‹ Histoire d'EspagneChapitre 88 sur 108 · CHAPITRE TREIZIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE TREIZIÈME

étaient patrons le maître de Galatrara D. Diego Garcia de PadiUa, qae le roi avait laissé, en partant d*Almazan, commandant de frontière à Seron, et qu'il avait envoyé chercher exprès ; Micer Gil Bocanegra, amiral de Castille < ; Pero Lopez de Ayala, qui était comme je lai dit, capitaine de la flotte; Ferrand Alvarez de Tolède ; Garci Jafré Tenorio, fils de Tamirai D. Alfonse Jafré, l'un des six personnages à qui Pierre avait fait sans plus de façon couper la tête un an auparavant; Ferrand Sanchez de Tovar et Juan Ferrandez de Tovar son frère ; Pero Ferrandez de Velasco ; Dia Gutierrez de Zavallos ; Jaan Bodriguez de Yillegas, surnommé le Chauve; Juan Gonzalez Orejon; Gomez Perez de Porres; Pero Gomez de Porres le Jeune (el Mozo) ; Arias Gonzalez de Yaldès, seigneur de Yelena ; Martin Lopez de Cordoue ; Micer Bartolomé Botafuego, Génois; Micer Ambrosio Bocanegra et Micer Lanzarote Bocanegra, fils de l'amiral -, Micer Bartolomé Bocanegra, son frère, et Micer Bernai Bocanegra , son neveu ; Suer Perez de Quinones; Juan Ximenez de Cordoue et Diego Gonzalez, fils de D. Gonzalo Martinez, Villustre maître d'Alcantara, que noui^ avons vu sacrifié par Alfonse à Éléonore de Guz«man. Les autres galères avaient pour patrons des marins proprement dits; c'étaient des galères plus fines et plus légères, que le roi dépêchait en avant à ta découverte pour ouvrir la voie.

La flotte partit de Séville vers la fin d'avril. Elle s'arrêta quinze jours devant Algésiras, attendant les vaisseaux auxiliaires de Portugal et de Grenade ; elle y fut rejointe par les trois galères de Grenade *. Elle renonça à y attendre les ga-

^ C'est le même Gil (E^dio) Bocanegra qui vint de Gênes pour aider le roi Alfonse à la batatUe de Tarlfii, et à qui Alfonse fit don, par lettres patentes du 2 septembre 1312, des terres de Palma et de Fuente el Alamo, en Andalousiâ. Voir ci-devant, p. 300.

* Elles étaient commandées par un jeune Grenadin quelque peu efféminé, Dommé cependant Mohamned AbdaUah ben Abou-Yabya Nedjm-ed-Dyn (Étoile de la Religion). U faisait là la figure de Nirée dans la flotte de Troie : « Nirée menait trois

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lëres de Portugal , et fit voile vers Test. Elle mouilla à Carthagène, pour donner le temps aux Portugais de se rallier, mais encore vainement. Pierre ne voulait paraître qu'avec toutes ses forces devant Barcelone, objet principal de Vexpédition. C'était sur ce point que, dans son plan, devaient porter tous les efforts des Castillans et des Portugais réunis. Barcelone prise, on avait une base d'opération formidable pour entamer T Aragon, outre l'effet moral de découragement que devait naturellement produire une si importante conquête. Mais on avaii; compté sans son hôte, et, en arrivant, on trouva à qui parler.

Il resta ainsi huit ou dix jours à Carthagène, pendant lesquels une flotille de sept galères fut envoyée en croisière pour épier Tennemi et prendre les vaisseaux d'Aragon qu'elle rencontrerait. £lle n'en rencontra aucun ; tous, dès qu'ils eurent appris que le roi de Castille venait contre l'Aragon avec sa flotte, s'étant retirés dans leurs ports respectifs. Mais, ayant trouvé dans les eaux de Majorque, à la hauteur de la petite ile de Cabrera, une carraque vénitienne à deux ponts, elle la prit, bien que la Castille fut alors en paix avec Venise, et l'amena au roi à Carthagène pour qu'il Tarmât, Tusage des rois étant, lorsqu'ils faisaient des armemens, de prendre de force à leur solde tous les navires quMIs trouvaient, même appartenant à des alliés; et pour cette raison, dit Ayala, les sept galères prirent cette carraque des Vénitiens, encore bien qu'ils fassent amis du roi. Elle était richement chargée de joyauï et de marchandises précieuses, tellement qu'il en eut convoitise, et qu'il prit le tout, s'arrangeant comme il put dans la suite avec les Vénitiens '.

vaisseaux de l'ile de Syme ; Nirée, fils de la nymphe Aglala et du roi Caropus; Nlr^) le plus beau de tous les Grecs qui allèrent à Troie, si l'on en excepte le divin Achille, dont la beauté était accomplie ; mais Nirée était peu vaiUant , et il avait peu de troupes. » Homère, lUade, 1. II.

* Ovo cobdicia deUo, é tomdlo ; como quier que despues se avlno eon l08 V^ necianos.

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