‹ Histoire d'EspagneChapitre 53 sur 108 · CHAPITRE TREIZIKME · texte numérisé non relu

CHAPITRE TREIZIKME

dona Maria, fille de l'infant D. Pedro. Tous deux viorent à Gastro-Xériz où le roi réauissâit en ce moment de grandes forces, et il y maria le plus jeune de ses deux cousins avec dona Isabelle, seconde fille de D. Juan Nunez de Lara, par la raison, dit Ayala, qu'il savait D. Tello, son . frère, en communauté de parti avec le comte et le grand* maître, Henri et Frédéric, et par conséquent du parti d'Albuquerque, et voulait lui ôter la Biscaye, que D. Tello tenait du chef de sa femme Juana, sœur aînée d' Isabelle de Lara, pour la donner à D. Juan d'Aragon. C'était sa volonté, et le mariage se fit à cette intention. Nouvelle preuve de la solidité des principes du temps en matière âe droit héréditaire et de propriété. Il partit là- dessus pour Toro, laissant à Gastro-Xériz Marie de Padilla dans un état de grossesse si avancé qu'elle y accoucha peu après, au mois de juillet, d'une fille, laquelle reçut le nom de Constance, et fut mariée depuis au duc de Lancastre, dont elle eut la relue dona Gatalina, qui est maintenant, dit Ayala, femme du roi D. Henri (Henri de Gastille) ^

Ainsi se jouait des sentimens et des sermens les plus sacrés ce misérable roi de vingt ans, aussi puéril qu'atroce tyran, esclave et jouet de ses passions, que la loi de l'hérédité ou de la légitimité monarchique, comme on voudra, c'est tout un, avait mis à la tète d'une grande nation par sa seule force virtuelle, et qu'un autre mal non moins grand, l'usurpation, pouvait seule ôter du pouvoir.

Dira-t-on que l'esprit ou même la simple connaissance du christianisme était dans ces hommes, malgré le chevaleresque manteau dont ils se couvraient, aussi sordidement voués au culte des intérêts matériels, avides et rapaces que les mar-

^ E este ano (1354), en el mes de julio, ovo nuevas el Rey que le nasciera una llija de dona Maria de Padilla en la villa de Castro Xeriz, que le dixeron dona ONBstanza, la quai casd despues con el Duque de Alencastre, é oWeron flja â la Reyna doôa Catalina, que es agora muger del Rey Don Enrique.

vni. 22

3S8 BltTOiaE D'aSPAdOE.

obbnds et les )uih qu'ils mépriBaient? Bois, odintes, richeshommes ou grands d'Espagne, Toilà de qui vous de^ndez. Moins voas ressemblerez à yos illustres ancêtres, mieux toos YAudrez; et Ton est en droit, quand on connaît bien Thistoire de vos aïeux, de croire pour TEspagne à un aYeair d'autant mdlleur qu'il sera moins l'image du passé.

Quant à nous, nous disons les choses comme elles se sont produites: ce que furent les hommes, comment ils vivaient, comment ils agirent à chaque époque ; comment on acqaé' rait ; à quel degré on respectait le bien d'auirni ou le droit naturel et les droits imprescriptibles de Thomme; ce qu'on entendait par propriété, et quel rôle jonaient au milieu de tout cela la religion et la morale '.

Qui niera la loi du progrèe cependant? Même dans nos temps mauvais, qui dira que nous valions moins que ces hommes des siècles chevaleresques que nous avons à pein-^ dre? Le inonde, quoi qu'on en dise, s'améliore et croit en moralité en même temps qu'en lumières. L'époque barbare du moyen-âge valait mieux elle-même que l'époque des empereurs de la décrépitude romaine.

« J'ai roulu m'accabler moi-même de confusion, écrivait Paul Orose à saint Augustin au v"** siècle, pour avoir cru quelquefois les temps actuels démesurément pénibles et désordonnés; car j'ai trouvé que les jours passés n'étaient pas seulement aussi lourds que ceux-ci, mais bien plus atrocement misérables, d'autant qu'ils étaient plus éloignés des consolations de la vraie foi ; et , par cette recherche, il a été dair pour moi que la mort avide de sang a régné tant qn'a été ignorée la religion qui proscrit le sang. Aux premières lueurs de cette religion , la mort a été plongée dans la stapeur : elle cessera d'exister quand la religion régnera seule. «

^ C'MtUi, après tout, le propre de Thistoire : tJnde himaiiitas, doclHna, relisfo; fruges, leges ortse, atquein onaes terras distrilnitae. €ic., pro L. flttco, fO.

