‹ Histoire d'Espagne depuis la plus ancienne époque jusqu'a la fin de l'année 1809Chapitre 19 sur 57 · Tome II, I · texte numérisé non relu

Tome II, I

178 HI^TQI^E

pour liMr^ soit pour sa &mlle.. Yoyant. qjua se^ arpfçs ifke pouvant lui prQcqi:ar ^ucun avantage (jUirabl^^ il cb^rch^, par ses n^ocialion^^ à placer s^c fill^ l^aJbelU sur le trône ()e Frawe. Ia duc (jb F^eiiia, son ambassadeur auprès de cette cour ,,eJ(]|r fit la prb^ p9^itH»u à l'assemblée de$ fltats^ a P^ris^. Me^la les plifs exagér4§. dn pa.rti çatl;iiolique eui:ei^ ^a horreur cette mesure y qui eut feit de b^Fraçpe une prQvioç^s 4q r^pi^ne; çep^ndam, çoQviUnci;i& d^ lieur inU^r bil^té à coii4>atti}e ^ei^*i , à moi^s qu'i|s ne fi^se^t soutfNi(«5 par Philippe.,, M$. each(èreQ;t. leurs véuiu^l^g sentÀnfM^nts , et par^re^ ^euUm^is^t ûciqvii^ts, s^ ](e çhoi;^ d'un époux po.ur Isabelle.,

L^ lî^ d'EiJipagne et W parti çatjljoljisj^: de Fr^^ff^ev clierch^^l à se troii^)cr Tu^ l'autre , V^iAt^r^si^aien^ d^i^S le^rs iptrigues, lorsqu'un (^^é^^çi/ei^t aussi \^- ^te^4^ qu'i^pçdctfuit vînt les $4rpreii4i*e e( 4éjo^çr If^rs HWhinatiops. ^enri abjura }a ç^Ugipu pirq^t9^^« 4<W 1 église de $t-Denis, le a S j.uillet J$g^t ^ fit pri^$u»ip9 |[)e $i^vre la fpi catl^f^iqae^ Ç^^ ^l^i^ratiqn fut faJb^le à Ts^mbitioii de jphilij^e., A,)^ lie^ 4s ceupnoer ^ dçs trames désorm^. çifuieffU^^y qç ipQÇ^ayjjçie y mit ençpf ç pl,«W 4'9rd(çvr ,», ef pffri^ 1^ iniÔB de s^ fille Js^^bellp a^ fil;^ 4*i dw d§ jy^yefi^ft. Celte propositiw |iaU«US# ^tl;a.cb^ ce cbçf y^i^^^ §^f^ti de Pb^pp, et i^ réspjbfœwt çle c;)iftba|btre Henri ay^ pt^s 4e yigu^r.

Tpwlef4?i» le m 4'J^pagniç éj^t loin dp fipwç^r

n iis^AAWE- 1,79.

nj^ort 4^ pril^cç dq Pa^Rip , Çhilipp/e t\'i^ vajt plus «.ly^UQ g^9i^£|J qi^i fial^ 4^nsf d'entrer. ^ lice ayçc le roi «Jg, FjT^iqç^» $^ GQffroç ^ti^i^t çpwsés ; ^on crédit %yftî<; t^Ieiïç^ept i^lm^ quê ^$1 Ç^nws et Ips autres warcbands italiens desquels il avait ftqiDrun^é plujsiç^si «»||ifln?i ÇrfM»ifiPl 4e Iw «B PVêJÇçr 4fty4«itiage, Çn

dp UPftv^lçs çsrws , ^t^ 9fi P9i¥VW8nt ip^ç çpR-

sfiçy^ l^iv" ^jrtoEifé ^^v. k wJi^^^» qwi, * T^yoltait pwB

ayflîî! «s iirrér^e^^* tÇA trojipeç, italiien^es e^ espagnf>}pft se . ^oyjjeyàff Rt o^yeirtem^t; elieçk f lurei^t ^ n0«y§ftwî plBfîiçfs et «^ tjqraw^xi^apt en chef, et, ley^^l dfS çQq,^ihutipp& de toute oatiM^'e svu: ^s, habitants 4^^ provin[<:!;es, in^ridipuale^. Leur exeijpp^ fut l^if^tpl: si|ivi par \s^ ti^oqpg^ wallpnes : Iç pay^ f^t piUé ssm^ ^P^^^Ç pî^ié; et les Fli^m^Xid^ u(^ spuffiûr r^Bt iawft}» flHt^B* dfi Ipiir^ e^ifi^is A^ouf» qme 4p lejiws pr^te^44^^ pf'otfiçtçurs.

