‹ Histoire d'Espagne, 5Chapitre 54 sur 282 · CHAPITRE VINGT-Unliifl. li · texte numérisé non relu

CHAPITRE VINGT-Unliifl. li

appelé Albinos; an autre héritage, qui, après avoir appartenu aux sœurs de Domna Zanona, était passé à l'abbé Salvatus, qui le lui avait laissé; un autre, in sancto Joannis (aujourd'hui Santivaftez), qu'il avait acheté (per car (as emptionis seu placita judiciorum) de Bcllitus Gallegus et de Justus Navafrîgidus ; des vignes in Paratella, au même titre qu'il les y possédait, à l'exception d'une certaine vigne connue pour appartenir à un certain Hakem ou El Hakem (vineas in Paratella, secundum illas juri meo obtineo, exceptis illa vinea de Hacan). Il y ajouta d'antres villes et d'autres héritages qu'il possédait dans le pays de Bierzo, en Galice et dans les Asturies, et il finit en désignant plusieurs meubles de maison dans des termes qui méritent toute l'attention des amateurs d'antiquités*.

Au folio 400 des archives de Léon existe une autre donation du même évèque, en faveur du monastère de Saint-Cosme de l'église de Sainte-Marie, près du rocher de Pombiro, qui depuis longues années appartenait à son diocèse et dont ses prédécesseurs avaient joui. Cette donation fut faite du consentement du chapitre de Sainte-Marie (Cum omni congregatione régule nostre unanimes atque concordes ).

Dans un autre acte, de 1ère 1044, année 1006, révoque Froila donna la plus grande preuve de son zèle pour la discipline ecclésiastique. Un moine nommé Gundisalvus, suivant l'acte, fils de Zaben, vivait dans un ermitage sur un rocher appelé Maûuifo, sur les bords du Torio, dans la juridiction de

i Adîcio etiam leclo palio obtimo euro duos plumazos,et duos fatales, et gain-

bane obtima, et lapede i. PulbMo de mensa rouUs u cum binas fazalelias

de vasos de raensa v. corneas Cavatlello eneo pro cereo porta re ad men-

sa de Ecclesia signos m uuura appendente libres el alio libras

et alio libras et tertio libras Casulla Grecisca cum sua tunica, balteum ex

aoro pero cum lapidibus suis oralesci auro textiles, et illo udo cum perpendes de aoraios, et cum eeramis. Pallea desuper Calice de auro textile. Equas x cum sue amisso. Vaccas xx cum suo tauro. Joga boum xxx per omnes bas filial aranle». Otes ce in grege.

notre évôque. Ce malheureux, dit lévôque dans l'acte testamentaire, trompé par le démon, pécha avec une femme, fille de perdition, et s'enfuit dans une province. Gomme pour ce fait les lois canoniques donnaient au prélat le droit de disposer des biens et de la personne du délinquant à son arbitre, l'évêque confisqua tous les biens, terres, vignes et moulins de l'ermite, et les donna à l'abbesse Sinduara et à ses religieuses, qui vivaient dans le monastère de Saint-Jacques de Léon sous la règle de saint Benoit, Cette donation de Frotta, signée par lui, est du 13 janvier de 1ère 1044 (1006).

Le dernier acte de ce prélat est du 15 février de cette année 1006; ce fut la signature qu'il apposa au testament par lequel deux femmes, Totadona et Auria, donnèrent au monastère de Saint-Cosme , et à son abbé Fredenandus, tous les biens dont elles avaient hérité de leurs pères.

AFroïla succéda dans le siège de Léon, en 1007, Nunus La première signature authentique de Nunus, successeur immédiat de Froïla, se trouve dans un parchemin gothique à la date de l'ère 1045, année 1007, par lequel Cyprien et sa femme Marie vendent une possession par les murs de Léon, confrontant d'un côté au monastère de Saint- Julien, et de l'autre à une rue qui conduit à l'église cathédrale de Sainte- Marie. Cet acte est écrit — Âlfonse régnant, Garcia Gomez étant comte de Léon, et sous le pontificat de Nunus. Le 9 du môme mois de la môme année le juif Samuel vendit, conjointement avec sa femme Cété, un héritage près du rio Vcrnesga, dans le pays de Traballio (aujourd'hui Trobajo), aux nommés Félix et Viarigus, fondateurs du monastère de San-

■ Lobera, qui confond cet évéqae arec le saint de son nom, s'obstine s dire qu'il fut enterré dans l'église de San-Pedro de los Huerlos, parce que la cathédrale Santa-Maria avait été saccagée et profanée par les Maures. Mais comme on i'a vu, les documens des premières années do xrn* siècle font présumer que la eatbédrale existait. L'opinion de l'auteur que nous venons de citer manque donc d« fondement en ce point.

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