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Effirayons-nous salntairement de ces spectacles de ruse, de perfidie et de mort, qni sont le fond même de l'histoire qoi nous occupe; disons-nous du moins à nous-mêmes, et répétons-nous souvent, pour nous encourager à la pénible tâche qui nous oblige à retracer tous ces monstrueux aspects de la nature humaine dans ces âges intermédiaires plus particulièrement dénués de sens moral, répétons-nous souvent ces fortes et consolantes paroles du chrétien '.

Yoilà donc le roi Pierre, à moins de vingt ans, on ne sau- Tdit trop insister sur ce point, à un âge où la loi française ne •reconnaît pas encore aux simples citoyens le droit de disposer librement de leurs personnes, marié à deux femmes à la fois, in fade Ecclesiœj publiquement et selon toutes les lois civiles et religieuses du temps, et marié secrètement, à ce qu'il prétendit depuis, à Marie de Padilla, dont il avait déjà deux filles, Béatrix et Constance; c'est-i-dire plus que bigame. Ce roi, qui se disait chrétien, ne pouvait afficher un tel scandale sans que le chef du monde chrétien s*en émût, avec d*aatant plus de raison que Pierre, au commencement de l'année, avait indignement trompé le pontife. Détaché de Marie de Padilla par sa nouvelle passion , il avait écrit en effet à Innocent YI qu'il était prêt à se séparer de sa maîtresse et à revenir à sa femme légitime, et il avait poussé l'hypocrisie jusqu'à demander au pape l'autorisation de fonder un monastère sous l'invocation de sainte Glaire, oik Marie de Padilla pût se consacrer tout entière à Dieu. Le pape lui avait accordé cette permission avec joie, par un bref daté d'Avignon, le 6 avril, au moment même où, au mépris de toute loi et de toute morale, Pierre consommait à Cuellar son étrange marfage avec Juana de Castro. Le pape applaudissait dans ce bref aux sages déterminations du roi, l'exhortait à suivre désormais les inspirations de sa conscience, et louait,

t pauli Oro^ Hispani Histor. 1. 1, ad Ânrettum Augustinum, in prindp.

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par une mention spéciale, la méritoire soumission de Marie de Padilla aux lois de l'Église et da monde '.'

L*indigaation du pape fut au comble lorsqu'il apprit, peu de jours après, le 28 avril, qu'il avait été joué par cet enfanl si précocement pervers; il fut d'autant plus surpris et irrité qu'il avait plus espéré de la retraite de Marie de Padilla, et il donna aussitôt commission à Bertrand, évêque de Sienne, son internonce, de citer devant le Saint* Siège les évèques Jean, de Salamanque, et Sancho, d'Avila, qui avaient déclaré le roi libre de mariage, et d'obliger le roi, par ses censures, à vivre avec dona Blanca, en pro-. cédant suivant le droit contre lui et contre les grands qui flattaient son bon plaisir à cet égard ^.

Le pape, dans le nouveau bref qu'il chargea Bertrand de Sienne de remettre à Pierre, laissa éclater toute son indignation : « Yoilà que déjà Tunivers retentit du bruit de tes crimes, lui écrit-il ^. Yoilà que déjà sonne aux oreilles de tons la renommée répandue de tes péchés, par lesquels ton salât est compromis, l'éclat de ton nom obscurci, ta gloire voilée, ta dignité abaissée, ton honneur flétri, et ta renonunée

^ Voici le commencemeiit de la lettre du pape: — Innocentius y etc., Petro Régi CatteUœ et Legionis iUustri, Age, Ûl\, et sicut ipsîus mulieris (nimiruiii Marise Padiliae) favisti desiderlo, precibus sic ad hujiismodi operis, quod est Dei, cujus perfecta sunt opéra, perfectionis operam solerter impende, ut omnis in te aboleatur infiamia, et omne fiât a te periculum alienum, etc. — Dat. Ayin. ym, 14. Aprilis, anno ii (scilicet 1354).

2 Ob contempla hœc pontificis monlta, dit l'auteur des Annales Ecclésiastiques, anno 1354, num. 21, Petrum misère periisse visuri sumus : intérim ille ntlorum volutabra commutans, in conjugii speciem Castriam sibi junxit : paucisque apud eam diebus moratus, expleta libidine, ad Mariam Padiliam reversus est. Quibus auditis Pontifex Bertrando episcopo Senecensi pontificio internuntio dédit imperia, ut Sanctio Abulensi et Joanni Salamalicensi episcopis, qui Pétri cum Blanca œatrimonium dissolvere erant ausi, diem diceret, eosque causam suam acturos ad sedem apostolicam se conferre juberet : Petrum ad Blancam revocandam censuris compeileret ; actum in eum, tum in proceres, qui regiis cupiditatibus lenocinarentur,1egibus et jure judiciario ageret : subjectasque gravissimas literas régi porrigere jussit.

