‹ Histoire d'Espagne depuis la plus ancienne époque jusqu'a la fin de l'année 1809Chapitre 33 sur 57 · HI8T1>1K · texte numérisé non relu

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faire monter le.prk des marcbmdisfâ qu'ils expor taient en Amérique^ ils< n'en prenaient qu'une petite quantité^ et le manufacturier ne pouvait faâre éoou-' 1er <^ qu'il avait fabriqué (i). Ainsi découragées les. manu&ctures espagnoles tombèneut peu à peu; l'esprîtd'industrie^ après avoir étéeiicitéxïn; vaiït, s?a« néantitentièreihent. Lorsque racienoissëmeiirt dépopulation des colonies exigea une pius^géande quan»* tité. d'objets nianufac^urés, l'Espagne- fut bors' d'état ^ de SMjfKtifr tous les articles de commerce^ et les. marchands eurent recours aux nations voisine». L'Espagne perdit ainsi tes avantages ks plus réeb qu'elle eût pu retirer de la cxïnquéte de TAmériquey et dévint seulement le canal par lequel l'or du Mexfiqué et du PéroU)S'écou]<ait'raptdenient chez les peuples voisins (12). Les restrictions satis nombre que- l'on imposait au commerce accrurent encore le mâi'«it donnant naissance à un système de contrebande qni fi^ poussé à un excès inconnu jusquak>rs(3)> La bigoterie concourut avec les restrictions 'Com^

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16,000 métiers étaient occupés constamment îi Séville. Ibid. tome a, p. 47a.

(i) Campom.,.tome i,p* 4^^- — 3, p. fio.

(%) Voyez Campomanes, tome a , p. i38. Smith's Weàlth of Nations, vol. a, p. 171..

(3) Pour le .oommeiice de contrdsande dans rAmériquc espagnole, voy6z Robeitscm's Hist. Amer.^ voi^ 3, p. ^.^1* -^Voyage de Deponsw chap. 8.

u'eSp/Vgne. îxgS

merèmles à i^enversérlà pifospérilé de l'Espagne, à éfouffèr ^es 4ibei^tés; étà'étaMîr nne tyraiinîe politiquiK' J/èxpùlsîôn dès Juifs et des Maures, les plus indtCitriteù)!^ dés sujets de f Espagne,^ fut un coup Aiôk'tël porté à ragriiôùltiire et aux* manufactures du f ôyaunie '( t). '■ • •"'

• L-hiàtoire ëntîèi'é d^ TEspagnè pourrait être ëcrîle en lettres de sârtg'. \t€s giiferres prfeàque continuelles* qui, pendattt Tespaèe de itiille ans, àgitêrenrt violemineiit la monarchie, doivent être placéies au nombre des causes principales de sa dépopulation

(i) Il est impossible d'évaluer le nombre de sujets cpie perdit la monarcTiie espagnole par Texpulsiôn des juifs . €'t dif^s nlâiit'es. Lés écrivains diffèrent beaucoup entre eux dans ce calcirf'; miaîs ceux qui dirent le niieux' infirmés et dë^t lie^bmation .est . la plus modérée , comptent 'emre' deuK et tçqis millions. C'était la partie la pi us. industrieuse du peuple,, les meilleurs agriculteurs et les plus habiles. artisans^ » . • ' ■ ^ • '

Les émigrations en Amérique ont été considérées par plusieurs écrivains cbmmè l'une des causés de la dépopulation de l*Es)pagbe. Cette opinion était déjà aidiiiîse dès 1 anu^é ïB i ^. Da^is ies^débatsqiii eurent Heu lots de Féleietitf de Vetti^^ë' r^uv, l'airchevéqne de Trêves, qui s'opposait aux prélientinns de Charles V, se servit de cet argument ; «L'Espagne, dit-il, « est si dépeuplée par les émigrations , continuelles pour « l'Amérique, qu'elle ne peut armer un grand nombre dé « troupes. i> Sleid. Comment., book i, fol. 43. M.Brougham cépehdànt'a dénàontré dlaireitrènt que ces émigrations ne pouvaient pas beaucoup diminuer la population de 4'Espugne. Col. Pol. vol. i , p. 383 , etc.