A la WffPt f^ çripçe 4q Pa^inç, le. gp^yi^rneififint aYftit pteçQftfié a»* cpAi^t/e 4^%p.syeldt Vwmée mvante, ce comte étant v^^^ ^f^ F^'^BIÇÇ^ ^ h t^|e 4^5 qu^lque^ tcpupi^, pour soutenir la l^ue, Ern^^^f , aichidw 4'AMt|:i/che , aya^t ppi^ |e cpmmaivlçnMeftt desPay^TBas, J^ajl^ Pafis^vait déxa refiftimu He^ri lY, et k géwii^l esp^gço^ cfi^ça, ^y^iÇ Wntj dp son vay^gç, la çpwictipRftiî^ç toutes les espér^^ipe^ 4e spi? wiltr^Q sur U cpiw?ftiiny| 4^ France étaiienl: iH^^«irP^, l-Vn: cbiii^ Vw* B3ft 4tf <5ap>ble 4q jr^sjsjç r; ^s ^çi^

la. '

l8o HISTOIRE

de Maurice «t aux mutineries de ses propres soldats; des fatigues et des chagrins continuels ruinèrent la i'sqA **"^^ d'Ernest : il mourut, et eut pour successeur le comte de Fuentes , dont la courte administration fut remarquable par la réduction de Cambrai sous la domination espagnole.

Sous Fuentes , la fortune chancelante de Philippe sembla se raffermir; mais ce monarque n'en confia pa^ moins le gouvernement des Pays-Bas à l'archiduc Albert, qui avait été pendant quelque temps vice-roi de Portugal. Le nouveau gouverneur était accompagné de Philippe Guillaume, fils aîné du prince d'Orange : la politique du roi d'Espagne l'avait dé*terminé à rendre la liberté à ce prince, dans l'espoir que ses prétentions'diviseraient l'influence de la maison de Nassau. La prudence et l'équité du prince Maurice trompèrent ses vues : il rendit à son frère aîné l*héritage de leur père. Philippe Guillaume, que son éducation espagnole et son àttadièment à la religion catholique empêchaient d'acquérir aucune influence dans les provinces révoltéeâ , passa ses jours dans une heureuse obscurité. •

L'archiduc Albert conduisit avec succès des opérations vigoureuses sur les frontières de France et celles des Provinces-Unies. Pendant que Henri IV èl9At occupé à la réduction de La Fère, l'archiduc prit ^'importante ville de Calais; la forteresse d'Ardre se rendit peu après. L'approche dé Henri l'obligea 'à quitter là Pidardie; Albert, dirigeant toutes sfS

p'espàgke. i8i

forcés contre les Provinces-Unies, se rendit maître de Huist, place que la nature du terrain y ses fortifia cationis, et une nombreuse garnison , rendaient extren^ment difficile à prendre. Tandis que ses armes étaient occupées de ce côté, le maréchal de Biroti lit une irruption dans l'Artois, attira les trpupe^ espagnoles dans une embuscade, et, aprè^ les avoir complètement battues, ravagea les provinces méri- ^lionales. , ,

Telle était la situation des Pay^-Bas, lofsque'-la giierre, portée sur le territoire de rEspagne,,luî;fit éprouver des malheurs dont elle était exempté depuis ^ si long-temps. Depuis la défaitQ de l'Armada^ Philippe avait cherché à réparer sc^S; pertes et à laver 1^ ,bonte d'une telle expédition. Il méditait, depuis long- "temps , d'attaquer llrlande* GeUe conquête :lui tpf|- . naissait facile; et il avait ;ra$isç'mblé, pour l'effecti;!^, fd^^s^forces navales suffisantes. La reine d'Angl^Jtçrrç^, ' :pour éloigner le daDger qui menaçait s^^s.éts^t^ ^ an4a .cent ; cinquante vaisseaux a^y;aht à; \i(^à sçpt^||li)b .matelots et huit oiille. soldats, La Jlattei ét^iti^c^i^- -mandée par lord Howard d'Effin^ka<n , et Içsifoçe^ de terre étaient sous la direction du comte d'E^^x:(r). /Vingt-deux voiles hollandaises et $ept.miU^ hpi^rnes ^ de troupes se joignirent à l'escadre anglaise. La destination de cet armement était re^ée cachée jusqu'au moment où il parut devant Cadix. Les Espagnols 1596.

