‹ Histoire d'Espagne depuis la plus ancienne époque jusqu'a la fin de l'année 1809Chapitre 40 sur 57 · Tome II. a · texte numérisé non relu

Tome II. a

rine anglaise fit éprouver des revers aux Français et aux Espagnols dans plusieurs engagements.

Les vicissitudes de la guerre faisaient incliner les puissances belligérantes vers la paix. Un congrès fut tenu à Aix-la-Chapèlle :. les préliminaires furent signés au mois d'octobre 1748^ et ce traité eut pour base la restitution de toutes les conquêtes faites durant la guerre. La souveraineté de Parme , de Plaisance et deGuastalla fut confirmée à don Philippe, avec ce provisoire , que si de prince , ou ses descendants, héritaient du trône d'Espagne^, ou de celui des Deux -Siciles .ces territoires seraient réversibles à l'impératrice , rrine de Hongrie , et au roi de Sardaigne. Les vues d'Elisabeth Famèse -, reine d'Espagne , furent ainsi pleinement satisfaites : son fils aîné, don Carlos, régnait sur les Deux-Siciles; don Philippe , sur Parme , Plaisance et Guastalla. Ce traité confirma au roi de Prusse la possession du duché de Silésie et du comté de GIatz« Les puissances contractantes qui avaient garanti la pragmatique-sanction renouvelèrent leurs engagements avec Marie- Thérèse. Un nouveau traité fut conclu peu de temps après entre l'Espagne et la Grande-Bretagne : une des stipulations fut que la cour de Madrid paierait à la compagnie anglaise de la mer du Sud une somme de cent mille livres sterling, pour que celle-ci résignât tous ses droits au contrat de Faésiento, qui avait été jusqu'alors une source inépuisable de disputes.

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Dopuis la paix d'Âix ^ la •• 'Chapelle , le règne de a. d. JPerdinand eut le rare avantage die ne fournir presque ^"^^^ rien d'important pour Phistoire. Les objets princi- 1753. paux des travaux salutaires de ^e prince furent de guérir les blessures que tant d'années de guerres avaient faites à. son pays, et de soulager ses sujets accablés sous le poids des impôts. Les calamités causées par les convulsions de la nature , ainsi que les ravages produits par la fureur des hommes, fixèrent son attention, et il. s'empressa d'en adoucir les cruels effets. La Ville de Uma^ capitale du Pérou, fat renversée par un tremblement de terre, dans t'anïiée 1747* Les trois quarts de. cette riche cité ne formèrent qu'un monceau de ruines : plusieurs milliers d'habitants périrent; ceux qui survécurent à cette horrible catastrophe forent réduits à la plus grande misère. La ville de Callao , située à six milles de distance ^e Lima v 'fut engloutie par la mer. Ces malheups irrémédiables affligèrent Tame sensible de Ferdinand ; et les mesures qu'il adopta pour soulager les infortunés qui restaient encore sur ces tristes débris^ lui méritèrent le nom de père de son peuple. .L'ordre qu'il mit dans les "finances lai fournit 1^ moyens d^adoucir )es maux les plus insupportables; il délivra le commercé des entraves qui s'opposaient à son extension ; . et les projets ambitieux de la cour de Versailles ne purent le détourner un ' seul instant de ces réformes salutaires.

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, La paix d' Aix-la-Chapelle ne fut presque qu'une suspension d'armes entre la f^rance et l'Angleterre. Ce traité défectueux n'avait point déterminé avec précision les limites des deux nations dans l'Amérique septentrionale ; les empiétements des Français donnèrent, naissance à des hostilités, qui s'étendirent bientôt jusqu'au continent européen, et qui furent suivies d'une lutte meurtrière entre la Prusse et l'Autriche. Mais lorsque Ferdinand fut sollicité de prendre part à la guerre que le roi de France se décidait à faire contre l'Angleterre, il rejeta les propositions qu'on lui fit d'un lien de famille; et il conserva la tranquillité de l'Espagne, tandis que les bannières de la France et de l'Angleterre se déployaient à l'est et à l'ouest , et que l'Allemagne était inondée de sang. Malgré son désir généreux de faire repaître la prospérité dans son royaume et de lui donner une nouvelle vigueur, quelques années d'une sage administration ne pouvaient effacer les traces des maux qui, dans le cours de plusieurs siècles, avaient été produits par la superstition, l'avarice, l'ambition, et des guerres interminables. Le règne de Ferdinand YI ne dura point assez pour relever les destinées de l'Espagne; mais il fut honorable pour ce prince et bienfaisant pour son pays. II mourut regretté de tous ses sujets , dans la qua-^ rante-septième année de son âge et la quinzième de son règne. Quoique doué de beaucoup d'activité et

de courage il aima la paix : il fut justev^^i^^î^ ^^ généreux ^ le surnom si désirable de Sage , et qu'il sut mériter, est pour la postérité le plus\grand éloge, que l'on puisse faire de son caractère.