et de sa décadence. Aussi long^-t^mps que le sceptre des Musulmans asservit à ses. loî& une grande partie de TEspagne , ces guerres furent ordonnées par une sage politique : la sûreté, la p^ix et la prospérité des royaumes chrétiens , nécessitaient l'extinction de cette puissance hostile et formidable* Ferdinand atteignit ce grand objet : son successeur, Charles Y, éleva la monardiie espagnole au plus haut. degré de splendeur. Mai^ le règne guerrier dé ce prince épuiaa les ressources; les belliqueux Espagnols, diont la, valeur faisait le principal appui de sa puissance , étaient constamment occupés à soutenir la gloire de leur souverain dans des querelles entièrement étrangères, aux intérêts de leur paysv Le règne lyranni^ue de Philippe U et^^la révolte des Pays-Bas complétèreiit cette réunion de causes qui menaçaient d'entraîner la monarchie vers sa ruine. Depuiis le règne de Ferdinand jusqu'à la mort de Philippe IV, •une succession de rois et de ministres éblouis de leur grandeur et abusant de leur puissance avaient regardé le peuple seulement comme un aliment propre à la guerre ; et aussi long-temps qu'ils purent lever de l'argent et des hommes , ils furent ennemis de la paix. Leur ambition entraîna l'Ëispagne dans les replis d'une politique étrangère : son sang et ses trésors furent répandus avec profusion dans les Pays-Bas, en Allemagne, en France et en Italie; tant de guerres meurtrières ruinèrent sou commerce, épuisèrent ses forces et anéantirent ses

libertés. Après avoir promené ses regards sur ce tableau affligeant de l'Espagne , on éprouve quelque douceur en voyant qu'à l'époque à laquelle son sceptre passa de la maison d'Autriche dans celle de Bourbon, un faible rayon* de son ancienne gloire vient présager des règnes désormais moins funestes (i).

. (;) Les mêmes causes qui nuisirent, au bonheur politique de TEspagoe^ furent défavorables aux progrès des lettirjçs*. Cependant , malgré les entraves que ' ^inq^i^tion mit.au^ ouvrages de l'esprit, les Espagnols firent preuve de génie; et s'ils n'ont pu atteindre, à l'égal des autres nations , toutes les hauteurs de la science, ils cultivèrent avec Succès les arts et la littérature. L'Espagne a produit d'excellents écrivains dans plusieurs genres : leur poésie est digne d'éloges. Lord Holland, dans la vie du célèt>re Lopez de la Yega y a répandu beaucoup de lumières sur l'histoire littéraire de l'Espagne. Les artistes espagnols se sont aussi distingués dans la peinture et la sculpture.

VtÇift HISTOIHK

GHAPÏTRE XI:

Le duc d*Ajij6u iponte sur le tt*Ô9e d'£ips%iie sous le .nom de Philippe V. -^ Intrigues de la factiou autrichieiiae. — Mesures conciliante.^ du nouveau roi. — Guerre entre la France et l'empereur. — Efforts de la faction autrichienne en Espagne. -^ Hévolte de Naples. — Opérations en Itaii'e'-^Les flottés françansès et espàgnoteà détnîîifes dans le port .'dé Vigo par les Anglais. -* Réftit^ë i^ri^ les finances de FEspàgne. — Dissensions dàiis lëèMcotis^iïsl — Le rot de Portugal entre dans la ligué f6rïiiëe contre la n^aisôn de Bohrbon. — L'archidùc Charîèls'' arrive '^ Lisbonne^ -1 Siiccè^ d'une înctirsion de- Philippe iur le- territoire dé Portugal. — Bataillé dé Hochstrt.' — Les Anglais prennent Gibraltar. — ' L'archidutî déba'rqtie en Espagne et' réduit la' Catalogne. ^^-^ ïl est* assiégé dans Barcelone.— Philippe, fait sa retVatîté sur'Mafdrid. — Il est fotcé de quitter sa capil:ale% -^- Chàiles est proclamé roi. — Bataille dé Ramillîes. — Charles est obligé de se retirer et Philippe rentre dans Madrid. — Bataille de Turin. — Révolte de Na pies. — Succès du duc deBerwick. — Bataille d'Almanza. — Révolte de Sardaigne. — Bataille de Malplaquet. — Philippe quitte une seconde fois Madrid. — Succès du duc de Vendôme. — Paix d*Utrecht. — Réduction des Catalans.

