‹ Histoire D'EspagneChapitre 19 sur 46 · I76 HISTOIRE · texte numérisé non relu

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commandement de sa troupe, mit en déroute huit cents Français: il mit Pampelune à contribution, en la menaçant de l'affamer. Vers la fin de 1810, lorsque le nombre des guérillas se fut prodigieusement accru, eu même temps que les milices et l’Arduenza portugaises se portaient en grande force sur les derrières du maréchal Masséua, les escortes les plus fortes étaient insuffisantes : en novembre, un corps français d’infanterie et de cavalerie, fort de trois mille hommes, passant leZezere, et traversant le Bas Beira, se dirigea vers la frontière d’Espagne, du côté de Castel-Branco , uniquement pour assurer le passage d’un courrier, et obtenir des renseignements. On pourrait citer beaucoup d’autres exemples de succès obtenus par les guérillas dans ce genre de guerre, et de leur ardeur à multiplier les obstacles aux communications, aux moindres mouvements partiels des troupes françaises. Les gendarmes établis à chaque relais sur les grandes routes ne pouvaient s’y maintenir; les colonnes mobiles n’attaquaient que rarement ces guérillas, dont rien ne pouvait égaler l’audace et l’activité.

Cependant les Français, maîtres des forteresses, de presque tous les ports de mer , des villes et des points principaux de communication entre elles , marchaient avec assurance à la conquête du pays. Quoique inquiétés, ils s’affermissaient dans la possession des plus belles provinces de l’Espagne. La

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guerre irrégulière que faisaient les guérillas retardait seulement, mais n’aurait pas, à la longue, empêché l’entière soumission au nouveau gouvernement. Les armées espagnoles désorganisées, disséminées, agissaient, pour ainsi dire, au hasard et sans se concerter, il n’y avait aucun plan fixe, aucune combinaison. Les éléments d’une bonne armée se trouvaient partout dans ce chaos; l’esprit régulateur, le point central n’étaient nulle part.

Dans cet état de choses , tous les espagnols éclairés ne voyaient de salut que dans la convocation des cortès; c’était le vœu de toute la nation. La junte suprêmë se hâta de le remplir : voici quelle fut la forme d’élection.

1 Chaque paroisse, réunie en assemblée générale, devait nommer un électeur. Les électeurs, ainsi choisis dans la paroisse, devaient se réunir dans la principale ville de la province piour nommer un député aux cortès générales. Les' députés destinés pour les cortès extraordinaires devaient êLre élus à la majorité des voix. Chaque province avait à fournir un député pour représenter trente mille âmes. Le nombre des députés de chaque province était fixé; il y avait en tout trente-deux provinces, et le nombre total des députés était porté à deux cent huit. Soixante-dix-huit suppléants furent nommés pour siéger en cas de décès des députés. Chacune des juntes provinciales devait fournir unxléputé aux cortès générales. Les villes qui en avaient envoyé en

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