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bèrent SOUS ses mains, et massacra les gardes qui escortaient l'artillerie. L'insurrection devint bientôt générale : les Génois «'emparèrent de Farsenal, et soutinrent pendant l'espace de cinq jourâ un combâit qui ne se termina que par l'entière expulsion des Autrichiens.
La révolte de Gênes mit fin aux opérations de guerre dirigées sur la Provence. L'armée autrichienne aux ordres du comté Brown fut obligée de se retirer; le maréchar de Belle-Ile inquiéta son arrière-garde. Les Français et les Espagnols repassèrent le Var; leurs drapeaux flottèrent bientôt après sur les mors de Montalban , de Nice et de Villa-Franca.
' Gènes avait repoussé ses tyrans ; mais ses moyans de résistance n'étaient pas suffisants pour lui con-* server son indépendance. Le duc de Boufilers fat eiivoyé à son secours avec quatre mille Français de troupes d'élite, et reçut un renfort de trois mille Espagnols. Des officiers et des ingénieurs habiles dirigèrent les travaux nécessaires pour mettre la place en bon état de défense ; et. les rois de France et d'Espagne donnèrent tout l'argent dont les Génois avaient besoin. Ceux-ci ne tardèrent point à reconnàtoé toute l'utilité dé^es secours : les différents côï^jjs' de l'armée autrichienne se rassemblèrent dans le Milanez, et le comte de Schulembourg, qui avait pris- le (bdmfmahdement en chef, força le passage de la Bôdietta , et parut devant Gênes à la tête de qftarante niiUè liotalmes. Le siège commença» immé*
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diatement : l'attaque et la défense furent conduites avec vigueur et habileté. On ignorait encore quel serait le sort de Gènes , lorsque le général autrichien dut lever le siège pour aller au secours du roi de Sardaigne.
Don Philippe et le maréchal de Belle-Ué avaient reçu des renforts considérables d'Espagne et de France : ils étaient impatients de pénétrer dans le cœur de lltalie; le chevalier de Belle-Ile, frère du maréchal , eut ordre de içarcher à la tête de trente mille Espagnols et Français pour attaquer Exilles sur la frontière de Piémont. Lapproche de cette armée alaima le roi de Sardaigne ; il sollicita vivement, le comte de Schulembourg d'abandonner le siège de Gênes , et de hâter ses secours. Le général autrichien céda , quoique à regret : avant de: donner le signal de la retraite , il tenta un dernier et vigoureux assaut ; mais ayant été repoussé avec une grande perte , il se retira avec précipitation , et marcha vers le Piémont. Il n'avait pas eu le temps d'arriver à Ëxilles , que ses secoure, étaient devenus inutiles. Fortement retranchés au plateau de l'assiette avec une artillerie formidable , vingt-un bataillons piémontais attendirent fermement l'ennemi. Im chevalier de Belle-Ile. attaqua leurs retjranchements avec ^intrépidité : repoussé avec des pertes considéralplas dans plusieurs assauts successifs, il revint encore à la charge, déterminé de vaincre ou de* mourir. Au moment où il plantait l'étendard
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de la France sur les remparts de l'ennemi , il tomba frappé d'un coup de bayonnette : ses troupes, découragées par cette perte , se retirèrent en désordre. Dans cette actioil décisive , leô Piémontais avaient tiré si juste , leur feu avait été si destructif, et l'obstination des assaillants avait été telle, que le nombre des Français et des Espagnols tués sur la place était double de celui des blessés.
La bataille d'Exilles semblait avoir détruit à jamais les espérances de don Philippe ; mais les pertes que la maison de Bourbon avait essuyées en Italie étaient compensées par ses succès en Flandre. L'armée française, forte de cent mille hommes, et commandée par le maréchal de Saxe, avait renversé tout obstacle. Ce célèbre général détacha le comte de Lowendahl pour aller envahir le Brabant hollandais. Les forteresses importantes de Sluys , Sandburg et Hulst furent successivement obligées de se rendre. Le maréchal de Saxe défît les Anglais dans un engagement général qui eut lieu à Yal; mais sa victoire coûta dix mille hommes. Après ce succès , le maréchal occupa les alliés par des marches et des contre - marches , dont le seul but était de laisser Lowendahl maître de ses mouvements : celui r ci , avec im corps d'armée fort de trente mille hommes, investit Bergen-op-Zoom, la place la plus importante de tout le Brabant hollandais , et l'emporta d'assaut après un siège meurtrier. La supériorité de la ma-