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(1) Voyez Slowc^ p. 77a. Cainbdett, p. S^ii- '

ao jai«

irlilâK^ëattt: de jgOëtfe', ^pëiiéatit, éMSt iUn^k Vêfâttéê dé la l^ie ) ^ti^isistèrent depi^ le hlàtin^tl^qi)^ ^ midi à la forcé à\ipériët^fe de!^ Aliglâ^; à k (i^, 'ieâ 'Elsp^niols'fttreïit accablés; {)hisiéul^ éè^e\ié& 'V^S»- ^'SêmùL. Gâtent ^H^, dWir^es Ar^ëtit^éétilés ba^^ ^t '4e Vêsfïè s'échduà sur te rivâfge.

ÇfeDidàht ce tértip^, 4è coirftfe tWBs^ ^ëbà^ôàit ses troupes : des Espagnols s'avancèrent poià* bdbpbr «ëaiHarchte , ilifôfliïit i*^0U*éà jiïsqne ^iis >Jà^ille, ^àvÊ *és Anglais febtèèféttt 'pëte-mèh 'à^rëfc ^te. Xîàdik, <^|^àii^i^iptéâ<]fiïé^âihis rési$tbïit^6,ftU]>1Héè pàr'té^Ati- •glafis: \e bntin ïut iitttfténsfe, et^l ^Mtàit^' (ètîcMè J)kls »\^OWàîd'éfabie^si le dite de Méditia tfeûft^'âs ftit iftëtttie te f^n aux vàisâéati^ inaf dbàtïds qui ^éM&it >(Mii& ^le -port. Lès p^t^S (piè Philippe m sesî«UJëf$îé^siPfèfiérit

etaïï^^cette &ùc^\(m, ^ftirmi estitaféds à dètf)£ lAîHibiis de 'dtïcm *(b). ODe ^obte Vtydlàit pi<énd«B^pôï§és*iiéii «dfetSadik ; ntafe itOUS lés outrés ôffîéiérs conSÎdërèren t ^ïâesseiii côtnrtne chimérique , et-, crtiigttttnt «iVippro- -€!hè>dè f àrm^e -espa^n^ilô , 'ils 'fee hétéf^ht^de'Se i^èf»- •baifqùêriati^cîteïA* ibtitÎD, let^eïit vdle ^poifr l'Angleiewsè.

Pôttr tiéttget^'ôfetté^fte et TéiirttÉige qni ItiiavâSt

fi)'!PcMirte détail de cet engagement, voyez ^lÉambd'èfa, .

(2)'Stowe dtrqne remT>ièce5nte"i;înKm flirem prises -ou détruites paries AïigUils. '6t<Me, p. •775. /

D'ÉS-PAOnfe. l83

été %it, PlrfKpjkê pcWH^sUivit avec vne noilvëUë ar».

qtii'hii TPS^pWtàiëht de Yàv dfe ses pôsseisftiofiS âitié^ rtëémfiës , toi fiiitt^nît tes titdyefnS -fféqtripër <«^ift ¥tegthiiit VaîsiëàilftL'de igtleH^e et *é tï-tthsljoii-t , «y«tit ^âtot^fe hiat/i $(Mô!t& à bord , ^utrè *tfh grtttïd iiG^bi^ë

de réfugiés irkiild^ , et %ine iititti^iMè <juîït|iité de vWres et d« 'Wuhîtio'fis de'gilfel^re. Elîs^èrti et -ses firfitiîstres, |flëtigés dft«è éttfe séciÉfrîté tfoïtfpêtisiè ftSit kk fsuccë^ . tfHé la ^iôffte "fm^'alse tivâit ^réîsip^i^^^ ^à Gadk, aTcliwrt f gd* ^ért à^m^ntim iàiix ^ptêfis -dfe ftifflf^pè eft îgribftfi^rtt '^n dèsëein. ï^a ftttCte èèpàgttofe , c<5hfOTttanéée' Jiiàr '^*i Mttrt^ti de Pa^la ^ «cW«tift du Ve^i; et ^t'é4ité>aÀ^|>u'tfft^i44ré k ^ «tt

