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812 HISTOIRE D'HAITI.— (1602) | we | Le quartier de l’Arcahaie fut momentanément entièrement délivré des insurgés. : Destrade et les siens, poursuivis avec vigueur par les fran çais, abandonnés de Larose qui s'était réfugié dans sa relrailé Or dinaire, furent contraints de gagner le sommet des mornes du Crochus… Là ils reçurent les attaques successives de David Troy et du coms mandant Paul Lafrance, sortis du Mirebalais, du commandant St James, sorti de la Croix des- Bouquets, On ne put cependant less chasser de leur position. Néanmoins Destrade, craignant d'être en veloppé de toutes parts, revint à la résolution qu'il avait déjà prise de“ gagner Îles mornes du Bahotuco où commandait Lamour Dérance, montagnes presque inaccessibles, dont les habitans, depuis à fondas tion de la colonie, s'étaient presque toujours maintenus indépendans de touie autorité. Mais les insurgés de l'Arcahaie, qui ne voulaient pas s'éloigner de leur pays, lui déclarèrent que , s'il persistait dans sa détermination, ils eesseraient de le reconnaître pour chef. Penn dant que la plus grande agitation réfnait parmi eux, Larose. qui s'acheminait avec quatre compagnons sur le Bahoruco, arriva dans les mornes du Crochus. Son apparition réjouit tous les cœurs et releva tous les courages. Il leur proposa d'aller se ranger sous les drapeaux de Lamour Dérance qui faisait la guerre aux français Is refusèrent d'abandonner le canton du Crochus, disant que Las mour Dérance ne devait avoir avec lui que quelques hommes puisqul s était retiré au loin dans les mornes, dans la crainte d'être arrêté par les français. Ils ajoutèrent que si Rochambeau l'avait redouté il n'aurait pas envoyé, à l’Arcahaie, la 3° coloniale, le seul corps qui pût Ile com battre dans les mornés de la Selle. Lis offrirent le commandements à Larose à condition qu'il restät parmi eux. Celui.ci accepta, tout eu déclarant qu'il ne reconnaitrait pas, tantà présent qu'à l'avenir, d'autre général en chef que Lamour Dérance. Destrade, Victime dem J'ingratitude de ses compagons d'armes, se retira presque seul'aum fond des bois. Dès lors il commença à miner l'influence de Earosem sur les gens de l’Arcahaie. #4 . 3 Larose, homme de couleur, était né dans le canton du Mireba® lais , sur les limites de l’ancienne colonie espagnole. Comme ilsa-« vail parler le jargon des habitans campagnards de la partie de l'Est, & et qu'il avait un peu leurs mœurs, ses compagnons d'armes Pavaient surnommé l'espagnol. Ancien chef de bataillon de la 8° coloniale bon militaire, d’une rare intrépidité, il inspirait la plus grandeconfiance aux gens de l'Arcabaie. Il conçut aussitôt le projet de re conquérir les mornes de cette paroisse sur Lamartinière. Il fit savoir — à Jean Charles Courjol, campé à la Colline du Fond Baptiste, ainsi qu'aux indigènes de Montrouis, qu’il commandait en chef; il leur ordonna de se réunir sur lhabilation Cortad, dans la section des Délices, où il viendrait se mettre à leur tôte. Sa réputation re
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mua de nouveau tous les habitans de la montagne. AT
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