3 Ecce jam quasi orbis scelerum tuorum rumoribus perstrepit, etc.

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royale naissante, souillée à ses commencemens, déchirée par les lèvres de la multitude.

» Et c*est au moment où l'on pensait que toi, qui avais été comme perdu jusque-là dans les illicites caresses et les embrassemens insidieux de cette concubine admise ouvertement près de toi, pour laquelle tu as dédaigné le lit pudique * de notre très chère fille en Christ, Blanche, reine de Gastille et de Léon, ta femme d'illustre naissance, et t'es jeté dans le champ d'une volupté presque publique; c'est lorsqu'on pensait que, revenant à la vie animé d'un juste esprit de componction, et fortifiant ton âme dans la vertu de cette même reine qui t'a été unie d'un lien indissoluble par le sacrement du mariage, tu allais éloigner entièrement de toi, détacher et rejeter de tes flancs cette même concubine comme un serpent venimeux rongeant ton corps et ton âoie, et allais rappeler à la place qui lui appartient dans le lit royal, pour la traiter désormais avec les honneurs et la décence convenables, cette jeune reine ornée de tous les dons de l'esprit et du corps, et, comme par l'éclat du nom et du sang, remarquable par l'éclat des vertus; c'est à ce moment qu'on te voit tout-à-coup, comme si tu avais exilé de toi la raison, non-èeulement ne pas renvoyer, mais retenir la concubine; non-seulement ne pas rappeler, mais éloigner plus honteusement la reine, couverte de plus de mépris et de confusion, et, pécheur endurci, prendre de plus cette autre adultère avec laquelle tu as osé contracter de fait un mariage, ou plutôt une association grossière, en vertu de je ne sais quelles confessions vaines arrachées à la reine par la force et la crainte^ qui ne font pas fléchir seulement la faiblesse de la femme, mais la constance même de l'homme, çt dont tu as fait comme le manteau du crime et le voile de l'iniquité; puis, comme si ce n'était pas assez, te faire un jouet de cette nouvelle victilae que tu as irritée elle-même au-delà de tout ce qui est permis par tes actes subséquens, démentant aussitôt les feintes assu-

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rances ; injure grave à ton Créateur, et qui met le comble a tes désordres, à la honte de tous ceux que la splendeur de la dignité royale décore. Insensé! qui ne veux pas te souvenir que si grandes sont la force et la vertu du sacrement du mariage institué par le Seigneur, que personne n*a assez * d'autorité pour en rompre ou pour en détier les noduds.

» 0 scélérat, ô injuste I Prince établi de Dieu pour corriger les déportemena des autres, tu les fais dévier par l'exemple de tes perfidies, et le glaive, qu'il t'a été accordé de porter pour le châtiment des malfaiteurs et pour le plus grand avantage des bons, tu le lèves pour la terreur d'une faible et innocente femme. 0 scélérat, ô injuste! Boi, tu entraines hors du bon chemin et des voies droites de la justice les peuples que tu as reçu la mission de diriger; tu corromps par ta duplicité non-seulement les hommes qu'il t'a été donné de régir, mais encore tu verses le poison de ton corps en eeloi de chacun d'eux. C'est pourquoi je t'en adjure, s'il en est temps encore : Reviens, reviens du pays de la dissimulation ; détache- toi des liens du péché, et, sortant du joug de la puissance égyptienne, entre dans la terre de la liberté et du saint. Couvre ta tête déis cendres de la pénitence; rejette l'huile encrassante des pécheresses. Efface les ordures de ta conscience avec les larmes du repentir, et, lavant des eaux salutaires de la contrition les taches de ton âme, reprends la crainte de Dieu, car heureux est Thomme qui craint Dieu, et sa postérité sera puissante sur la terre; de peur que (ce qu*à Dieu ne plaise ! ) tu ne t'endormes comme plongé dans le péché, et ^e Dieu jaloux, excitant ta propre passion contre toi-même pour sa vengeance, ne t'enlève comme une ombre et ne perde ta mémoire sur la terre.