Les dernières dispositions de Charles II avaient été tenues dans le plus profond secret; l'ambassadeur d'Autriche se flattait que l'afchiduc était reconnu

sucdcBseur. Il attendit longtemps Yïs^iië dii grailK conseil, qui se tmt immédiatement aprèa ta mort du roi, *t rien n'égala; son étonnement lorsqu'il' sjot 'quel l'infliience de la éour' de Yet^ailles l'avait emporté sur ■ .ceHe de Madrid; fjouîsXlV parut en être 'également' SUfpri^; bieti qu'il soit diffieile ée croire qu'oit lûieât fait, ainsi: qu'à Templ?reiî):*;-uii secret du t^&tatnent de .Charles. H paWt hésiter ; mais te résultai d^sefâdélibéiraîtîdn^fut qu'il aciieptait le' te^tamôM>dé'61iarieis, et- qu'il étââî dé^ terminé à lé tioutetiir <Se^t6Ut âdn pjjùvbii*: Il cbei*<âia a jisbtiHer cette înfracftiOn 'ad^'tr£iité''de'"pàrtagfe; il disaiil que, s'il ne Se" conformait pa5$ à la lettré dé cet acte, ^'était pour mieux e*i observer Fesprît, qui était de conserver la tranquillité de l'Europe; objet anqnef^on ne' pouvait atteibdré si le' territoire de l'Espagne ^était divisé ètiti*e -plusieurs prînces.-

Si les pmàsa"ncci& voi^ineà , ^i te' rèdbirtaiént rien tant que'l'arçisrotsse^enî dé pouvoir de la maison de Boicnrboâ, ne foréni poitit convaincûies de' là solidité des^ arguments de tiouis XIV, elles se trouvèrent néanmoins dans la nécessité de fee soumettre a la vo* kmté'dé ce miDnarqUe. Les ressources- de' Léôpold avaient été épuisées da^ns les* guerres longues et sangisnutes qu'il avait soutenues Contre la France et la Portë-Ottomatie; et sa- faiblesse ne lui permettait de faire que des remontrances inutiles. Le.roi d'Angleterre, Gruillaume Ilt^ daps le dépit que lui causait le renversement de ses projets favoris, aurait eu im*

3oO IIISTOIKE

médiatement reoours aux. armes si le parlement ne se fût opposé à ce dessein ; le peuple ne voulait pas augmenter la dette publique et sacrifier son com* merce eu s'engageant dans une nouvelle guerre dont l'objet était tout-àrfait étranger à ^s intérêts (i).

Louis avait rassemble des armées nombreuses pour soutenir les .prétentions de son petit*iils dans le cas où elles auraient éprouvé de Topposition; mab la fac^ tipn française av£|it su lever tous les obstacles en A. u. Espagne, Le cardinal de Portôcarrero proclama le duc ^ ' d'Anjou roi d'Espagne soqs Je nom, de Philippe Y. Le nouveau monarque se rendit aussitôt à Madrid. La Flandre Espagnole, le Milaaez et le royaume dé Naples reconnurent son autorités Ainsi.^ quoique les intrigues les plus conlpliquées eussent occupé pendant long-temps les cabinets de .Madrid ,r.de Versailles, de Vienne, de Londres et de Rome, la couronne d'Espagne passa de la mais(»i d'Autriche à celle de Bourbon ; et , tandis que l'empereur présentait aux cours étrangères des mémoires ccmtre l'injustice de cette mesure, le duc d'Anjou montait paisiblement sur la trône d'Espagne.

