‹ Histoire d'Espagne, 5Chapitre 80 sur 282 · CHAPITRE VINGT-UNIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE VINGT-UNIÈME

et parfois Ferdinand , ponr se distinguer de son frère navarrais, le titre de roi de Bnrgos *.

Ainsi parvint à réunir la double couronne de Castille et de Léon le second fils de Sancho-ie-Grand de Navarre, sous qui la puissance chrétienne prit un large développement en Espagne, et dont le règne se trouva mêlé aux événemeus les plus importons, et prépara la puissance et les triomphes d'Âlfonse VI, le vainqueur de Tolède, le roi du Cid.

Il nous reste à dire un mot, pour compléter le tableau des états chrétiens de la Péninsule, du comté de Barcelone ou de Catalogne, dont nous avons vu le chef, Raymond, prendre part avec ses hommes d'armes aux affaires des Musulmans jusque dans l'Andalousie, et y perdre son frère Ermengaud, comte d'Urgel. L'année 1017 fnt célèbre, dans l'histoire de la Catalogne, par la mort de ce Raymond et par l'élévation de son fils Bérenger. L'existence du comté de Barcelone et son développement intérieur furent à part du reste de l'Espagne dans cette période. Bérenger, (ils et successeur de Raymond, tint les renés du comté dix-huit ans, de 1017 à 1035. Il fut marié à une Sancha, fille du comte Sancho de Castille, et sœur par conséquent d Urraca Ximena, femme de Bermude III de Léon, et de domna May or, reine de Navarre. Il laissa de ce mariage quatre fils, Raymond Bérenger, qui lui succéda dans le comté de Barcelone ; Wilhelm, qui hérita de celui de Manresa ; Sancho, qui se fit moine et fut prieur de Saint-Benoit de Bagès ; et Stéphanie, qui fut femme de son cousin Garsia, roi de Navarre. Telles étaient les alliances des princes chrétiens de la Péninsule dans la première moitié du onzième siècle. — "Bérenger était mineur à ce qu'il semble, à la mort de son père. Krmesende sa mère, qui après la mort du comte Raymond

' Voyez particulièrement Yepei , Coronica , t. j, etrril. 23, p. 53; t. rr, eftrll. $i, p. 444; t. y, eacrit. H, p. 430, et t. ti. eaerit. ?1, p. 403.

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