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sur Tescadre de son frère. Frédéric ayant été blessé mortellement dans un engagement avec la flotte hollandaise, sa mort détermina le marquis à essayer sur terre ses talents et sa fortune : il rejoignit le ^ camp d'Albert devant Ostende. L'archiduc . ne fut pas long-temps à découvrir les talents supérieurs du marquis de Spinola. La mort de la reine Elisabeth, et la disposition pacifique de son successeur, Jacques I, furent des circonstances favorables à l'Es- A D V^&^^ • l'î^i^iiéc suivante, un traité de paix fut con- 1604. clu entre les cours de Madrid et de Londres.
Délivré des hostilités de l'Angleterre , Albert reprit ses opérations avec une nouvelle vigueur. Frappé de l'habileté de Spinola , il lui confia le commandement de l'armée et la continuation du siège d'Ostende, dont, depuis deux ans, il n'avait pu venir à bout. Le premier soin du nouveau général fut de pourvoir à la paie régulière de son armée, et ôter, par ce moyen, tout prétexte de révolte aux soldats. Trouvant les fonds militaires insuffisants pour les demandes des troupes, l'amour de la gloire lui fit oublier ses intérêts ; il engagea ses biens, et se procura ainsi une somme assez considérable pour le mettre au-dessus de ces difficultés. Pendant qu'il poursuivait sans relâche les travaux du siège, le prince Maurice , voulant faire une diversion en faveur d'Ostende , attaqua Sluys avec une nombreuse armée. Spinola , obligé d'obéir aux ordres de l'archiduc , bien qu^ils fussent contraires à son avis , mar-
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cha au secours de cette ville. Il trouva l'armée des États dans une forte position : il attaqua deux fois ses lignes et fut deux fois repoussé avec une perte considérable. Sluys capitula : la reddition de cette importante forteresse n'inspira que plus d'ardeur à Spinola et lui fit presser le siège d'Ostende. Les assauts furent répétés avec une valeur désespérée et une persévérance ad-^ mirable: à la fin, les troupes de la garnison furent rëpoussées des ouvrages extérieurs, et les assaillants s'emparèrent d'une redoute qui dominait la ville. Il ne restait plus d'espoir aux habitants ; le gouverneur ne pouvait sauver sa garnison qu'en se rendant, et Spinola lui accorda une capitulation honorable. Ainsi se termina , le 26 septembre 1 6o4 ? le siège mémorable d'Ostende , qui avait duré plus de trois ans , avait coûtéà l'archiduc plus de soixante mille hommes (i), et la perte des villes de Rhinberg, Grave et Sluys.
L'archiduc avait acquis , dans le marquis de Spinola , un général dont, la prudence et l'audace pouvaient être opposées avec succès à l'habileté du prince Maurice. Un seul obstacle, et qui se reproduisait souvent, le manque d'argent, arrêtait ses opérations militaires. Spinola, dont les talents divers le rendaient également propre aux négociations et à la guerre, fut envoyé en Espagne pour solli-
(i) Hénaùlt dit que des deux côtés le siège d'Ostende coûta la' vie à plus de 140,000 hommes. Abr. chron. vol. 2, an. x6o4. ' '
surprenante les duchés de Clèves et de Westphalie. L'ordre qu'il fît observer à ses troupes facilita ses progrès : toutes les provisions furent payées ponctuellement; et les habitants s'empressaient de porter au camp tout ce qui pouvait être nécessaire. De ces pays neutres , Spinola pénétra dans la province d'Over-Yssel : la ville d'Oldenzel se rendit à la première sommation; celle deLingen, après une faible résistance. Le prince Maurice marcha à sa rencontre pour arrêter ses progrès, mais ses efforts furent inutiles. Les Hollandais étaient incapables de lutter contre les troupes espagnoles et italiennes , dont la première charge les mettait souvent en déroute. L'armée espagnole fut cependant repoussée dans une attaque qu'elle fit sur Gueldres : la garnison de Wachtendpne se rendit avant que ses fortifications eussent été entamées. Les exhortations et l'exemple de Maurice ne pouvaient plus leur inspirer de confiance; et Spinola, partout victorieux, conduisit ses troîipes daus leurs quartiers d'hiver.
Bien que les opérations militaires eussent dû cesser pendaiit cette saison, Spinola ne perdit pas ce temps dans une molle oisiveté. Il retourna solliciter des. subsides auprès de la cour de Madrid. Le gouvernement avait si peu de crédit, que les marchands refusèrent d'avancer aucune somme jusqu'à ce que le marquis eût donnée pour sûreté de cet emprunt les possessions qu'il avait eues en Italie. L'amour de la glôfire militaire était la passion dominante de Spi-
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nola; il lui sacrifiait toute autre considération, il souscrivit cet engagement.
