‹ Histoire d'Espagne, par l'auteur de l'Histoire de RussieChapitre 62 sur 84 · JEAN L · texte numérisé non relu

JEAN L

ceptée et réglée par an traité concla à Bayonne, aax principales conditions suivantes : Le duc et la duchesse de Lancastre renonçaient au nom et aux armes de Castille; leur fille Catherine épouserait le fils aîné de Jean, rinfant Henri, qui prendrait alors le titre de prince des Asturies, à TimiUtion des fils aines d'Angleterre, appelés prhice de Galles* Ce traité, signé en 1387, fut confirmé par les états de Casiille, Tannée suivante.

Vers cette époque TEspagne fut délivrée , à cinq jours dUntervalle, de deux tyrans contemporains de Pierre le Cruel ; nous voulons parler de Charles le Mauvais, et de Pierre le Cérémonieux. Le premier fit une fin digne de lui , en périssant dans les flammes. Epuisé par ses excès en tous genres, il s'était fait envelopper dans un drap imbibé d*eau-de-vie, ponr ranimer les restes de la chaleur naturelle; mais un valet de chambre mit le feu a ce drap par imprudence, et le roi expira dans d'horribles tourments. Charles u^ ou le Mauvais, est encore plus connu dans Thistoire de France que dans celle d^Espagne, par son amMtion , son avarice , ses débauches infâmes , ses trahisons, son impiété et ses emportements. Il eut pour successeur son fils Charles m , dit le Noble.

Pierre iv, dit le Cérémonieux , était d'une disshnulation profonde , d'une ambition démesurée , d'une cupidité insatiable, ingrat, cruel , fin, perfide , faisant servir indifférenunent à sa grandeur les crimes, les vertus et les talents; peu heureux à la guerre, mais ardent, ap^ pliqué, éclairé, plein de ce courage' d'esprit et de cette fermeté intrépide qui, s'ils étaient joints aux qualités du cœur, formeraient les plus grands et les meilleurs rois. Son règne de cinquante-un ans est mémorable pa de grandes usurpations, de grands crimes et de grands malheurs. Son fils, Jean I, lui succéda; ainsi les mêmes trônes de Castille , d'Aragon et de Portugal , qui, quelques années auparavant avaient été occupés en même

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temps par trois souYerains appelés Pierre « se troavalent actuellement appartenir à trois jois da nom de Jean u *

Le roi de Gastille mourut» le 9 octobre 1ÎS90, d'une chute de cheval qu'il fit dans une espèce de tournoi. Ce prince n'était ni aussi grand , ni aussi guerrier que son père , mais il était aussi bienfaisant , et peut-être pl&s sage et plus vertueux. On lui doit plusieurs lois et règlements utiles , entre autres le décret qui assujettit les justices particulières des seigneurs aux justices royales ; rien de plus sage depuis rétablissement de la monarchie, que cette mesure qui fut reçue aux applaudissements de tout le royaume.

Jean laissait de son premier mariage avec Léonore d'Aragon deux fils, Henri et Ferdinand; il ne laissa point d'enfants de Béatrix, sa seconde femme.

HENRI m , DIT LE MALADIF. 1990-1/^06.

ARAGON : JEAN P' , jusqu'en 1395. — MARTIN.

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