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«rer qu'à la fin des dites dix années de sursis accordées pour lé
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152 HISTOIRE D’HAITI.—"( 1793 ). LENS à
paré le gouverneur Wiki iamson au traité qui allait se conclure. Le“ 3 Septembre 1793, la capitulation fut signée à St. Yago de la Véga, par Pierre Venant de Cha: miily , propriétaire tà Si- “Domingue , ut nom des habitans de la Grand'Anse, d'une part, «et par A dan) Williamson, gouverneur de la Jamai ique pour le roi George, d'autti part. El y "était stinulé que les habitans de St-Domingue me pouvanf |
les opprimait, invoquaierit la protection de S. M. B., lui prétaient serment de tidélité , Ja suppliuent de conserver la colonie , et de Jes traiter comme bons et fidcles suicts jusqu'à la paix générale époque à laquelle sa Majesté Britannique , iC gouvernement françaiss et les puissances alliéés décideraient définitivement entre elles de k soyveraincté de Si- Domingue; #0
Ouc des homines de Cosbeur auraient tous les privilèges dont jouit cetk castle dans les colonies anglaises ; e
Que la religion catholique serait maintenue sans acception d' aucuns autre culte évangélique. { + L'article VI était ainsi congu : « Attendu les incondi ei M IS tions, révoltes des nègres, vols et pillages qui ont dévasté la colonie, le représentant de Sa Majesté Britannique, au moment où il prendre: L possession de la colonie, pour salsfaire à la demande qu'en font Is" habitants, les à autorisés à prociamer qu'il accorde pour le paiement} « des dettes , un sursis de dix aunées, qui commencera à courir dû « Jour de la prise de possession, et la suspension des intérêts com « mencera à courir depuis l'époque du 4. Août 1794, pour nexpis
« true des deites, ét cependant ne pourront être comprises dans « lesdits sursis les dettes pour compte de tutelle et compte de geste « . propriétaires absens, et aussi Îles dettes pour tradition de fond « de propriétaires. » Le sursis accordé pour le paiement des dettes n'était pas la disposition qui plaisait le moins aux colons’, car Sts -Domingue devait Mr au commerce de la métropole qu ‘il ne pouvait Sd EE Aer ns 4 Pendant NT intervalle les habitants de Jérémie persistant dans leur trahison envers la mère-patrie, et excitéspar Favaranges ex-présidentié l'Assemblée coloniale, membre dü conseil, attendaient los Anglais taveen impatience. 0 Adam Williamson fit un armement de peu d'import ance ; car Grand’Anse livrée à ‘ses propres foyces avait déjà résisté à la Républi ue. ‘L'armée expéditionnan re fut composée du 13.° régiment d'infan terie, de sept compagnies du 49.° et d’un détachement d'artillerie, en tout 870 hommes. Elle forma deux divisions. La première del6® hommes, sous les ordres du lieutenant-colonel Whitloke, partit-du for
"hoyut, le ÿ Septembre 1793, et arriva à Jérémie, Île 49 du mèn
tusioinn p'Hairi.—( 195 ) PC 153
Mois cscortée par le vaisseau l'Europa que commandait le commodoré Ford , Chef. de la station de la Jamaïque. Les troupes anglaises qui dé: Harquérent le lendemain, furent reçues ‘avec joie par toute la popula- “ion au milieu des cris. de vive le roi Georgel vivent les Anglais! Tous les forts de la place arborërent le drapeau de S. M. B., en faisant le ‘salut royal auquel répondit aussitôt le commodore Ford. La prise de possession de Jérémie fut consommée. Whitloke fut frappé de l'attitude militaire de la ville et des ressourecs qui y existaient. Ayant acquis la certitude qu'elle pouvait se défendre livrée à elle-même, il songea hardiment aux autres points de l'ile où les Anglais entretenaient des intelligences, au Môle, à St:Marc, à l’Arcahaie.