De retour dans les Pays-Bas, il étonna ses enne- ^' ^' mis par la hardiesse de ses plans et la rapidité de ses mouvements. En peu de temps il réduisit Lochan et Groenlo, deux villes fortes de la province de Gueldres, prit Rhimberg à la vue du prince Maurice, et ne fut empêché de pénétrer dans le cœur de la Hollande, que par des pluies excessives et continuelles. Sa course brillante fut bientôt arrêtée par la mutinerie de ses troupes. L'argent qu'il attendait d'Espagne avait été intercepté, et il était hors d'état de continuer le paiement régulier de son armée. Les soldats se soulevèrent ouvertement; plusieurs d'entre eux, désertant leurs drapeaux, se donnèrent au prince Maurice. Ce renfort inattendu permit au prince d'abandonner le système défensif auquel il avait dû se borner pendant quelque temps; et après avoir repris Lochan, il mit le siège devant Groenlo.
Résolu de délivrer une place dont il cx)nnaissait toute l'importance, Spinola, sans, écouter les timides observations de ses officiers, choisit dans son armée huit mille hommes d'infanterie et douze cents chevaux. Persuadé que le succès de cette entreprise dépendait de sa célérité à empêcher l'ennemi de terminer ses retranchements , il s'avança à marches forcées, et ne fut pas plus tôt arrivé à la vue de Groenlo qu'il rangea son armée en ordre de bataille, parcourut les rangs,. et exhorta ses troupes, leur déclarant
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que sa résolutiop était dç vaincre ou dé mourir. L'armée du prince Maurice était bien supérieure en nombre à celle de Spinola, mais ses troupes étaient épuisées par la fatigue et les maladies. Il dut refuser le combat. Dès l'approche de Spinola , il corni^ença à se replier avec ses troupes dans une position avantageuse , et effectua sa i^traité avec beaucoup d'habileté.
Tandis que l'Espagne s'appauvrissait par la guerre^ les provinces révoltées s'enrichissaient par leur commerce, qui, leur fournissant des ressources inépuisables, les mettait en état de résister à leurs ennemis. Ijc gouvernement oppressif de Philippe^ II avait fait déchoir rapidement les colonie» portugaises ;r et à la mort de ce monarque, les Hollandais commen*^ çaient à étendre leur commerce jusqu'aux îles wientales et sur les cotes de l'Afrique et du Brésil. Ils e» étaient redevables à Cornélius Houtman , Flamand jd'origine, qui, s'étant engagé au service de Portugal ^ avait fait plusieurs fois le voyage de Lisbonne aux Indes, et connaissait parfaitement la navigatipn de ces mers et la nature du commerce que les Portugais faisaient dans ces parages. Il entreprit de conduire une petite escadre hollandaise sur les côtes de l'çst. Après avoir évité soigneusement toute hostilité, il revint au Texel , après un voyage de deux ans et depii, rapportant une cargaison considérable et des détails pré(|ie.ux sur l'état des colonies portugaises , qui se trouvaient alors sans ^ucun moyen de défense.
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Les détails donnés par Houtman excitèrent à un tel point le goût des entreprises, que l'année suivante plus de quatre-vingts vaisseaux sortirent du Texel chargés de marchandises pour les côtes d'Afri" que et pour les Indes Orientales et Occidentales. Ces vaisseaux se réunirent en petites escadres ayant quelques troupes régulières à bord. Les HoUandais^^ firent alternativement le commerce et la guerre. Us, établirent des comptoirs dans les îles de la mer desi Indes , conclurent des traités avec les princes de ces pontrées, et revinrent en Hollande chargés de richesses. Les diverses associations furent , dans l'an^ née i6oa, réunies en. un seul corps par une ordon^ nanoe des États, et prirent le nom de Conipagnie des Indes orientales. La cpmpagnie possédait à cette époque quarante-cinq vaisseaux et dix mille hommes de troupes (i). Ses entreprises se distinguèrent tou* jours par un esprit, d'union et de persévérance qui donna lieu à un singulier mélange d'aventures com«> merciales et guerrières.
Aipsterdam et les autres grandes villes de Hollande étaient les seules que ce système de conquêtes et de commerce favorisât; les habitants des provinces mé* diterranées participaient rarement aux bénéfices du
(i) Encycl. Méthod. Econ. Pol. et Diplom. 3d. 769. Cet »
établissement ne paraît cependant avoir été complété que quelques aimées après. Richesse de la: Holl., tome I, p. x5S €t 175.
