FERDINAND
Tamiraote , le connétable , le duc de Hnfantado, le doc de Najera , André del Burgo , et le seigneur de Vere , flamand. Les régents déférèrent unanimement la présidence du conseil à Ximénès , honune supérieur en intelligence à tout ce qui Tentourait.
Le cardinal , agissant au nom de la reine , s^empara des principales places fortes , soit en prodiguant les promesses et les menaces, soit en répandant des largesses auxquelles il sacrifia noblement son immense fortone. Lorsque Ferdinand arriva de Naples, il n*eut qa*à s^asseoir sur le trône, que les heureuses combinaisons de Ximénès lui avaient préparé. Tout s'apaisa ; le calme se rétablit , Tordre et les lois recommencèrent leur cours.
Le cardinal Ximénès entreprit alors à ses frais la conquête d'Oran ; ce grand homme Toulait rendre aux Maures les maux qu'ils avaient faits à sa patrie, et surtout assurer les côtes d'Espagne, insultées sans cesse par des escadres de corsaires , sorties du port d'Oran. La ville fut emportée d'assaut ; mais dans le temps oè Ximénès songeait à pousser ses conquêtes , la jalousie des grands et celle du roi le forcèrent à revenir en Espagne. (1509). L'année suivante , Ferdinand, encouragé par les succès de Ximénès , entreprit de conquérir toute la côte d'Afrique , depuis Oran jusqu'à Tunte. Les succès les plus brillants couronnèrent d'abord cette entreprise. Bougie , Tlemcen , Alger , Tunis se reconnurent vassales du roi d'Espagne, mais des revers détruisirent bientôt ces belles espérances, et de toutes ces conquêtes , il ne resta qu^Oran.
En 1511 , le roi se préparait lui-même à s'embarquer pour l'Afrique, avec un armement formidable, quoique son expérience lui montrât combien ses conquêtes dans ce pays étaient précaires, lorsqu'il fut pressé par le pape Jules n de venir à son secours , menacé qull était par les armes du roi de France et de l'empereur,