Cependant il existait à Madrid un parti formidable attaché à la maison d'Autriche. L'ambassadeur de l'en^pereur protesta contre la validité du testament de Cliarles IL Le confesseur de pe prince. affirma

(i) Voy. SmolL Coni. of Hume's History o( ËAgland, voi> I , book i> cfa. 6.

d'espagvte* Soi

que le roi, à se8 derniers moments, lui avait déclaré que Timportunité de la faction française lui avait arraché ce testament. Le grand inquisiteur soutint cette assertion 5 et la reine mère se prêta aisément à des intrigues qui tendaient à donner de l'influence au parti autrichien. Les mesures énergiques du cardinal Portocarrero déjouèrent leurs projets; il bannit le confesseur, éloigna du conseil le grand inquisiteur, et fit donner ordre à la reine, au nom de Philippe, de se retirer à TEscurial.

Le nouveau monarque cherchait à se concilier l'affection de ses sujets par sa conduite, ses manières affables et la réforme des abus. Il diminua le nombre des emplois inutiles , retrancha une grande partie des dépenses de sa maison, et abolit presque toutes les sinécures qui avaient été créées sous les derniers règnes*

Le trône de Philippe semblait être fermement établi. En épousant la fille du duc de Savoie, il croyait s'être assuré à jamais de l'alliance de ce prince; les cours de Londres et de Lisbonne, les états de Hollande et l'électeur de Bavière l'avaient formellement reconnu. Louis XIV, par un excès d'ambition, nuisit à la prospérité de son petit-fils et à celle de ses propres sujets. Le pouvoir et l'influence de la maison de Bourbon s'étendaient depuis Anvers jusqu'à Gibraltar, et des Alpes jusqu'au mont Etna;, les riches régions de l'hémisphère occidental lui étaient sonmises; mais Louis XIV n'était point encore satisfait,

3oa HISTOIRE

et sa^présomptiiHi décida la cour de Vienne à agir hostilement. Il força le duc de Mantoue à recevoir une garni3oii française. L'empereur, qui avait alors réuni toutes ses forces, prit aussitôt les armes pour soutenir Tindépendance de lltalie. Cent mille sol* dats, couverts des lauriers qu'iii; avaient remportés sur les Turcs, se réunirent sous les aigles impériales. L'élite de cette armée fut confiée au prince Eugène, ^ont les talents militaires avaient ébranlé la puissance ottomane, et devaient un jour abaisser la grandeur de Louis XIV. Ce prince avait à venger les insultes qu'il avait reçues dans sa patrie (i).Le prince Eugène entra en Italie à la tête -de trente 1701. mille hommes, et défit l'armée française, qui eut l'imprudence de l'attaquer dans ses retranchements, h Ghiari , sur les rives de l'Ogliô.

Les succès des Impériaux ranimèrent les espérances, du parti autrichien en Espagne. Le goût des peuples pour la nouveauté ne manque jamais de répandre de l'éclat sur le commencement de chaque règne, et les acclamations qui saluèrent Philippe Y lors de son entrée à Madrid n'étaient peut-être dues qu'à l'administration désastreuse de ses prédéces-

(i) Le prince^ Eugène était fils du comte de Soisson et d'Olympe Mancini, Tune des nièces da cardinal Mazarin. Il demanda un^régiment^au roi; mais ayant été refusé, il alla^eryir rempéreur contre les Turcs, et devine un adversaire! fcMrmidable pour Louis^^XIV.

d'espagne. 3o3

seurs» Mais cette impression fut pridinpteineateffiicée; Philippe, par un décret qui accoudait aux pairs de France le in^e rang et lefr mêmes distinctions dont jouissaient les grandesses, irrita rorguèil des Castillans. Un grand nombre de nobles: se détache^ rent de lui; et parmi eux se trouyait le comte de Melgar, amiral de Castilley qui avait été réputé l'un des plus habilea ministres de Charles Ilyet qui^^ ayant été exîlé de la cour par le cardinal Pbrtocarr rero, a'était attaché à la maison d'Autriche, et en* gageait secrètement l'empereur à soutenir par les armes les, droits de sa famille.