*dtl f èuvtfïr dfe Àft^teié' ék IriWndé. Mais k >pH^dénee en ohldiittà tttihHE»teÀfv^«e Vtetetftë tëttipête ài^iVt\t Pësbadf ë ès^iàgliôte % là Hîatrtéwdtt ^9^^ iiîs1»t-e,'ëtén^l6ritit<5[tiàt^aiite'^d6 s^ivëîsëetfiik. #ialfflflà neritra dWis «le përt idii ï'é^rbl ,^t î'etfli^p^kl^ifttt isîbâtiâdrinéé. ' '^ •' ' •= ^ ^^ - '

En f*fanfcé.^ côinrhê ^arhs lëâ *ays^âs,'4és'tt«nlëi de Philippe éprouvèrent une alternative -A^ syfecfeà él ■*é VéTter's. ï^i**" de TùÉ*liîlW.tt /élttq mtll'e Eôpia^ols, GOilïmândi?s pstr^lè iïbnimâe: Tares , '|yat ^ile ^è^^ibà^iaëitSé dë'teut^'clief^ >ftkir^ht ;^Mt§ pat* 4e p^itieè Wauricre. La viètéîtë^dë t*e prfece'fiit tétttpfète ;'déUi toHle qîipagriëls'ét '{éiît géftéWl V*4»es ftlt^nl *t^és. Cette perte fut compensée par la prise d'Amiens^ qui

l84 HISTOIRE

fut enlevée à l'improviste par. un corps de trois mille. Espagnols, sous les ordres de Porto-Carero , gouverneur de Doulens. . Henri IV résolut de recouvrer, s'U était possible, une ville d'une telle importance et qui ouvrait le chemin de. sa capitale.: il se mit à la tête de son armée et investit Amiens : les travaux du siège; furent cpnduits avec vigueur.

Le mauvais état des finances de Philippe entrar vait toujours ses Opérations. Les banquiers de Gènes et d'Anvers refusaient de souscrire à l'emprunt qu'il avait ouvert : pendant plus dé cii^q mois l'archiduc , ne recevant aucun argent de Madrid , fut contraint à rester dans l'inaction. Recevant enfin quelque secours du roi d'Espagne , Albert conduisit vi^gjt ipille hommes à la défense d'Amiens. Henri; se tint pru^ demment renfermé dans s«es retranchements ; l'archiduc ne pouvant réussir à \\\\ fjsiir^ accepter, le conibajt, fiit obligé d^,^e retirer et d'abandonner Amiens. Albert n'était /parvenu à former cette arnjée, qu'en afTaiJ)Uâsant les garnisons., de. la Flandre; le prince Maurice, profitant de cette circonstance, s'empara de plusieurs villes e^t repoussa Iss, Espagnols de l'autre côté du Rhin. . ,, ::;.,,,.

Tant de revers ouyri.rpnt à la fin les y)eux de Phir lippe sur la vanité djçs projets, qui l'avaient si longtenips abusé. Son. âge avancé et sa santé délabrée l'avertissaient d'une fiii, prochaine : il. ne voulait pas laisser son jeune successeur embarrassé dans : une

' d'espagne. . i85

guerre douteuse et dangereuse. Henri IV, de son coté, désirait également la paix, afin d'établir son autorité et de guérir les blessures de son peuple. La médiation du souverain pontife fit conclure à Vervins un traité de paix entre ces deux puissances. Henri IV abandonna, ses droits sur Cambrai et ob-r tint la restitution de Calais et des autres villes de France que Philippe avait acquises a]u prix du sang et de la fortune de son peuple , et dont la conquête, lors même que ces villes fussent restées en sa possession , eût été contrebalancée par . les pertes que le soutien de la ligue ayajt fait essuyer à ce prince dans les Pays-Bas, :

N'ayant plus. rien à. espérer sur la. couronne, de Fff ahçe ^ : Philippe; cooiçp t le proj et de transférer la^ souveraineté des Pays-Bas à sa fille Isabelle (i),quil voulait donner en mariage à rarchiduc Albert. L'aversion de ces provinc.es pour la domination espagnole lui fit considérer cet abandon, cominç le seul ipoyen. d'assurer leur possession dans sa famille. ]^1 abdiqua • solennellement la .souveraineté des Pays-l^as et de la Bourgogne en jFaveur d'Isabelle et. de son futur époux. Une des clauses de. cet acte fut que leurs enfants ne pourraient pas se marier sansleçpn- &entement delà couronne d'Espagne; et qu'à défaut

( I ) Héhaùh , par méprise , appelle cette prinoesse : Élaila Eugénie: Abi\ chron. aài.'iSgd. .

et pùslénté , ces provinces ocraient itrrersibli» à PEspègne.