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commerce des Indes : surchargés de taxes très-lourdes , ils soupiraient après une paix qui était devenue encore plus nécessaire à l'Espagne, dont les finances épuisées ne pouvaient plus subvenir aux dépenses de la guerre. Après des hostilités si longues et si in^ fructueuses, il était temps que les dominateurs de l'Espagne profitassent de la triste expérience qu'ils avaient acquise. Le duc de Lérme ne pouvait plus disconvenir de la nécessité de la paix. Albert, depuis le commencement de sa souveraineté sur les Pays- Bas, avait vécu dans un état d'agitation continuelle; et n'ayant pas d'enfants pour lesquels il dût chercher à augmenter ses domaines, lui et son épouse désii*aient passer le reste de leurs jours tranquillement. Le marquis de Spinola était lui-même l'un des plus ardents avocats de la paix. Sa valei^r et son habileté consommée le mettaient au-dessus des difficultés de sa position; mais des arrérages considérables étaient dus aux troupes, et elles paraissaient disposées à se soulever. Tout l'argent que l'on pouvait avoir des Pays-Bas et de la cour de Madrid aurait suffi à peine pour défrayer les dépenses qu'occasionneraient de nouvelles levées pour la campagne prochaine. Spiliola vit clairement que l'objet que l'on se proposait dans ces guerres ne pouvait être atteint, et que de plus il devenait impossible de les continuer avec honneur et avantage.
L'archiduc Albert , dont les désirs étaient d'accord ' avec les conseils de Spinola, et qui avait toute cou-
fiance en son jugement, convaincu qu'il n'avait plus à espérer aucun secours de l'Espagne , fit des ouvertures de paix aux États de Flandre. La cour de Madrid hésitait encore a souscrire aux conditions qu'ils exigeaient, lorsqu'un événement inattendu vint hâtei^ ses délibérations.
Heemskirk , l'un des officiers les plus braves et les plus expérimentés qui fussent au service des Provinces-Unies, avait été envoyé en croisière sur les côtes d'Espagne et de Portugal pour protéger le retour des vaisseaux de la compagnie des Indes. Ses instructions lui enjoignaient de faire à l'ennemi tout le tort qu'il pourrait , sans compromettre le but de sa mission. Conformément à ces ordres, il attaqua la flotte espagnole et portugaise, qui était dans la baie de Gibraltar. Les Espagnols, que ses mouvements avaient informés de ses intentions , se préparèrent à le recevoir, se fiant à la force supérieure de leurs vaisseaux. L'attaque fut vive t Heemskirk tomba frappé d'un boulet de canon ; les Hollandais , irrités de la perte de leur commandant, redoublèrent d'intrépidité et de valeur, et, après un combat opiniâtre et sanglant, la victoire se déclara pour eux. L'amiral espagnol fut tué, et son vaisseau pris; trois autres sautèrent pendant l'action ; le reste s'échoua sur le rivage.
Cette défaite abaissa l'orgueil de la cour de Madrid : Philippe consentit à signer une trêve qui laissait chacun des deux partis en possession de leurs
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droïU. Le J)rirtce Maurice , se iîant à la force de ses ^rmes ^ et lie voulant peut-être pas résigner le haut commandement militaire dont il était investi, s'bpposa fortement à cette mesure, et demandait que l'on continuât la guerre j usqu'à ce que l'indépendance des Provinces-Unies eût été définitivement reconnue. Cette ardeur imprudente fut modérée par les sages conseils de Jean Bameveldt, pehsionnaik:*e de Hollande , l'un dés plus grands hommes d'tkat de son siècle, et non moins remarquable par son patriotisme que par ses talents politiques. Son éloquence arrêta l'entraînement de ses ^compatriotes aux projets brillants de Maurice. Il leur fit contempler les avantagea plus précieux de la paix : les partisans de la maison d*Orange furent accablés par son influence; et une trêve de douze années fut conclue entre l'Espagne , l'archiduc et les Provinces -Unies : cette trêve, qui ne décidait dur aucune des prétentions des différents partis, produisit un long intervalle de repos. ^' ^ Ainsi fut terminée, ou du moins suspendue, «né guerre qui diirait depuis quarante années, et qui avait été des plus fatale^ à la puissance et à la pro* spérité de l'Espagne: Cette lutte opiniâtre fat soutenue par plusieurs hommes illustres; les noms de Guillaume et de Maurice, princes d'Orange; ceux de don Jùan d'Autriche ^ d'Alexandre Farnèse , duc de ï^armè, et du marquis de Spinoia , figurent avec éclat dans les annales de l'histoire. Au siècle où ils pai^ùfent ils furent réputés les plus grands maîtres dans
l'art de la guéi^^, "et la Flandre fut Cônsîdiérée comme l'école militaire de l'Europe. Cette guefre remarquable eut uii (Caractère qui lui fut particulier. Jamais peut-être, pendant une aussi longue suite d'hostilités, on ne vit moins d'actions importantes eh rase campaghei. Ge ne fut presque qu'une guerre de marches,» de contre-marches et de sièges, dans laquelle les armées se consumaient Tune après l'autre par des fatigues excessives et de longs campements dans des positions mal naines. Le nombre de ceux qui périrent par l'inclémence du climat est au-delà de toute proportion avefc le nombre de ceux qui tônibèrent dans les combats. L'humanité frémit en pensant que de soixante mille soldats qui, suivant les calculs les plus modérés, périrent devant les mtirs d'Ostende, il est probable que les armes de l'ennemi n'en frappèrent que le quaii/.' C'était surtout la Ionfgueurde cette guerre, qui l'avait rendue si préjudiciable à l'Espagne. Si les efforts dès Flamands eussent été suivis d'un succès rapide, que cette lutte eut été décidée par un petit nombre de batailles, même très -meurtrières, l'Espagne aurait pu se remettre promptement; mais quarante années d'hostilités continuelles épuisèrent ses t^essourccs ^ et anéantirent son commerce et sa puissance liavàle.
