‹ Histoire d'EspagneChapitre 2 sur 108 · SflSSI^ D*iq$TomE · texte numérisé non relu

SflSSI^ D*iq$TomE

tons les hommes qui ycfqdrâieiit aller sur de3i>êt^> d'aller snr <dçs çbevaux oq sa^•^eslroussinsy^et.qai qne ce fût qni îriait sià* de^ mules ou ki]i»^es;*mulets, qu'on les lui priif et qu'il ipaji^AHy]j^roi^centlSlaraveaisd'iiypende. L'ordonnance rendue, il l'envoya âfgiû5;t,toua Içs lieux de ^ sei^èurie, et fit Qnjolndtet tous del'bbscft've^ eiilsihftbsiijtèFent, et 4eux années 's'écolllèrent pendant. Jç^qUe^es aucun homme n'osa ;pionter jii mute pi mulet '.^,. -.^ ».;. ' . .••••''

. Quant au titre â^ilmok^ii^, pu iqlkre de la chronique qne^^ plaintes;im^j|eu:vagiîes^ à ce ^'il semblpi^ayjuitiiâké . faites ai^iToi centre Joseph (jijifd'Ecija), son ifd^ndant des *^ances, ilJÉgifota sa chaf!^^' et ordonna que Tadmiçistratëur des finances royales ^fendrait à l'avenir. le iitre de trésorier. Nous \enons dé dire que jusqu'à ce moment celai quf: avait exei^é cet'iemploi en Gastille- s^talt appel^ Mmo^ amrî/fe/ titre arftbe qu'^lfonse supprima, si, ronrçn croit Mariana, en haine des Musulmans^. .. ^, t,"* ' «

Un même acte pur de sa volonté M'$t,.ré(â})lir)a dignité lie comte en^faveur dp son favori ^Ivar.^KiMAe:; Qsdpo. luette di|;Bité, con^è- o^ue l'avons dit, .était tombée ^.dç9suét|ide depuis saint Fç^inan^^ à ce ^oint que, Suivant la'chroni^ê;, quand Âlfonse; voulut fair€^^^te« Al var Nunez^ il ignorait quelles étaient Ifis cérémopies requises*.à ^ égard. '^,Lç toi

1 Estamhrvl rey a TfûxUlo hizb ordenamiealQ que lodos los fiombres de su seRô^' rioque quisieflsen andàr^'en bestiâs, que anduyiesseii en cavallds o en rozines :'y qu^iquiera que anduviesse eu mula o en mulo» 4ue là perdiesse, y que péchasse al rey una ccnitia de maravedis en pena, y el ordenamiento^hecho, embio sus'^eartas^t^r su senorio, en ^ue embio a mandara todos que lo guarda^n, y gu^daronlo assj/ y duro dos anos que ninguno hombre no osava andar en mula ni en mulo ( Chr. del rey D. Alonso, etc., c. 116).

2 Marlana, 1. xv, adann. 1329 (par erreur).^ La chrotifque dit : Le havlan dado muchas querellas en las certes de don Yuzaf judio d'Bcija su d'Alm'ojarife, mando que tomassen cuenta a este judio, y porque le alcançaron en las cuentas por grandes quantias de marafvedis , por esto el rey mandole qoltar tel ofBeio del AlmoxarUazgo : y de aUi tddante que recaudassen sus rentas Ghristtanos, mas que se Uamassen thesoreros y no AlmoxarlfesObld., c. 85).