Ce fut la dernitèit^'KrdtiSàfction imp<!Mrtatite an règne dé ï^bilippe H. Sa mott apjH^octiâJft; il la vit sans cfflfr6î',^tii€ parut jdtoais plus ^rand qu'à fies dentiers ttWiriente. tJiîïe goutteliébéditairè ,d<evenue Viol^eMei hite^ùrfe qu'il avatiçail en âge, avait ^tniné sa donirti* taiSbft. PeMai]^ "ph^ êe ^enx mdis (fié soufiraiioefi iiiotkiés et àii tn^îeu dë§ a^gdïs^s 4è là liiéi<t , il fk 9l8initer sa pàt^ce, la fernfie<?é dé «on >esprît , dt sa ptetisë rêsignatidn. Ce ^é^fibignag^ M est dû auprès iSè 'la postérité. Quelque temps ^avant sa lAort^ il fit placer son cercueil dans sa chambiie<étiSdu^ s^ yeux, îl expira , le m septèrtAire 1 5g|8^, dàrië Jla sftitXaBite- ^otaMtttt smnée de son âge ^ 4a qfMnraMe-troisiènie de 5Son règne.

Les prblesftartts ont teprés^té «fe '|»ittOe sdtts te jiltt^ rioires bouléiirs, tandis que leis -^KthdlicfMS ^se isoîxt efforcés d'adoudir 'lefe traits *lèfs plus Ours, de tiim tiaratjtèfte. Soh attiblttéti ittquiête et stins boftwi *«i lUt cdtrïmune aVèc tolis "céùx ^^bb 'le iiiehde Hppdie *fle gt-ands *hotlnfïes, -et peut ^.vtjitvet ^ëx^ixsfe atipi^ès diés politiques. L*Histdiréîinpart*tîale^3dèorfel&4lig0lël[Te iiitolëratïté /le despotisme tyrafttWÎqwe fle ce prirtte, et cohfesse qu'il iiérita de^tdu*8 'tes d^faUts 4e'S0ti "père Charles V et de bien peu de ses vertus. U eut (la dîssiimiiatâon^ Haratûtion .de ^Charles Y «ans avoir sa douceur et sa magnanîfnitié.'L'exGè^^diK^lt dévoitîûti

^éiÀ, Vitl '^dbU}tfë ^aipn , «être cdnii^^é cdhiihè le Viëë^aë s6fa '■éihde, ihinb ^èn 'iiVkËtisé ^n 'iHs^${- *iM ^t sa érntiiHé. Toutefois 'il he ftit poiht ëil- •tlëfèiïietat aépirift-vù de qurflUés. ÎA f^bspéi'îté iii ^e thahéiir ifte trtttibK»ffeilt ^jWhHb le fcSlliité lîe 3dn '«âflrit ': Vigflkùt 'et irifâltigiE^lfle , il ^eirt tbtijdilh} •Ws 'yefiik "fiiéis -stfr 'tSia^^ùe fArtië 'de sdfe Vaste •mfpWè : fl •riumïîôaft a^êc sBki 'ehâc^iife bràhdhé 'âç rhdMifii^hitibA, M:tt>yèifla?t la Vibkiabrtë ^dte Sës'M- «i^tHis ^vëc "tiiré 'attëntroh 'âi^vte, 'ft Hidht^à bétfû- «btii^'aè^^à<;Hé'awi>s le dhoik k^Q^lfir^'ëuX et Se •âës'géb$i'âi(!s. !Éle<»^ ko hiilieil ^é$ hit^igùè^aë Ih'pô- ■Ihi^te'iét^aWci aàii^ la tJ/Aonîte, fl ^firt-ëtfârigér ■>i 'totttë'[iitië. Ses 'éiijëts /if ¥àt Vi^r , «tii<ë<i^>H^éni«!tt( "Vàison d'acëiiâér ^a jUstioé , idtitefis lés M% )}ue sa tfê- H'ottbb 'bU'Pâtoout'aii pbliVblr'rtfe dWg'éaîëiit "^a's'ia 'iio^fJuite, fhflïi^t^i 'fdt Ife ^réttétéUr des in^.^ ^rfhife "dte^I^ictWI^ itibhtfe flahfe *& lourafe "inasgè Un •a^tft «îe^oïit qui iPàit'eilëotfe rifl^tix'i'eSébrtir Ib'ttià^ -îii8rë 'él^^^âWle ûtiût flé^ dfWë. î^îïippfe 'fit oôHti- •tiHcr^u Tifteïi la "piéhsion ^joè <3i!at*l* 'V llti avait , "àbéOi'aéèï A:tftdhib Mbro et iiîlonijb "Callb , '0^111)1^ *^feiiitïfe îE^^agnbls , fumt aWutëhfaS par sesTiotités ëtkHHjls 9âiife Isk'femiUatité; iet't)ëliaàilt'tbat le f fegile '^é-ceip^ihëe, 'IVrlchkeétûi^e , la'fecnf^hirt! lêt ïa pèiii- •ture ^inéttt véc^ottlpéh'séé* "avec drtfe iAignUûcétide •tb^lè.

