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W H1S1XHBK D ISSPAGNE.
Gordoue* A{^é par Âl)d-el-Melek| il vw«jlt pAr ce chemin au 8€caur&des Africains; assiégés. Mobamined assit son camp à une lieue de cçlui du roi de Gas.tille, sur le GuadiarOfà Test dé Gibraltar* Le projet des deux chefs musuU mauB était de livrer batulle aux cbrétieos et de les cop^ traiudre par uoe défaite à abàodoxiuer le siège de la plaoe. Alfouse , dit-on, voulait l'accepter, et décider la qu^elte prompt^ment; mais ses capitaines lui conseillèrent de faii^ creuser «ai fossé autour de son camp, de Tune à Tautre riv#» el d^ttendrje là Tennemi ^rce fossé coupait aux Mueulmaiis toute communicatioq par terre avec Gibraltar, et, par mer. Tamirai Joff ré Tenorio empêchait tout secours de lui être 4onué. L^armée combinée d'Abd-el-Melek et de l'éaûr de Greuade n'essaya ppint dé forcer les lignes des cbrétiens, et des deux parts on demeura ainsi sur la défensive pendant quelques jpurs. On sait qi|e le rocher de Gibraltar ne tient à h terre, du côté du nord, que par un isthme de sable {Varenal d^ la chronique) . C'est là, et dans Tenceinte même, selon toutoap- .parence,oii s'est élevé depuis le f^eux camp de Saint-^Bocb, que ]ef$ ebrétiens se tenaient, répandus sur toute retendue de ristbôie au-dedaus de cette ligne de circonvallatioa auraculeusement creusée en une^eule nuit d'un rivage fi lautre et occupant Je terrain jusqu'au pied du rocher et,à Fétroite chaussée qui mène à la Porte-de-Terre, par de*là les.ligno» anglaises actuelles. De nuit et de jour veillaient sur Varmée des obrétiens, et à la garde de ce retranchemeat improvisé, des geps à jpied et à cheval, et le roi ordonna à toute Tarmée d'y accourir les armes à la main, dès qu on entendrait sonner une. cloche qu'il avait fait disposer à cette effet ^.
* En aqiiel dis. aoonsejaronle todos q«e mttidaM fauer ima calfa en d inaial desde la ui» costanera de la-aiar tmU la otei ( Cbr. del Rey I). ilowo el Xf» c. 126).
* Y alU guardairan y velavan cada noche la huesle de los christianos gentes de cuvallo y de pie, y otro si mando el rey que todos los otroB que saliessen contra la eava luego que repicassen la caaipaDa quel rey maado tfttdrtf i (IMd., 1. 1.).
/ pejJ^cBi^uî, ^rn Je Jùayieu im% 1§ fetftjljip et la 4fv^jlpn ij^aieot'violéq^ixiént a^ pâmp d^s chrétien^, iacpabléf p^r }^^ grîfQfJ^s ishàteurs ^ la foi^ ^tpar I9 maladie, (^^^fs ^t ^ld.^t^ muf^raieaf^ et tlieqfn(U$li|ieçî 9 é/^4^^^ ^^^^ QR-^9 '^T^^ ^ sil^go «iflUl^. ïfémi ehjef^ ijyii^res le dein^çd^enf .au foi, ^ 09 q4e topt tfîdiqâe, ay/sp t,rQp clp ha^te^r, et, selon ifpj)i Q^ge.itfl g^€|i ?^ge.a .qqfêl/mçs mois après ^ tmfflut wmm^r reiwipiit p^v çejfl^ 4e« jieux g'ûi lijf 4épl^is^)l le plw, ^^^ yni^^^^Qu hi^usàp tj'a^pir a^o^Iu passer p ^>pnemi penidanl q{i|*iNi étaif j^ ceM^i^iCei? dj&ax'cbefa se i^içmajppt GopçaJ^ 4'Agii^I^r et Di (01^) Baucbez de Jaen ; il fit, é.tant à Cor* 4du^, pi^^cipijtei* celuirci 4a popt de'Gordoue da^ le GuaijJal^ qaivjlr < . JC'étçdt s^ ^t^^nii^i^ .de n^ériter le litrp <de Ju$};ici^r^ q^ pn % 4 sf libéralpoieDt doi^né. .GQnjsalp d'Aguilar, quf était e^ ce moment à Gordbue, coapable, comme Di Sadchez, 4ç ip'avorr pas jété^ jet, qpi p^ est, dé n'être paç de l'avis du roi s^r 4 Autres /patj^res,, craignant qu^iJl n,e Ifj^ji fit ^bir If fl^êii^ie fr^tement .^^Fi^c La même brièveté de procé,d9r,e, $*enfoit de JLa yille avec squ frère Fernand Gonçaléz. Jpus deux étaient p^esquç lenfaiosy e;t propr)^.étaire3 des châteaux d'Àguir îar, 4e Wonti)[J/ai, de ]^opturque et de Çaslf lancer, çur leip frootièr|3;s 4u royaume dç Grenade, /et ils allèrent se CQufédér/er avec D. Jji^an^lilafiuçl, toujours engard^e /siçpn en guerre contre Je jrpi ?.