La position dans laquelle se trouvait la maison de Bourbon était délicate : toutes les puissances étaient prêtes» à fondre sur elle. Le parlement anglais,, en refusant de s'engager dans qiie nouvelle guerre, avait seul mis une digue à ce torrent impétueux; Louis XI V^ par un acte inconsidéré, souleva contre lui la nation anglaise, et les ennemis de ce monarque agirent alors de concei*t. Jacques II venait de mourir à St- Germain: Louis, bien qu'il eût déjà, par le traité deB-iswick, reconnu Guillaume III roi d'Angleterre, donna au prince de Galles le vain titre de roi, que son père avait eu jusqu'à sa mort. Les Anglais, qui jusqu'alors s'étaient opposés à la guerre, furent exaspérés par cette insulte. Un bill ^aiteùider fut porté contre Jacques III, et l'hidignation de Guil* laume , fut ressentie par toutes les classes du peuple. Il profita de l'efTervescenoe de^ esprits,

3o4 HISTOtHK

hâta les préparatifs de la guerre; et mie triple alliance fut conclue secrètement entre les cabinets de Londres^ de Vienne et de La Haye.

L'influence de la faction autrichienne commençait alors à se faire sentir en Catalogne et à Naples. La première de ces provinces était sourdement excitée à la révolte par les mécontents : à Naples , une violente insurrection avait eu déjà lieu; et les deux partis s'étaient battus avec acharnement dans les rues jusqu'à ce que la présence des troupes du duc de Popoli eut établi la supériorité de la faction française. L'état d'agitation de cette belle province détermina Philippe à visiter ses possessions italiennes. Arrivé à Naples, ce prince récompensa ceux qui s'étaient montrés zélés pour sa cause, et pardonna à ses en-, nemis sans aucune restriction. Il remit aussi au peuple les arrérages des taxes considérables qui étaient dues à la couronne» Les Napolitains, touchés de la clémence et de la générosité de leur souverain, lui offrirent un don libre de sept cent mille ducats, comme une preuve de leur reconnaissance, j^. D. En Italie les événements de la guerre étaient vaï7oa. nés et incertains. Le maréchal de Villeroi avait été surpris dans Crémone, et fait prisonnier; mais la ville était restée au pouvoir des Français , et le prince ^l^ugène avait dû se retirer. Le duc de Vendôme succéda au maréchal de Villeroi dans le commandement de l'armée d'Italie : ce petit-6ls de Henri IV était intrépide comme lui, doux et bienfaisant. Il déploya

8 mars

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de grands talents dans» s^s disposition^ judicieuses pour la bataille de Luz^ara.. Philippe donna, dans cette occasion, des preuves signalées de sa valeur personnelle; le combat fut long et sanglant. Les deux partis r-écianièrent la victoiie; n»ais les avantagea ep restèrent sl}x\, Français, qui réduisirent, peu après y Loizara et. G^ast0lla•

I^a ligue entre l'empire, l'Angleterre et les Pro* vinces-Unies étoit conclue; Guillaume, après avoir réus6i à former cette .alliance, n'en put voir les résultat3..Des fatigues copitinuellès avalent épuisé sa cqn-» stitution faible et dé)icate;'une chute de cheval hâta les progrès de la maladie , et il mourut à l'âge de 1702. cinquante ^deuK ans^ laissant la réputation de l'un des plus grands génér2^Hx;.dje.rE^r9pe à cette époque, Sa. mort consterna, lea «ciliés. Spn. successeur, la xeine Anne,. adopta ses. plans, et donna au.célèbre Marlbprough le commandement en chef des troupes qui devaia^t agir en Flandre, L^s flottes coijnbinées de l'Angleterre et de l^jHoUande ayant à bord douze k^illei^ngi^ se présentèrent devant Cadix; mais, tç-Qi^^ant. Cfittei ville défendue avçc intiçpidité par une gamiispn nombrçuse et un^gouyerneur habile, elles attaquèrent dansJe.pprt de Yjgo la, .flotte espagnole et fT2\n^iaise.,.q4i.ét3it.ppmposée de vingttrois y^isaeaux de gperre et de fcrei^, galères riche-, qicnt chargées. Coaime les trésors que ces bâtiip^s avaient àhord étaient une des principales ressources de Pl^ili{>p.e ppur coptipuer la guerre, toutes les

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