Ce royaume ne fut pas plus tôt délivré de la guerre aVec les Pays-Bas, que Ton porta une nouvelle atteinte à sa pmspérité. Si Philippe II! n'avait pad hérité de l'ambitioii de son père, il ^it, ainsi que
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lui, l'esclave de la superstition et d'une dévotion peu éclairée. Son zèle pour la religion chrétienne lui avait fait prendre les Maures en aversion. Les représentations du clergé et celles du duc de Lerme donnèrent encore plus de force à sa haine , et l'expulsion de ce peuple industrieux fut résolue par l'étroite politique d'une cour qui ignorait ou méprisait les intérêts nationaux.
Coipme les Maures étaient redoutables par leur nombre; qu'ils étaient munis d'armes, et capables d'une résistance vigoureuse, leur sort fut tenu secret. Des ordres furent donnés aux commandants des vaisseaux de se réunir sur la cote de Valence : des corps de troupes furent envoyés dans les provinces méridionales. Lorsque l'on eut rassemblé des forces suffisantes pour pouvoir défier toute opposition, un édit du roi commanda, sous peine de mort, à tous les Maures , de se rendre sur la côte et de s'embarquer à bord des vaisseaux qui étaient préparés pour les conduire en Afrique. La détresse et la confusion qu'un tel ordre produisit est plus aisée à imaginer qu'à décrire. Les nobles de Valence se récrièrent contre cette mesure: ils représentèrent au roi que l'exécution de cet édit ruinerait leurs propriétés , et convertirait en déserts des provinces fertiles. Le seul adoucissenient qu'ils purent obtenir à cet ordre rigoureux fut que, sur cent familles, six auraient la permission de rester, ainsi que tous les enfants audessus de quatre ans.
ï)ans un premier mouvement de désespoir, les Maures avaient eu la pensée de ^'opposer, par la force, à l'injustice et à la cruauté de leurs persécuteurs-; mais ils étaient mal armés, et manquaient de munitions, de guerre. Les ti'oupes espagnoles étaient prêtes à les attaquer à la moindre apparence de résistance. Ils durent obéir : ils dirent un étemel adieu à leur pays nstal, larrosèrent de leurs larme^, et furent portés successivement sur les rivages de l'Afrique. Quelques-uns, plus audacieux, essayèrent de seipaîntenir dans les montagnes : tous les défilés furent explorés avec le plus gran4 soin, et ces malheureux furent chassés comme dés bêtes féroces;- les uns périrent par le fer ^ d'autres moururent de &im , et leur chef fut exécuté publiqueqient. Grenade, la Castille, l'Aragon et toutes les aiitrês parties de f Espagne où les Maures résidaient présentèrent les mêmes scènes de douleur, et de tyrannie. Suivant les calculs les plus modérés, ^^hilippé III perdit, par cette mesure impolitique, plus de cinq cent mille de ses plus industrieux sujets, et rendit incurables les blessures que son père avait faites à l'Espagne.
Un écrivain moderne, en parlant de l'expulsion des juifs par Ferdinand en 149^9 et de celle des Maures en 1609 par Philippe III, ainsi que des persécutions que ces derniers éprouvèrent sous Philippe II, observe qu'il faut considérer encore plus les talents des exilés que leur nombre, puisque l'Espagne perdit dans ces occasions la partie la plus