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eÔAPrTRE XIV.

Avènement de Charles III. — Traité de famille entre l'Espagne et la France. — Guerre entre l'Espagne et la Grande-Bretagne. — Les Anglais prennent la Havane , Manille , et les îles de la Trinité. — Les Français et les Espagnols envahissent le Portugal. — Paix de Paris." — Expédition in fructuejusedes, Espagnols contre Alger. — L'Espagne embrasse la cause des colonies américaines y et s'engage dans une guerre contre l'Angleterre.*— Mauvaise politique de cette mesure. — L'amiral Rodney s'empare de sept vaisseaux espagnols. — Il défait la flotte espagnole commandée par don Juan de Langara. — Les vaisseaux de la compagnie des Indes orientales et occidentales sont pris et amenés dans le port de Cadix. — Les Espagnols prennent l'île de Minorque. — Siège mémorable de Gibraltar. — Paix conclue entre les puissances belligérantes. — Charles s'occupe de nouveaux projets de réforme. * — Insurrection à Madrid. — Le commerce des colonies est permis à tous les Espagnols. — Mort de Charles III. — Son caractère. — Effets de son règne.

Ferdinand ne laissant point d'enfants, son frère, don Carlos, résigna la couronne de Naples et de Sicile à son troisième fils Ferdinand , et monta sur le trône d'Espagne. Il parut d'abord se conformer au système pacifique de son prédécesseur ; mais il fut promptement déterminé par la cour de Versailles à

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accéder au traité de famille qui envélopîpa PEspagne dans la guerre entre la Finance et l'Angleterre.

Depuis Tavèneihent )de Charles, la coûr de Madrid montrait une préférence marqUéè pour ta France; et le ministre anglais Pitt, depuis lord Chatham, ayant été informé d'une manière positive des intentions hostiles de cette cour, proposa en plein conseil de déclarer immédiatement la guerre à l'Espagne. Son opinion ayant été rejetée à une grande majorité, il quitta lé ministère. A la fin, le traité de famille ayant été publiquement connu, le gouvernement anglais trouva que les hostilités avec l'Espagne étaient ihévitables, et la guerre lui fut déclarée.

Cette guerre,' l'une des plus courtes entre ces deux puissances , fut extrêmement désastreuse pour l'Espagne. Les flottes anglaises* avaient déjà abaissé à cette éppque la marine française , et dominaient sur les mers. Les possessions espagnoles de l'Amérique sentirent bientôt les effets redoutables de leur pouvoir. Un armement commandé par l'amiral Pococke et le comte d'Albermarle porta un coup fatal à la prospérité de la monarchie espagnole, en réduisant là Havane, rendez-vous général des bâtiments marchands revenant de la Vera-Cruz, de Porto- Bellp, et de Carthagène. Cette ville, la plus forte et là plus importante des villes américaines, après avoir soutenu un siège vigoureux qui dura deux mois et huit j.ours^ fut obligée de s^

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rendre aux Anglais. La reddition de la Havane fut suivie de la prise de Manille, qui se rendit à l'amiral Cornish et au général Draper. L'île de la Trinité subit le même sort, et les Anglais firent de. riches prises , au nombre desquelles fut lllermione , évaluée à un million sterling. Tandis que l'Espagne éprouvait les effets désastreux du traité de famille , les cours de Madrid et de Versailles ne virent d'autre ressource que de faire la guerre au Portugal, et firent entrer leurs armées sur son territoire. L'inyasion du Portugal embarrassa le gouvernement anglais, qui fut obligé d'envoyer des armements considérables au secours d'un allié fidèle, et contribua beaucoup à faire conclure la paix. Les négociations s'ouvrirent ; un traité entre les princes de la maison de Bourbon, et les rois d'Angleterre et de Poriîiet tugal fut signé à Paris. La Floride fut cédée par 1763. l'Espagne à la Grande-Bretagne, et les Anglais furent confirmés dans leur droit de couper du bois de campêche dans la ba»e de Honduras. L'Espagne obtint à ces conditions la restitution de la Havane, de Manille et de leurs dépendances. La paix condue entre la maison de Bourbon et le Portugal rétablit les affaires telles qu'elles étaient avant les hostilités.

Après la paix de Paris, l'Espagne, ainsi que toutes les puissances de l'Europe occidentale , jouit des douceurs de douze années de repos. La cour de Madrid projeta en 1775 une expédition contre

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Alger* Vingt mille hommes commandés par le comte d'Oreilly débarquèrent à quatre milles d'Alger; mais à leur approche les Algériens firent une vigoureuse sortie : le carnage fut horrible, et les Espagnols fiirent obligés de, rejoindre la flotte pour se mettre à l'abri des attaques de l'ennemi. Ils perdirent dans cette expédition mal concertée, deux cent quatre-vingts ofBciers, et plus de deux mille cinq cents soldats.

