‹ Histoire d'Espagne depuis la plus ancienne époque jusqu'a la fin de l'année 1809Chapitre 20 sur 57 · CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII

flmeQiîe de âou mûùstr^) le d^ixQ de l^rme. — -Sipédition^ malheureuses des; Espagnols Gonlre TAfrique et Ilrl^nde.

— Caractèrç du marquis de Spinola. — Paix entre l'Espagne et l'Angleterre. — Siège mémoral^lè d'Ostende. — État épuisé èe FEspagne. — Opérations militaire» dans le» Pajs-Ba$. v*. Suooès conuBercinBx et mstûtairiss dei HoUa^diâsr daw» les. Jnd^ OneiB^lefr.efc Occidentales, ^rr h^ richesses ^GQmenA ^ BJplland^. -r- J^ QjQtte esp9gnQ]/ç est défaite dans la baie de Gibraltar. — Trêve dç douze années entre l'Espagne et les sept Provinces-Unies. — Expulsion des Maures^ - — Combien cette mesure est inpolitique. — Vues de Henri W. *^ Sa m^v%, -^ Gtierre îentre TEspagnc et h France, 'r*? CowpÈrfttia» e»tre> k ^icff-rroi de Na^^ , 1^ gonvemeuff de ]((ilan et 1^ marr quis de Bedo^ar po^r s'emparer de Vei|ise., — Renvoi da duc de Lerme. — Son fils — Le duc d*Uzeda lui succède dans le ministère. — Élévation et chute de Caldérona. — Philippe m s^engage dans tme gueme contre la Bohême.

— Soeoàs â» Spinola» *-^ Le duo d'Osmna échpoe dans 400 projet d^ se. vw4fSP W^ d^- R^^lesr --? Mprt de ÇhiUpp^ItL-^iSpftc^çacJ^ère.— r Efi5eç§ 4? 3Qp»r^gne.

Philiprb UI, Gifi et sucçes/sçur d/Çj P^xil^ipç |t, tFOuya FE^piag^e çpi^lsée p^ç les giierrçs (ju'dle fuyait çp^i|it0nues taut sur m^r cfw wr terre ^ et par Iç^ iipiwbrau^es i^olonie^ qu'elle ayitit fqrff^^9 àm^ h

i^ol histoire

nouveau Continent.- Les richesses que Ton avait* tirées des mines d'Amérique avaient passé dans d'autres pays pour servir à. entretenir des guerres ruineuses, et acheter les objets nécessaires à l'équipement des flottes et des armées. L'agriculture avait été négligée; le commerce était presque anéanti. Il eût fallu beaucoup d'habileté el d'énergie pour redonner delà vigueur et une nouvelle vie à ce royaume : l'inexpérience de Philippe III, qui montait sur le trône à l'âge de vingt-un ans , le rendait peu propre à réussir dans cette tâche difficile; son premier mihistre^ le duc de Lerme, homme de cour accompli, n'avait aucun des talents nécessaires pour conduire le vaisseau, de l'état.

Le ma]:iage d'Isabelle et d'Albert avait eu lieu, et le roi confirma la renonciation faite par Philippe II , en leur faveur , de la souveraineté des Pays-Bas. L'Espagne ne fut plus alors qu'un auxiliaire dans la guerre qui se poursuivait contre les provinces révoltées. L'archiduc, en recevant sa nouvelle souveraineté, avait été flatté par la cour de Madrid de l'espoir d'être puissamment secouru; mais. la profusion et l'incapacité du premier ministre lui laissa peu de chose à attendre de ce côté. Albert , possédant encore dans les Pays-Bas un nombre considérable de vieilles troupes espagholes, défit, ayec un grand carnage, au pont de Leffingen, un détachement de l'armée des Etats. Il fut bientôt après battu à Nieuport par le prince Maurice, et perdit dans

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cette affaire trois mille hommes de ses meilleures troupes. Le prince abandonnant le siège de Nieuport) Albert commença celui d'Ostende. 11 fit bloquer rentrée des canaux pour intercepter toute communication de la ville avec la mer, tandis qu'il pressait le siège, faisait battre en brèche et miner les fortifications. Il se décida à livrer l'assaut, les troupes espagnoles et italiennes affrontèrent le feu de l'ennemi avec une telle intrépidité, qu'elles étaient prêtes à enlever les ouvrages , lorsque le gouverneur fit ouvrir les écluses : les assaillants furent contraints à se retirer après avoir perdu environ quinze cents hommes. Le mauvais succès de cette attaique fit changer le siège en blocus. Albert était toujours encouragé par les promesses que lui faisait la cour de Madrid de lui envoyer des troupes et de l'argent* Le duc de Lerme , qui gouvernait l'Espagne sous le nom de Philippe, se trouva tout-à-fait hors d'état de pouvoir remplir ses promesses. Des murmures se faisaient entendre dans toutes les parties du royaume , et jusque dans le palais du roi on se plaignait hautement du peu d'encouragement donné à l'agriculture et de la décadence du commerce et des manufactures. La paix était le seul remède aux maux qu'une longue suite de guerres avait causés à l'Espagne ; l'aveugle obstination de la cour la faisait persister à faire des efforts impuissants pour continuer une guerre ruineuse. Un édit du roi ordonna aux églises, aux corporations et à

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