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avait, dit-elle <, deux cheyalieêsd^ son conâétLpriyé, auxquels il se fiait beauc^p?ran »ppeIé^2^rcftas^o et lUutre Alvàr JVaoèz; il avait un abtre favori jàif qui était sçin almoxarife, et qu'on appelàH ^n ¥uçaf d'fcija. Gependafnt le roi se fiait plus à Alvar Nq0é%^ qu'aux autres^ et, voyant le mal et le dommage que lui faisjsjtdbn Juan, fils de Tinfant don Manuel, et aussi ceux que lui faûsait âon Juaïi, <flls de Vinfant d6a Juaû, il avait donnera ces chevaliers une grande partie des rented* c^e son royaume^ conitme au^si *tous lés^'tshâteaux de sa dépendance, pour qu'il» lès tinssent de lui, et que, lorsqu'ils seraient 'envoyés de cës*lieux à son service, avec ceux vinssent des gens en tel* nombre Ique le pouYoii* du roi fftt toujours pln^ grand que celui de "Ws adversaires. Et ce .Garcitasso et Alvar Nouez répartirent l'argent qu ils tenaient éu roi,. et les* kf gesses qu'on leur avait faites, aux chevaliers et aux écuyers hidalgos (hijôs ialgo) qui les gardaient, et aux autres chevaliers et hommes des villes et des cités; et par là, comme aussi par la grande confiance que le roi avait en eux, ils possédaient de grands biens et avaient beaucoup de défenseurs à letfir service. Quelles que fussent ses richesses et ses honneurs, cet Alvar Nuûez ne se tint pas cependant pour satisfait, et, jouissant de Tentière confiance du roi, il le requit de lui donner un état teFque l'avaient les riches-hommes du royaume, ou qu'ils Tavàient eu autrefois, afin qu'il eût, lui aussi, sa bannière, avec laquelle il pourrait hautement se présenter en quelque partie que ce fût du royaume pour l'y défendre contre les Maures ou contre don Juan. Et le roi pour cela, comme aussi parce qu'il voyait la guerre commencée contré les Maures et les maux et les dommages que lui faisaient don Joan fils de l'infant don Manuel et antres du royaume, accéda au désir d' Alvar Nufiez, et le fit comte de Trasta-

^ lA chroni^e plaee ce fait aussilôt après l'épandpatton d'iOfotifc par UA cortès de \aUadoUd en I32&. Alfonse avait ^ré à peine un peu plutde ttt ans.'

OMre, de LenifQf^ïi de Sarria/el loi doua la arigimirie de Biber^ei Aç Cabrera. Âlvîtr Nouez portait aup^avanl dans aea armes des loaps de gneale sur diamjS d'cir,''et il loi donna d'antres ardies, portant des chèvres wât^ wr champ d'argent, et autour deTécn et du pennon dIS ârovos, qni étaient les aitees de liSôgMurie deCabreh^eide Bibera. L^jroi lui donna le privilège de ftut cda^ef il prit ^possession 9e tontes ces terres, «(toé^ en Caliee. AWar Nanez«*inlilula depuis dans tons ses actes '-cÀnte dfe Trastaidkre, «de Leaos et de flirria, sei.gne«r de Cabrera et de Bibera, «amarar^-mayol^dn roi, adelantadù-mayor de la froatièro, et^EwrligrueroHOMyor ^ns les terres de Santiago. Et parce qtf il y avait longtemps que dans les rojaumes^ile Gastille el^de-Lé^n il n*j avait eu de emnte, il j avait dodte sur la ornière dont on louait , mtts riûstoire raconte qu'on le fit le eetto mmîère^le'mi s'assit sur une estrade^ et oh apporta devant l(ti une eoupn pleine de vin avec tnHs morceaux Ae'^pain, trois soupes (Ires sopos)^ et il dit à Alvar : « Prenez, comte (/omod, conde)> » et le comte dit an roi :« Prenez, roi (tomod, rey). » Gela fut dit par tous les deux trois fois, et ils mangèrent ensemble les"* trois soupes. Aussitôt, ceux qui étaient la présens dirent à hante voix: « E$ad el conde /, evad el œnd^lj » et depuis lors il put arborer dans ses armes la bannière et la ehaudière^ et tenir maison et suite de comte, et tous ceux qui auparavant le gardaient comme parent oa ami furent dès ce moment ses vassaux et ses bommesi. »

Ainsi , à peine émancipé, Alfonse s*énivre de toutes les fumées de la puissance et réglemente tout à sa guise : il a des favoris (des apostofuidos), Garcilasào de laVega, Alvar Nuûez Osorio, le juif Yuzaf d'Ëcija; il crée des oomtea et fait couper des tètes >.

^ Cbronica del rey Alonso el onceno, c. 54. ^ * Usa tout U chapitre :-^ Oe wm.tH n^ bûo«Qrlar l«cataci^a.4ûB Juan PoiiieyolrQ8^CAGar<laba»eU«(lbUL»c. 64].

