‹ Histoire d'Haiti (volume 2)Chapitre 39 sur 47 · EME ST · texte numérisé non relu

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devant lui, par un ciel pur, l'Océan Atlantique tel qu'un désert sans bornes , au sein duquel s'élève la Tortue, comme une oasis.

Sous Leciere et sous Rochambeau, cette île habitée aujourd'hui“ per quelques misérables pêcheurs, présentait au voyageur un coup d'œil pittoresque. Des orangers, entrelaçaat leurs branches char gées de fruits au dessus des sentiers qui traversaient l’île dans tous tes les direetions, donnaient à l'européen un ombrage odoriférant qui, le protégeait contre les ardeurs d'un soleil meurtrier, L'air sain. de la Tortue, l'atmosphère de Lile toujours renouvelée par la brise“

Le HISTOIRE PMR CIENN 40 tafraichissante de la mer, tout avait fait choisir ce lieu par le gou: vernement pour y établir un vaste hôpital. Les français y avaient construit de magnifiques Dâthnens; et autour de ces bâtimens, its avaient “levé plusieurs milliers de cases, en enfonçant dans la terre des trones d'arbres-entrelacés de lianes fortement serrées et end uites déterre grasse. - Les larges feuilles du ba nauier, l'écorce desséchée. du palmier , les sh, | bautes tiges des roseaux du rivage, abritaient en forme de toit l'en: ceinte des cabanés. Où y avait transporté, somme nous l'avons vu ? “uu Cap, du Port de-Paix, du Môie, du: Fort Liborté , la plupart des blessés et des malades. Des He celébraient l'office divin dans une chapelle construite, à grands frais, avec dés briques et des ie Éches d'acajou. Le gouveraement avait dépensé des sommes considéz= Mribles pour toutes ces constructions. Des casernes logeaient une Mdémi-brigade de soldats d'élite tant pour fa police de FE petite île, que pour la défendre contre les anglais , én cas d'agression. Les troupes de la garnison élaient couvent renouvelées : Rochambeau y en- NOyait, alternativement , les soldats respirer un air as sain que. celui des villes. | Ne M Capoix, déterminé à incendier l'hôpital de la Tortue, ordonna aû ( 3 Î

Loui La ruine de cet établissement devait enlever aux français d'immenses ressources. Vincent Louis fit construire des radeaux avec des planches Dés par Ge fortes lianes, et sembarqua accompagné de 1 ph hommes d’é ic de la 9e. sous les ortres du capitaine Gardel. FE partit du Garrerouge de St. Louis du Nord, au commencement d'une nuit obseure, du Gau 7 Janvier 1893.* © Deux bateaux chargés de rameurs remorquaient les radeaux. Des indisénes , après avoir é\ilé le Lougre le Vautour, suuS les ordres du capilaine Fey, qui croisail entre le Pori de Paix “et St. Louis, abordeérent à File de ta Portu ie, à fa Basse Lori re et à a pointe Palmiste. Vincent Lou ns se dirigea tout de sutie sur l'habitation “Labatut dont il S'empara sans coug-ferit. H délhivra une foule d'in- “igénes qui y étaient enchainés, eulre autres , sa mére, son fils, et Placide Lebrun. Aussitôt 1 ren voya deux des radeaux au Car= rerouge de St. Louis du Nord où débarquérent les prisonniers indigoucs qui avaient été délivrés, ainsi que l'épouse du colonel La- Datut, vicille femme blanche qui avait eté sur rprise dans la grande “esse de son dr: abitation. Capoix la traïa avec humanité. Mais des Scélérats la poignardé: rent peu de temps in pour lei entever ses bi- Joux. Vincent Louis souleva plusieurs ateliers, parcourut quelques habititions, Incendiant et saccageant tout, el Lrefoula lo garnison française dans le fort de l'Hôpital. Cette fortification fut ensuite attaquée enlevée et livrée aux 64 La plupart des malades et des habitans n'é-

commandant Vincent I de se pre is er à y opérer une descente:

| # [a wazette oflicielle de St. -Domingue publiée au Cap sous Rochunbeau parle de eette expédition. |

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