… Pendant ce temps le Môle qui était alors une ville riche et peuplée se disposait à se livrer aussi à l’Angleterre. Cette place était parfaitement approvisionnéé de munitions de guerre et de bouche. Tous les Crioyens ÿ étaient royalisies, excepté le maire Jeanion qui instruisit Southonax des dispositions de la garde nationàle et de la garnison en faveur de l'Angleterre. Le commandant” de la place Deneux, la mu- ” micipalité, le colonel de la garde nationale Chaumette, le régiment de Dillon ou 87° commandé par: OFarel, Bellisle maire de Bombarde, Jaunas commandant de la Plate Forme, ayant appris que Sonthonax organisait les bandes des nouveaux ltbres du Port-de-Paix et de Jean: Rabel, sous les ordres de Pierrot et de Joseph, pour les diriger sur le Môle, envoyérent au commodore Ford à. Jérémie une députation chargée de l’exhorter à venir le plus tôt possible prendre possession de leur ville sérieusement menacée par les républicains. Sonthonax venait “de déclarer traîtres à la patrie, par une proclamation du 19 Septembre, Deneux, O'Farel, Jaunas, Chaumette. Le Môle était dans la plus grande terreur; le commissaire civil s’avançait, et Îles anglais ne se montraient point.
Pendant ce temps Île commodore Ford était parti de Jérémie avec le vaisseau Europa de 50 canons et plusieurs petits navires de charge; Ce fut avec des transports de joie que le 21 Septembre les habitans du Môle aperçurent l'escadre anglaise. Une capitulation semblable à celle de Jérémie fut signée dans la même journée ; et le lendemain, au lever du soleil, le pavillon anglais fut arboré sur tous les forts de la place. La garde nationale de 500 hommes et le régiment de Dillon prirent la cocarde noire. On vit la trahison livrer à un vaisseau anglais de 50 canons, un des plus beaux ports de guerre du nouveau monde, “défendu par des batteries disposées en gradins , armées de cent pièces “de gros calibre. Les anglais y trouvérent deux cents milliers de pou-
…dreet 200 canons. Le 28 Septembre il leur arriva de Jérémie une com- “pagnie du 43.° régiment; et le 42 ‘Octobre la seconde division de lex- “pédition de Williamson, sortant de la Jamaïque, composée de cinq “compagnies du 49° régiment, débarqua au Môle. Jusqu'à l'arrivée de ces ouvelles forces, deux cent cinquante marins de J'esçadre de Ford:
+, AMIE a. MISTOIRE D'HAITE —( 1793 )
avaient gardé la place. Quelques jours après les frégates anglaisesnla Pénélope et l’Iphigénie vinrent mouiller dans la rade. +" 4100 Les anglais , après avoir confié le commandement du quartier-dum Môle au lieutenant-colonel Dansey, déportèrent le maire Jeanton comes me ayant été’le seul dés habitans qui se fut opposé à Îa capitulations Cependant quand il arriva en France il faillit périr victime dem perfidie des colons qui, prenant le masque du patriotisme, l'accusèrent d'avoir été un mauvais républicain. Mau FER ‘# Pendant ce temps, d'après les conseils des blanes de Jérémie, Whitlokew se résoiut à attaquer Tiburon, place importaute qui couvrait la Grand'Ansen du côté Sud. Il s’embarqua avec six cents soldats anglais, et arriva danse . Ja baie de Tiburon le 4 Octobre. Gelte place était océupée par cinq cents hommes de troupes noires et de couleur du parti républicain Morin Duval riche planteur, à la tête de 500 noirs de la Grand Anse devait le seconder dans son entreprise. Duval avait pour lieutenant un nommé Jean Kina , “ancien esclave de Mr ELaroc des Irois, que“ le conseil de Jérémie avait nommé colonel, ê D Whitioke ne pouvant opérer son débarquement sous Île feu assez vif des batteries républicainés alla descendre à une lieue de Tiburon Il ne reçut aucune nouvelle de Morin Duval qui efrait à travers les bois, où il s'éiait égaré. En même temps un corps de cavalerie“ commandée par Rigaud, et envoyé des Cayes par Polvérel, vintren« forcer les républicains. Whitloke tenu en échec par des forces su périeures aux siennes ne put agir contre la ville. : Il se rembarquam sous le feu des républicains après avoir éprouvé une perte impor tante, et revint à Jérémie. Il fit de vifs reproches au conseil de st reté et d'exécution auquel il attribua l'échec qu'il venait de recevoir."IM Se :plaignit des mauvais renseigénemens qui lui avaient été fournis’ Al était d'autant