La guerre qui s'était élevée entre l'Angleterre et ses colonies s'était graduellement étendue à tous les états maritimes (fe l'Ëuropç^ Le gouvernement français, désirant abaisser le pouvoir de la nation rivale, saisit avec joie une occasion si &vorable à ses vues, et entreprit de protéger la liberté de l'Amérique (i). Les intrigues de la cour de Versailles et le consentement de Charles III au traité de fatmille, entrai* nèrent encore une fois l'Espagne dans une guerre d'autant plus impolitique que le succès même devenait funeste à ses intérêts, puisqu'il établissait audelà de l'Atlantique un état puissant , qui pouvait subjuguer les plus riches colonies espagnoles, ou du moins leur donner l'exemple d'aspirer à cette indépendance que la cour de Madrid avait toujours voulu empêcher (a).

' Il ■ ——il II I ■ 1^— — I ■ II» »

(i) Voyez les remarques du docteur Brown. Append. to Leland's view of Deistical Writers. , sect. i.

(a) Voy. la lettre de don Juan Pablo Viscardo y Gusman, aux Américains- Espagnols.

L'Espagne s'étant tinie à la France d^s ta ^èrre contre l'Angleterre, la fônee naraie de ces dedx puissances devint extrêmement redoutable, et leurs flottes combinées parureitf quelque tenvps dominer sur l'océan. M^is elles ne tardèrent point à éprouver I780. la supériorité de la marine anglaise. L'amiral Rodney captura sept vaisseaux espagnols qui conduisaient sous leur escorta un gt^nd nombre de bâti^ ments marchands, et défit quelques jours après, près du cap St- Vincent , une flotte composée de onze vaisseaux de Kgne, sou^ don Juan de Langara. Quatre grands vaisâèaux espagnols furent pris ; un de soixante-dix canons et dé six cents hommes d'équipage sauta pendant rengagement ; deux autres échouèrent. Les Anglais eurent aussi Tavantage dans les combats qu'ils livrèrent aux Français dans les mers des Indes occidentales. Mais la flotte espa-

* ''*"' gnole et française rencontra et prit cinq vaisseaux anglais et cinquante bâtiments marchands venant des Indes orientales et allant en Amérique ; ce fut Tune des plus riches prises dont l'histmre fesse mention : on l'amena dans le port de Cadix.

Pendant plus d'une année, la cour de Madrid ne montra pas beaucoup d'activité dans la conduite de la guerre, et ne parut agir que c6mmè auxiliaire de

^* ^' la France. Les Espagnols reprirent ensuite avec vrgueur kurs opérations maritimes. Une armée de

^!^- seize mille hommes, sous le duc de Grillon , réduisit

▼ner. . . . '

rUe de, Minorque : les troupes qui composaient la .

gaFnî&on si» signalèrent par la. plus vigtOupeuse dér feûse, et. cédèrent plutôt aux maladies dont eUes étaient accabléei»^ qu!aux effortâ des assiégeants. La Jamaïque, la plus. importante des pôssebsions ao* giiaisea dans les Indes occidentales^ serait probable^ memt tombée au pouvoir des armeâ réunies des Bourbons 9 si l'amiral Rodney n'eût engagé le combat laavrii a.Yee la flotte française, sous le comte de Grasse, qui allait rejoindre celle d'Espagne à St'-Domingue. L'avant- garde de la flotte française était trop éloîgnéepour soutenir rarrièrô-garde;:les Anglais remportèrent une victoire décisive qui ^prévint la réunian des deux flottes^ et par cjonséquent la prise de la Janirsuque^ Les Espagnols s'emparèrent, des îles is mai dé Babamâ. i-

La plus, mémorable de» opérations de cette guerre fut le si^e de Gibraltari Peu de temps après lés premières hostilités, led Ëspiagnols avaient corniKieâcé le^ge de cette forteresse. Sonigataverneur., le général Elliorti, s^coedé^par de- braves soldats, aybit montré utie résolaticlQ;bt une: persévérance égàfes à j'impoi^tanc^ duposl^ qui >Iui était confiée Le duc 4e Grilbn ayant été choisi, pour conduire le siége> l^s ^pitt^ habiles officiers français de l'anne du génie furent employés à diriger les travaux; plusieurs princes du ..sang, -et des «obles de la plus haute disiinQtioa., se reodÂreut sur ce nouveau théâtre. > On ipr(D^)eta une ^grande attaque , «dont le plan surpasse 'ïout te que l^on trouve de remarquable dans

