‹ Histoire d'Haiti (volume 2)Chapitre 28 sur 47 · FE · texte numérisé non relu

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“retraite ne fut- pas coupée, s'il était repoussé. Destrade, Noël Bu-

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quer le bourg, il prit la détermination de massaerer la garnison

“blanche laissée à la barrière de l'habitation Labarre, afiu que sa

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quet, et Jean Charles Courjol devaient attendre la nuit, pour enve-

—lopper les blancs à Labarre et les égorger en les surprenant. Mais

Cowjol, impatient d'en venir aux mains, attaqua avant la nuit. Les.

“indigènes furent repoussés , et les français rentrérent en bon ordre “ilArcahaie. Destrade, maître de la plaine, vint camper à la porte “des Vases, au pied des fortifications du bourg. Noël Buquet de-

Meura campé à la barrière de Poix la Générale, pour surveiller les mouvemens des cullivateurs de la plaine. Jean Charles Courjol s'établit à las porte du Boucassin, A la pointe du jour, les indigènes,

donnérent au bourg un assaut formidable. Au milieu de la mitraille que vomissait le fort des Vases, ils pénétrérent en grand nombre dans les fortifications. Mais les français se précipilèrent sur eux avec tant d'impétuosiié qu'ils furent culbutés dans les fossés et repoussés” au loin. Destiade, en se retirant, ordonna à ses bandes de se ré: pandre dans la plaine, et d'exciter les cultivateurs à la révolte avant de gagner les montagnes. Les ateliers des Vases, des habrtations Imbert, Robert, Thomas Vigner et Courjol s'insurgèrent, massacrérent les colons et se reli cer Eut dans les mornes." Le normbee des révoltés se grossit; le canton de Boucassin seul, dans la plaine de l'Arcahaie ,. demeura encore fidèle aux français. | Dès que le général Rochambeau apprit l'attaque qui, avait étés au lacteusement dirigée coutre le bourg de l'Arcahaie , il ordonna à" Lamartinière de s'embarq er avec toute la 3° coloniale qui formait le troisième bataillon de la 68° de ligne, pour aller exterminer les bandes de Destrade. Les environs du Port Républicain se trouvérent dégarnis de troupes coloniales par le départ de Lamartinière: À le nom de ce guerrier était la terreur des insurgés. Aussi vit-on,M aussitôt après son départ, Métellus abandonner les linutes de l'ar-" rondissement de Jaemel, et venir camper sur les bords de la Ri=« vière Froide, à quatre lieues au sud du Port Républicain. Un a boureur, Thomas Marie Jeanne!, noir, et un indigène noir, Duche min Adam, que les français avaient nommés capitaines de gardes nationales, soulevèrent tous les ateliers des mornes de LHôpital qui protègent au Sud le Port Républicain. Lamour Dérance , de son côté, poussa Ses incursions jusqu au camp Frère dans la plaine du Cul de Sacs il y établit un poste. Ainsi les succès des indigènes de l’Arcahsie contre lesquels fut dirigée toute la 5° colomale, Tavo= risèrent prodigieusement le développement des révoltes des mornes du Port Républicain, de Lé ogane el de Jacmel. Les insurgés de la plaine de Léogane, ayant à leur tête l'inirépide Sanglaou, noir, et Mathieu Fourmi, noir, attaquèrent vigoureusement les postes. qui couvraient Léogane ; ils furent repoussés avec perte. . Les habitans de Marigot se soulevèrent aussi et contraignirent un. détachement de la 8° coloniale, en garnison dans leur bourg àoi prendre leur parti. Le capitaine général Leclere, voyant les trou- # pes coloniales demeurer fidèles presque partout, et des hommes jusqu'alors obscurs, à la tête des insurgés, avait l'espoir, en dés ployant quelque énergie, d'étouffer l'insurrection. À Pendant cet intervalle , le colonel Lamartinière était arrivé au bourg de l'Arcahate. El entra aussitôt en campagne. Ilse US dit aux Délices. Les insurgés ne purent résister aux soldats de a 3° coloniale qui, parfaitement équipés et disciplinés, gravissaient les mornes avec une prodigieuse agilité. Comme ils étaient la plu part indigènes de çes quartiers, ils connaissaient tous les Sentiers

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HISTOIRE D’HAITI.—(}802) 8ii

journans de la montagne. Lamartiniére vit fuir , à son approche,

«Destrade, Jean Charles Coujol ct Noël Buquet. Destrade se retira mi Cuyon. Lamartinière battit aux Matheux, au pied du camp Du- “bourg, Louis Manseau, le prit et le fit fusillec. Il ne s'arrêta a "à Garescher, au Fond Bapuste. Il parcourut les mornes et con- “traignit toutes les femmes qu'il rencontra à retourner sur leurs habitations respectives. Elles reprirent leurs travaux ordinaires. Pour maintenir ces divers cantons dans la soumission, il établit un poste ES - Jarrossey, dans Je canton de Délices, un autre à Leroux, et un troisième au Fond Baptiste, sur habit Signeau. Les garnisons “le ces trois postes Ft aient dans la montagne , et $e croisaient dans toutes les direction Lamartinière avec 800 hommes de troupes coloniales, avait bte ‘au plus dé résulrats que Îles généraux La vaéile ét Pageot, avec des forces européennes bien supérieures. Fant “ilest vrai que les indie gènes peuvent seuls supporter avec succés les. » fatigues de la guerre dans l'intérieur d'Haïti. Après avoir ordonné -à ses soldats d”: agir Ven contre les brigands, Lamartinière se retira au bourg de lArcahate.

Jean Charles Courjol se tenait caché au pied de la colline du “Fond Baptiste, au Trou Archin, à la source de la rivière de Montrouis. Chaque semaine :ïl sortait de sa retraite et venait donner …J'alarme aux soldats de la 3°, répandus dans la montagne. Il ne voulait pas sortir des limites de la commune de l'Arcahnie , Survelllant activement les mouvemens de l'ennemi. ELamartinière, apprenant que mes révoltés étaient encore dansle quartier de F'Arcahaie , revint dans la montagne, attaqua près de Guilhoux la bande de Destrade qu'il …dispersa. El rentra au bourg, paraissant très-préoccupé. * Cependant \ül avait étouffe La révolte dans toute la éommune. Il “disait souvent à quelques officiers de la 3°, ses confidents : que fait donc be général Dessalines? Je n'entends presque plus parler de lui; il est temps quil se soulève contre les français; voici le « moment favorable de lui fivrer la paroisse de l'Arcahaie. Il n’attendait, “pour se prononcer contre les CUS à que la prise d'armes de Des-

“ salines,

“ Larose, qui depuis l'arrestation de Ch. Rélair s'était retiré à la Petite

à Montagne du Mirebalais , se montra de nouveau dans le quartier de …l'Arcahaie. Il était presque seul. Il alla joindre Destrade, et lui proposa de se rendre avec lui dans les mornes du Bahoruco par les « Pays-Pourris, auprés de Lamour Dérance. Les principaux officiers … des insurgés portérent Destrade à rejeter sa proposition quotqu'ik Peut déjà accueillie. Pendant qu'ils délibéraient réunis sur l'habitation Ainard, Lamartinière vint les surprendre, leur tua RE de monde, eties dispersa au loin. En même temps deux officiers noirs, David Æroy “et Paul Lafrance, qui commandaient au Ni teb Rain ‘pour les français, marchérent contre eux, les cuibutérent partout où ils les rencontrèrent.

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