» Espérant encore que les choses que je viens de te dire, tu les l^cevras d'un cœur soumis, et comme émanées de notre charité paternelle, roi, de telle sorte que, pénétrant doucement dans ton cœur filial, elles y portent les

GHAPITBE TREIZIÈME. 343

fruits qne nous en attendons par nn effet de la grftee diTine, noQs avertissons ta grandeur, nous la requérons et Texhor^ tons dans le Seigneur, nous la prions avec effort, nous adres* sant plus expressément à toi au nom de ton honneur et de tOQ saint, nous t'adjurons de rejeter et de repousser de toi entiè-* rement la première et la seconde de ces adultères (Marie de Padilla et Jnana de Castro) et de reprendre ladite reine, à laquelle tant d'outrages ont été prodigués, qui a été saturée de tant d'opprobres, et vers laquelle, s'il te reste encore quelque chose d'humain, tu dois être ramené par la opmpassion seule; nous t'adjurons, non de la reprendre seule^ ment, mais de la traiter. comme il convient à une si grande princesse unie par le mariage à nn si grand prince, et d'ex-» dter pour elle ton ardeur si tiède jusqu'ici ; de telle aorte quelle et toi, joints à l'envi autant par le mariage que par Famoar, tous demenries unis en Dieu, et qne Dieu même vivant avec vous,* vous accorde une longue et heureuse vie et one postérité par laquelle le faite royal, eiempt entière^* ment des périls d'une succession étrangère, soit stable et ferme à jamais, par la faveur d'en haut '.

» Enfin, à nos prières et à nos exhortations (afin qne tu prêtes une foi entière à ce que de notre part te rapportera notre vénérable frère Bertrand, évéque de Sienne, nonce dq

^ Sperante» igltur ^od ea, quae praemisimus, m bénigne recipies, sicque in QIUU tua mente dulscescent emanantia, rex, paternse dulcedine cbaritatis, quod auçtore Deo fructus afTerent expectatos ; magnitudinem tuam monemus, requirimus, et hortaniur in Domino, illam attente rogantes, tibique tuse salutis et honoris intuitu eK^resiitn iiûongcntes, qualepus prlorem et seoundan aMteros ip^s oqiniOQ abjidas et repellas , dietamque Reginam, ad quan UA, ei^plectam eontumeUia » tolfiie opprobriis sakuratam eiiam humanitatis gratia pia dfbes compassion^ moveri| a4 1^ Nrenus admittas, bonorificentia, qiue tantae priaçipiss» tantoque principi matfi*' môok» eopttiatœ conireniat, prosequaris ; et bucusque tepescentem ad eam exçilw zebim tuun : sû^que tu et ips« invieem juncti sieul mabnmonio, «ifi eti^qi çb^ritatei maD«atii io Deo, et in yoIé} etiam Deiis manena, mmM vçbil tpnga^v^a «q m^ vite apatia, et proitm, pcr quam outanai reciuv> lr«i|s)aUo(i^ ad riltierq» ^\9i^ Qm-> nino perlculis, stabile maneat, largiatur. , . .

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Saint-Siéige apostolique, porteur des présentes, lequel, pour ces choses et pour plusieurs autres, nous destinons à te visiter en notre nom), nous ajoutons ce dernier avis : Que tu ne négliges pas le prompt accomplissement de tes promesses, et réjouisses par là TÉglise romaine ta mère, affligée de tous ces désordres par un effet même de son affection maternelle, si tu ne veux que nous songions à y appliquer salutairement nous-même les remèdes qu'après mûr examen nous jugerons les plus convenables pour que la volonté de rhooime ne prévaille pas sur celle de Dieu ; car il ne se peut pas que nous voulions attendre qu'il soit demandé à nos mains an compte sévère de ta vie, non plus que de celle des autres qui par ta faute ont clé entraînés avec toi dans le crime.

»Fait à Avignon, le 28 avril de la deuxième année de notre pontificat (1354) ^ »

Rendu à Toro, où nous avons vu qu'il était venu trouver sa mère après avoir trompé Juana de Castro, Pierre j apprit que les confédérés d'Albuquerque s'étaient réunis à Giudad- Bodrigo, ville de TEstramadure, pour agir de concert contre lui. Là, lés confédérés, s'étaient distribué les rôles. Le bat avoué de leurs démarches était, du reste, légitime : ils voulaient forcer le roi à reprendre Blanche de Bourbon et à ne plus gouverner le royaume au gré de ses caprices. Quels que fussent leur but secret et leurs projets ultérieurs, et les accusât-on d'ambition effrénée, leur but, leurs projets, leur ambition étaient fondés sur d'aussi bons titres après tout,

^ Dat. Âvin. ly kal. maii anno n (vide Raynald. Ann. Eccl., anno 1354| nam. 21). Telle était la sollicitude du pape eu cette affaire. Que deyient après oda la ridicule et ignorante assertion de ceux qui, pour justifier Pierre, ont intrépidenieiit allégué que sa conduite envers Blanche de Bourlion n'ayait été l'objet d*aocune réclamation de la part du pape et du roi de France ? De celui-ci, nous ne connaissons aucun document officiel relatif à la princesse française ; quant au pape, te Annales Ecclésiastiques de Raynaldus sont pleines d'éloquentes protestations contre la conduite du roi Pierre à son égard, et il le reprend vivement en cela et en plosieiiR antres points encore, comme nous le verrons.

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