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tomb^ l'histoire des sièges. Dix prames de six cents à quatorze cents tonneaux 9 construites à Tépreuve des bombes, et portant deux cent douze canons , qui lançaient des boulets de vingt-six livres pesant , furent embossées devant la place ; leur feu fut soutenu par celui des batteries de terre : la garnison y répondit par de. continuelles décharges à boulets rouges. Plus de quatre cents pièces du plus gros calibre jouèrent au même instant; ce qui n'était peut-étfe jamais arrivé auparavant. Cette -pluie de boulets rouges, lancée par la garnison, fut irrésistible. On aperçut, dans l'après-midi , la fumée sortant des prames , et vers une heure du matin plusieurs de ces bâtiments étaient en flammes. Us tiraient des fusées en signe de détresse : l'humanité des Anglais qui s'empressèrent à sauver un grand nombre de leurs ennemis, d'une destruction certaine, ne les illustra pas moins que leur courage à défendre la place. Ainsi se termina l'attaque la mieux dirigée et la plus formidable. Au mois d'octobre suivant , l'amiral lord Howe, releva la garnison de Gibraltar, en présence des flottes espagnole et française, après leur avoir offert le combat , quoique avec des forces très-inférieures. Les opérations miUtaires n'eurent après ces événements qu'une faible importance.

ao jan- Des traités de paix furent conclus entre les puis- 1783. sauces belligérantes au commencement de 1 année. Ij'indépendance de la république américaine fut reconnue; les intérêts -de l'Angleterre, de la France et

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la Hollande furent conciliés. L'Angleterre céda la Floride et File de Minorque à l'Espagne, et obtint la restitution de l'île de la Providence et de celles de Bahama. Afin de prévenir toute discussion à l'avenir, on stipula que les Anglais auraient le droit de couper du bois de Gampêche dans le district situé entre les rivières de Bellize et de Rio«H6ndo, qui étaient fixées pour limites.

La paix ne fut pas plutôt conclue que l'Espagne commença une nouvelle guerre. Un armement con-> sidérable fut envoyé contre Alger : la ville fut bombardée, mais elle ne souffrit pas de grands dommages; cette affaire peu décisive fit éprouver quelques pertes aux tyrans de la Méditerranée et n'abaisssa pas leur puissance.

Charles III employa, la fin de son règne à faire a. d. des règlements dont la plupart tendaient à donner ^7^4 plus d'extension au comâierce. Toutefois ces réformes 1788. déplurent au peuple. Dans les projets que Charles avait formés pour régénérer la nation , il paraît que ce monarqu'e avait pris pour modèle Pierre- le- Grand (i); et qu'il voulait introduire un changement total dans les vêtements et dans les usages. Cette tentative excita dans Madrid une insurrection si dangereuse que le roi fut obligé de renvoyer son ministre, le marquis de Squillace. Le mauvais succès

(i) Voy. Hist. de Pierre-le-Grand, et Tooke's Hist. Russ. vol. I.

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de ce vaste plan de réforme prouve combien il est difficile de changer les mœurs et les coutumes d'une nation entière ; il prouve aussi la nécessité de consulter le génie d'un peuple et de respecter ses préjugés.

Mal^ l'opposition que la cour de Madrid éprouva dans plusieurs des édits qu elle publia , elle parvint à réprimer un grand nombre d'abus. Le pouvoir de l'inquisition fut restreint. Le commerce des îles américaines espagnoles fut ouvert, en 1765, dans tous les grands ports de l'Espagne: on diminua graduellement les "nombreuses restrictions qui entravaient le commerce des colonies : le coton et les principales productions de l'Amérique furent reçus dans certains ports sans payer aucun droit d'importation. En 1778, un commerce libre avait été permis de l'Espagne au Pérou, au Chili, et à Buenos-Ayres; en 1788, dernière année du règne de Charles III, de semblables règlements comprirent le Mexique dans les libertés accordées au commerce, favorisèrent ainsi tous les sujets espagnols , «t firent revivre l'industrie nationale si long-temps comprimée par la guerre , par des impôts excessifs, et par un injuste monopole (i). A. D. Charles III fut beaucoup moins regretté que son 178B. f(.^|.^ Ferdinand VX. Il ne fut cependant pas dé-

(i) Bourgoing , Tabl. de TEspagne moderne, tome a, p. 167, etc.; Ëncyclop. 'Méthod. i; Dr. Robertson's Hist. Ame rie, book 8, etc.

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pourvu de . talents. On a condamné avec raison 4a politique qui l'entraîna dans les malheurs qu'essuya la France en irj6i , qui le iSt adhérer au traité de femille, et qui mit en danger l'Amérique espagnole en ' soutenant l'indépendance des coloi^ies anglaises. Sous d'autres rapports, son règne doit être considéré comme ayant été favorable à l'Espagne.

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