ET. & D
ans da peuple français, couverte encore du sang que ses prélens tions insensécs ont fait répandre; ealomniant sans cesse fa révolu- «tion et ses plus zélés défenseurs. Toujours d'accord avec les mimnistres qui ont fait le malheur de la France, et constamment sou- “enue et protégée par tout ce quil \ avait dans l'assemblée consti< “MHuante#d'amis ardens du clergé, de la noblesse et de la monarchie RS 0 NON SUR 1, Net Oe PENSE Gay 7 S'adressant ensuite aux soldats des régiments d'Artois et de Provence en garnison au Port-au-Prince, et trop souvent égarés par les factieux : «que vous importe Ja querelle des aristocrates de la peau! vous n'è-
@ies pas venus dans la colonie pour venger l'amour propre des en- @némis de l'égalité, encore moins les prétentions des indépendans « contre la mère patrie. » |
Cette proclamation à laquelle avait Lravaillé Pinchinat est empreinte de influence que les hommes de couleur exerçaieut alors sur Sonthonax qui lui-même mû par de nobles señtimens état imdigné des injustices des blancs. | ï “Lcs affranchis de la Sénéchaussée de St-Mare répondirent à Fappel du Commissaire civil avec enthousiasme. Is firent plus; lis signèrent une adrèsse à leurs frères de toute la colonie rédigée par Ghanlatte le jeune par laquelle ils les exhortaient à se rallier aux représentants de France. « Accourez, accourez de tous les poiats de la colonie, © citoyens régénérés ;. entourons les organes de la lon, et que nos corps ‘tombent mille fois sous les coups de nos misérables ennemis, plutot “que de laisser avilir un instant les lois de la République... . Déployons toute noire énergie; que nos ennemis tremblent deffrot en voyant la courageuse ardeur que nous allons mettre &attérer et “à ancantir cette faction insolente, dont Îe foyer est au Port-au-Prinec; jurons tous de ne pas revenir que le dernier, ne soil exterminé..……. Plus de repos, anus, plus de grâce; écrasons celte ermine infecte “qui porte: la désolation jusque dans nos mornes les plus reculés. Süngeons que les ennemis extérieurs nous défendent impérieusemenf «de composer avec les agiiateurs qui sont dans notre sein, el puris &fions par. la. mort ceite terre encore fumante de crimes. »
Les: affranchis, :dans leur rage contre le Portau-Prince, n'appe- Hient plus ceite ville que Port aux-Crimes. Borel de son côté invita lès quatorze varoisses de l'Ouest à s'armer contre les commissaires cils. Jacmel répondit à son appel et déclara que Portau-Prince Éiait calomnié. | | | H Pendant cet intervalle Polvérel se rendit de Léogane à St Mare sur li gabarre la Normande. Sonthonax se transporta sur le rivage pour réceyoir son collègue. Ils s embrassèrent avec efusion, et se rendirent, Suivis d'un peuple immense, à | Eglise, pour remercier Dieu de, les avoir réunis. La messe fut célébrée avec pompe; aulieu du Té-Deum, la Marseillaise fut entounée; et. au, dernier eouplel: Amour sacré de la