ïie'<«àVace6l%'aès pHnices ii'i5n«{JlHî ttii^itaDlëlhté^êt ,'ét 'h'eit WxMé 'plus ^ii9fe 'ttHpdîtsW* ii^tte

l88 HISTOIRE

celui des autres hommes, que lorsqu'il influence la destinée des nations. Considérée sous ce rapport, l'administraition de Philippe jette peu d'éclat sur sa mémoire. Les avantages que lui offraient les commencements de son règne ont été déjà décri^. Soutenues par se$ armes , les prétentions d'un droit héréditaire confondirent en une seule monarchie les royaumes de Portugal et d'Espagne , ample dédopimag^meat de la perte de la couronne impériale qui décorait le front de Charles V, son père, et qui ne put lui être trs^nsmise. Si Philippe n'eût poipt forcé les Flamands à la révolte par ses mesures arbitraires, ou si, consentant à effectuer une réconciliation en les rétablissant dans leurs privilèges, il eût dirigé son attention vers les progrès de l'agriculture et du commerce dans ses immenses territoires, l'union de l'Espagne et du Portugal.aurait.formé un empire plus riche et plus puissant que tous ceux que les plus grands conquérants eussent fondé jusqu'alors. L'Espagne, malgré des avantages qu'aucune autre natipn^ ne pos- . séda îainais , eut beaucoup à souffrir , pendÉin^ toute Ja durée de oç.r^gne, d'une administration qui détruirait. les bienfaits de la fortMue. Philippe. perdit 1(Bs Pays-Bas, la partie 1^ plys i:iqhe et la plus commei;piale àe soiji royaume, par son intolérance religieuse, et, rendit. ainsi les Flamands sesenneniis implacables. La conduite de ce prince, à l'égard de ces provinces, montre une obstination qui, çst presque ?ans exemple dpns l^s atonales des gouyerneipents. La prudeuce

d'espagne. i8g

de Marguerite, duchesse de Parme, avait éteint lest pfemièrès étincelles de la révolte; la tyrannie du souverain alluma de nouvelles flamnies. Cependant, malgré les maux qu'il fit souffrir aux Flamands j ils furent les premiers à proposer une réconciliation , pourvu que l'on fît droit à leurs plaintes ; et treize années de guerres continuelles s'étaient écoulées avant qu'aucune des provinces eût formellement annulé son serment de fidélité. L'inflexible Philippe persistait à maintenir son autorité par la terreur des supplices .Les richesses de l'Amérique furent épuisées en de vaines entreprises; et la postérité apprend avec étonnement que le souverain de tant d'états fut souvent dans l'impossibilité de payer ses armées. Ce • règne si long fut une suite non interrompue de guerres sanglantes et ruineuses , et presque toutes causées par sa tyrannie et par son ambition. Ses sujets révoltés , et les peuples avec lesquels ils s'allièrent par nécessité, interceptèrent , sur tous les points , le commerce de son vaste et riche empire, accrurent leur fortune à ses dépens , et anéantirent ses. forces navales. A, mesure que l'opulence et le pouvoir desProvinces-Unies augmentaient , les ressources de l'Espagne diminuaient; et la décadence de cette vaste monarchie date de l'époque du soulèvement des Flamands. Une juste et utile remarque , c'est que, bien que l'amour du pouvoir eût été la passion dominante de Philippe, et que sa vie entière

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