plus indigné que la Gévre jaune s'était déclarée dans sam petite armée. Il se résolut même à évacuer Jérémie ét le Môle.' Maigu les Jérémiens, effrayés dé l'abandon dans lequel ils se trouveraient* craignant la fureur des républicains, ‘supplièrent tellement les an glais de ne pas se rembarquer, que Whiiloke se déterminaä à deman-« der des renforts au gouverneur de la Jamaïque. Williamson lui en” voya en toute hâte quelques compagnies du 45e., du 20e et le corps des Royaux , en tout 899 hommes. I ne demeura à la Jamaïque que 400 soldats. L'arrivée. de ces troupes releva le moral "du parti royaliste qui crut découvrir que le gouvernement anglais était déterminé à conquérir St-Domingue, par toutes sortes de sacrifices. OnM répandit au loin que six mille anglais venaient de débarquer à Jérémie." Pendant ce temps le conseil de la Grand'Anse dirigeait les plus eruelles “persécutions contre les hommes de couleur de Jérémie, la plupartdévouésà la république française. I en fit fusiller 160. Whitioke qui ñ’entendait pas M Je français le laissait agir; cependant il s’indignait quelquefois à la vue des tortures auxquelles on Jivrait çes infortunés; alors 1 en faisais «
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fisTorRe D'#taiti.—( 1793 } | 155 meltre quelques uns en liberté. Les frères Henncquin allaient être décapiés; une circonstance imprévue fit suspendre l'exécution ; Whit: Moke en profita pour ‘obtenir leur grâce. Des mémoires de l'époque apportent que l'exécution ne fut suspendue que parceque le bourreau émnandait huit portugaises pour chaque tête , tandis que le conseil men voulait donner que cinq. * fil Après avoir appris la capitulation du Môle, Sonthonax resolut de se rendre au Port-Rspublicain. 1! avait écrit à Polvérel de venir le join- “dre dans cette ville afin qu'ils pussent prendre ensemble des mesures en harmonie avec les événemens qu! se passaient, Il partit du Cap et confia au gouverneur de Lasalle le commandement de la province du Nord. Vieillwd épuisé de corps et d'esprit , Delasalle au lieu de s’occuper des affaires publiques se rendit à la Tortue pour s'y livrer au repos. 1 avait presque perdu la raison lorsqu'il avait appris l'entrée des Anglais au Môle St-Nicolas. En sa qualité de gouverneur il eût “oulu mancher contre les troupes britanniques; mais son état d'épui- Sement ne lui permettait pas d'entreprendre.une campagne. Il écrivit à Sonthonax qu'il serait imprudent d'aller attaquer le Môle , puisque quatre-vingts voiles remplissaient la rade de cetie ville. Il n’y en avait que trois | Europa, la Pénélope et lIphigénie. Delasalle était seerêtement l'ennemi du commissaire civil qu'il eût voulu voir succomber. Au lieu de combattre les Anglais, il écrivit au commodore Ford des’ lettres pleines de complimens et de flatteries, lui dit qu'il aimait trop son pays pour se soumettre à S. M. B.; que néanmoins il ne pouvait Servir sous les ordres d'un chef de bandits tel que Sonthonax. Par une lettre du 5 Octobre, il lui demanda un sauf conduit pour les Etats- Unis voulant, disait-1l, lui donner un témoignage de la confiance qu'il avait en la loyauté d’un peuple aussi généreux que la Nation anglaise. Après qu'il eùt obtenu le sauf conduit il lança contre Sonthonax qu'il traitla de cannibal une proclamation annonçant son refus d'approuver Pacte du 29 Août concernant la liberté générale, attendu disait ii qu'il était attentatoire à tous les droits de propriété. Il partit ensuite pour les États-Unis. Genet ambassadeur de la République près du gouvernement’ fédéral condamna sa conduite. Il lui permit cependant de re. tourner en France; ce qu'il fit à bord du contre-amiral Van Stabel. Le général Laveaux le remplaça dans le gouvernement provisoire de St-Domingue. | Pendant cet intervalle Sonthonax était sur le point d'entrer à St- Marc où les blancs et la plupart des anciens libres se seraient déjà prononcés pour les Anglais, si le dévouement à la République de Pin- “hinat et de A. Chanlatte qui exerçaient sur eux une grande influence, ne les avait contenus jusqu'alors dans le devoir. La eonduite impru- “lente de Sonthonax dans la plaine de ’Artibonite les irrita davan-
» Mémoire de Daguaha, .
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