LtmamH^ pmtfip^ immédiatement sabaéqueiit ck ce mé^ Alvar NuûeZf-^e qcmi^ ^eiioii» devoir si cboyéparle roU peint Alfouse AHiMni'^eDocdre^ La faveur rapidie ^n'aycât obtenue Alfnr loi a^il 'SttVité de^énnemis; des villeg (.Valiadolid, ^mora et ïpm^àtr^utresy s'étaient soulevées et ^otidncées contr^ loi ; plusieurs seigneurs, paraii lesquels on^'^flàmûie le pfiwr de Gifidad^Rodrigo, ramiral Âlfon^ ftodefrqj Tenorio (Alpnso /ig(rè)ret Juan Hartînez de LejK avalent prié et pvessé le roi A éloigner le comte, dont Us soilhaitaient il mort et espéraien^^ dépouilles, Alfonsi^ levait banni 4e sacOt^et iui avilit rëclanélea char teaux fn'il lai avait ^oaguère donnée. Katureliement, Alvar KujSie» tenait à 'les garder, et il ne se pressa pas de les rendre, IqgSt lai conservant les apparence de la sououssiQn. U s'était attiré, au chàteaii de Belber, ou iTse tenait sur la défensive,*sans faire cependantgAUCua acU patent de révolte* Suriës plaintes ^n roi, un certain Ramir Flores, fils, dit la cbroniquc, de P. Juan Martinez de Guzman, s offrit à aller trouve? le coimte à Belver, coopme mécontent du rci,, à y cbcisir son mcwent, et à ly tuer ; ce qui plut infiniment an roi, qui lui en donna piermission. Ramir VUm» se rendit à Belvcr, et on devine le reste. La chronique se contente de dire sans détails que Ramir Flores fit ce qu'il avait promia, et qu après qu' Alvar eut été tué, le roi vint àïordebumos, un des châteaux où étaient les principaux trésors du comte, dont il s empara; il y fit apporter le corps de l'assassiné, le condamna comme coupable de trahison, et 1 y fit brûler, statuant d'ailleurs que tous ses biena seraient réunis au domaine royal. Le jugement rendu ( la chronique appelle cela un jugement), le roi partit de Tordehnmos, et se rendit à Yalladolid, où il fit apporter tous les trésors d* Alvar, tu argent et en or- 11 recouvra tous le&lifiux du cnmte, et donna à ee Ramir Flores, ponr prix de sa belle action, ia

32 HISippIRB D*ESPAGHE.

ville'Bt le château de Bel^^r^^t la l^retde*£il})réroi i titire héréditaire {por juro de er^dady . * ' - \^

Il faot lire, dans, son étrange i^i'iSNlté, le chapitre de la chronique où il est r^u eoàlpte de ^ fait^. ^

Mais il^ a quelque éhose^dè f^ encore: c*esbla iiiauièR ' dont Ferreras raconte la chose: «Jbes raisons eC d'autres, di1>^^ il(j*eq^runte la t^adnqfion de d'HA'milly)^ miri^Ue moÈar*' que dans une gMindT perplexité (les raisons apportées^ ar les seigneurs ennemis d'Alvar NuAez). IÇour pifëvenSr' cependant de plus:|^ànds trouilles ea^Castille, le roi se détermina à congédier le conàe dott 'ii^ar, qui pe tarda pa^ î liipceYoir Tordre de se retirer, té^comte don^iirHil*, mëcontentda roi,

et extrêmement irrité contre ses envieiix. se retira auiâiâteaa

' • * ^ de Velber. Résolu de contraindre son soaFerâm.par sa résis-

tahce à lui rendre sa faveur, il mit j^ne bonne ganiison dans

cette place, et en fit de même à l'égard des autres châteaux

et forteresses qu'il tenait pour le roi. Il Qbercha'âuss> à se

liguer avec don Juan Emmanuel ; mais celui-'ti, qui l'ateit

regardé comme son plus gfand ennemi, lui répondit avec

froideur, proposant quelques conditions difficiles à remplir.

Le roi cependant envoya sommer le comte don Alvar de lui

rendre ses châteaux et forteresses. SUr le refus que le comte

fit d*obéir, le roi comprit qu'il ne pouvait se dispenser

d'employer contre lui la voie des armes. Don Juan Bamirez

de Guztnan, (nom donné à faux), informé de son audace,

offrit au roi de le tirer de cet embarras en otant la vie au

comte don Alvar ; et le roi accepta la proposition, et promit

même une récompense.

^ Je serais lapidé, dit le ministre Amelot ( Mémoires» t. ii, p. 235 ) si je i une centaine de familles florissantes qui doivent toute leur grandeur à la trahison de la cause publique.

2 De oomo Ramlr Flores flngio yr desijbenido del rey, y assi salio de la corle y fuesse al conde Alvar Nuîiez, y le recibio muy bien, y estando en su casa busoo maneras como matasse al conde Alvar Nunez, y en Un le mato'.

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