f^ retraUp du ,çajp[\p dp (Ji^raj^ta^r étsiit dope dev^jaue inévjitable^ ,m^ rpa i^e ^^ygff» cQm^ment ça sortU* fiyeç hc^neur^ jiprsq^e ,w i;appr94^fP,çojt jçntjrç les c];irétieDs ejt leç^nus.ul^ ^i^a^s se fit jto#t ^ fiçiffi 4^ la manière jlja n^ojins.prévjijie. Après quelq^je^tPP^rpfir^ers nés ^'un j\qpident cbevajl^er<ç^que 0^^<1,^ porté .p9^f fm fieigiieur misml^an ,à ^lfo]|;ise Fejrna^dez Gor ronel), et ^ur4e dési^ exprimé par,réaiir de Grenade Moham-
^ Y estando el rey sobre eslo en Gordova, mandolo matar, y 4e^liaroiilo de |a iCDte de Cordova en ^ jrio de JGuailalquivir (Ghr. del Aey D. Uooso el %l,,c, 131).
100 HISTQIfifi D*ESPAGirE.
med,de8 conférences s'ouvrirent ^etvcn peu de jours un ac-, commodément fut conclu, dont le résultat fût la signataçe d'une trêve de quatre ans entré le roi de Çastîllé d'ujo'e part, et le i^oi de Grenade et Abd-el-Melek (qui prit*\lans l' jeté le titre de roi d'Algésiras et de Bonda),^de rautrê.De très petits avantages j furent stipulés en faveur du roi de Gastille, au premier rang desquels on fait figurer un léger scvbsidt qqe le roi de Grenade consentit à lui payer pour garder librement la possession de quelques châteaux récemment conquis, par ses armes, subside auquel il plait aux historiens castil* j lans de donner le nom pompeux de tribut. « Ge traité fil tort à la réputation du roi, dit Mafiana; mais il crut que les conseils les plus prudens, eu égard à la situation des affaires, ( étaient les plus honorables , » et les ratifications furent ^ échangées.
Après la, conclusion du traité, les pis de Gastille et de [ érenade se virent, mangèrent à la même table, se donnèrent , des marques d'une bienveillance réciproque, et se firent de grands présens à l'enVi. Le roi de Grenade donna au roi de ^ Gastille ses plus nôblqs joyaux, spécialement une épée dont ^ le fourreau était garni de lames d'or enrichies de pierres ^ précieuses d'espèces différentes , symétriquement disposées ^ (émerâudes, rubis, saphirs, topazes); il lui donna un casque, , dont le rebord inférieur était d'or rehaussé de rubis : il y | eh avait deux, placés sur le devant de la tête, gros, dit naïve- j tuent la chronique, comme des châtaignes {tamahos como , castanas). Il lui donna aussi plusieurs pièces d'étoffe d'or et ^ de soie de. la fabrique dé Grenade ( muchos panos de aro y seda ^ de tos que labravan en Granadà). Ges fréquentes mentions de | de' la soie prouvent à quel point elle était dès-lors eu usage ^ parmi les Arabes espagnols. Dans d'autres pays, rien n'était , plus rare à cette époque.
On parle moin&des présens du roi de Gastille, ce qui donne à penser qu'il avait moins aussi de ces objets d'un luxe raffiné.