagne, à savoir des états d'Abdallah ben Balkyn ben Badys de Grenade, d'El Motamed ben Abèd de Séville, d'Abou el Owadh de Kabra, d'Ebn Abdélaziz de Murcie, et d'Abdallah ben Bckr de Jaen, Bayasa et Assikhira. Youssouf ne quitta point Ceuta tout le temps que dura l'expédition qui le rendit ainsi maitre
HISTOIRE D'ESPAGSE.
de l'Andalousie, et il l'employa à laisser à la TieiUe rivale de Gibraltar des marques utiles de son séjour; il y fit rebâtir la grande mosquée-djéma, dont il fit élever les tours jusqu'à ce qu'elles dominassent sur toute la Tille, et eussent vue sur la mer. 11 fit aussi construire la fontaine d'El-Bollout, avec un grand nombre de conduits, et le mur qu'on appelle 1* Almina-Basse.
Trois émirs conservaient seuls quelque indépendance aprt s l'envoi à Aghmat d'Ebn Abéd, savoir, l'émir de Valence, celui de Saragosse, et celui des Algarves ou de Badajoz. A cela il faut joindre quelques petits princes de l'Espagne orientale, feudataires de l'émir de Valence. Ebn Abdelaziz de Murcie s'était réfugié près de celui-ci, qui l'avait généreusement accueilli.il n'en fallait pas davantage à Youssouf, et ce lui fut un motif suffisant pour tourner ses vues de ce coté. L'année 484 (1092), il ordonna à son général Dawd ben Aïscba de marcher sur Dénia. Celui-ci se mit aussitôt en route, et prit cette ville, ainsi que Xativa (Schabba\ Ces deux villes obéissaient à Ebn Monkad. Ebn Monkad , Àboa Merwan Abd el Melek ben Houdzayl des Bény Razyn, et les émirs de Mourbiter et de Valence, s'étaient alliés avec les chrétiens commandés parle général Roudrik-el-Cambythour, avec le secours duquel ils espéraient pouvoir tenir tète aux Almoravides. Mais Ebn Alscha s'en rendit maître sans beaucoup de difficulté et sans grande effusion de sang, et poursuivit sa marche sur Valence1. Réunis sous les drapeaux de Rodrigue, qui avait pris part lui-même, à la tète de ses bandes, à cette campagne infructueuse, ils allèrent se renfermer dans Valence, où Yabya fut bientôt assiégé par Davtd. Après
i La Tille était défendue par son sabeb Yabya le dsonlnoonide , qui , suivant Ebo Abd el Dalioit avait parmi ses sujets an grand nombre de chrétiens qui lai payaient le karadje, et payait lui-même tribal aux princes chrétiens, ses alliés, on plutôt te» maître?,