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avec uri éclat convenable à son rang , il s’efforça de gagner du temps; mais Olivarez était si pressé de l’avoir en sa puissance, qu’il lui envoya dix mille ' ducats. Le duc feignit une indisposition, et prévint en même temps les confédérés que les excuses ne pouvaient plus servir à rien, et qu’il fallait porter le coup qui devait décider de leur sort et de celui du royaume.
Les conjurés ne demandaient qu’à agir. Leurs plans étaient arrêtés; et ils comptaient avec impatience les heures qui devaient encore s’écouler avant qu’il fût permis de proclamer l’indépendance du Portugal. On avait résolu que le duc de Bragance attendrait à Villa-Viciosa le succès de l’entreprise, tandis que les conjurés , excitant le peuple à prendre les armes, attaqueraient Vasconcellos , et s’empareraient de la vice-reine dont la personne répondrait de la conduite de la garnison espagnole. On employa tous les moyens pour exciter une insurrection générale parmi le peuple. Rien ne pouvait augmenter la haine qu’il avait pour la tyrannie de l’Espagne; mais en lui faisant craindre de nouvelles rigueurs on le décida à prendre une part encore plus vive à l’action (i). Le bruit courut dans Lisbonne que la cour de Madrid avait résolu d’exterminer la noblesse
(1) Pour les détails de ces singulières transactions, voyez l’abbé Vcrtot, Révol. du Portugal.