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RE 4 us wisrome p’uarris—( 1798 )
tage contre la République qu'ils éxécraient depuis que la commission, civile leur avait enlevé leurs esclaves. Sonthonax indigné contre 14 plupart des hommes de couleur, parce quil en avait vu un grand nombre dans le Nord abandonner la cause de la République depuis la proclamation du 29 Août, avait résolu de livrer l'autorité de la cos Jonie aux nouveaux libres ou régénérés qui étaient à Son avis moln$ susceptibles de trahir la France. Comme les anglafs et les espagnols appelés par le parti colonial rétablissaient l'esclavage partout où als pénétraient, les nouveaux libres étaient intéressés à soutenir lé gous ernement français qui seul leur garantissait cette liberté à laquelle aspirent tous les opprimés. Le commissaire civil dit à Christophe" Morney, à Lafond et à Guiambois, trois noirs de l'Artibonité de sé" défier des hommes de couleur qui voulaient les replonger dans la sers vitude en livrant St.-Domingue aux Anglais: Passant la main sur lan tête de Christophe Morney, il ajouta: si j'avais tes cheveux et ta peau" la liberté de ta race serait assurée à tout jamais.* Lés trois noirs” qui étaient d'anciens libres rapportèrent ces paroles aux hommes de couleur de St-Marc. Ceux-ci qu'effrayaient de telles idées, résolurent d'assassiner Sonthonax lorsqu'il arriverait dans leur ville. | + Quelques jours après le commissaire civil entra dans la paroissé de” St-Marc. S'apercevant des dispositions hestiles des habitans, 1l alla sé :fablir sur lhabitation Dessoulier. Celui qui avait élé chargé de le poignarder n’osa lui porter le coup, craignant les dragons d'Orléan et les hommes de eouleur républicains qui remplissaient la -maison principale de l’habitation. Alors les gens de St-Marc cernérent la pro* priété déterminés à le prendre mort ou vif. Sonthonax découvrant les dangers auxquels il était exposé, éerivit à Lapointe noi I de l'Arcahaie d’'accourir à son secours. Il basardait beaucoup sa CON. fiance, car Lapointe lui-même, dès cette époque préparait les gens de son quartier à se livrer aux Anglais. (Cependant Lapointe partibs aussitôt pour St.-Marc à la tête de cinq cenis hommes et de quatre .. pièces de campagne. Avant qu’il eût atteint cette ville, il en vit les autorités arriver au devant de lui, le maire Savary, et Gautier officier militaire, qui le conjurèrent de ne pas sauver le commissaire civil Lapointe leur fit observer que le moment de se prononcer contre, a" République française n'était pas ‘arrivé, que les paroisses de St-Marc,« des Verrettes et de l’Arcahaie livrées &elles seules ne pourraient résister" à la commission civile. Il ajouta qu'il n'agirait du reste que d’après les” conseils de Pinchinat. I entra à S°-Marc et vit Pinchinat -qui lui dit quen Fhonneur lui commandait de dégager le plus tôt possible le commissaire” civil. Pinchinat, quoiqu'il vit avec inquiétude les dispositions hostiles de Sonthonax envers sa easte, ne pouvait se résoudre à abandonner la cause dela liberté générale: Lapointe se rendit à Déssoulier, plaça le commis® * Toussaint ouverture ayant les cheveux et la peau de C. Morneÿ put acquérir assez d'influence sur les siens poux jéaliser Je projet de Sonthogax, \
5" Ne à LV Cape LE HISTOIRE D'HAITI.=—( 1793 ) 154
aire civil aû milieu de son bataillon, et le conduisit à St-Mare, Son-
lonax ne craignit pas de faire emprisonner le maire Savary qu'il | 4 cependant en liberté d'après les conseils de Lapointe. I partit Saint Marc avec Pinchinat et A Chanlaité, le cœur plein Sindignation contre les citoyens du 4 Avril. De l'Arcahaie il se rendit au Port- Républicain. Les citoyens de St-Marc craignant sa fureur lui écrivirent qu'ils étaient tous dévoués à la liberté généralé. Peu de temps après l'arrivée du commissaire civil au Port-Républieain, (Pinchinat qui était indigné de la eonduite des hommes de couleur de St-Marc leur adressa une lettre dont les prifcipalés dispositions étaient les suivantes :
« La plus lâche, la plus odieuse conspiration vient d’éelater à St. & Marc; les ééélérats et les lâches hé eéss ae cette ville et des en- “irons viennent de célébrer l'anniversaire de la rébellion dont ils € «
Sétaient rendus coupables envers le commissaire civil Polvérel. Semblables aux habitans de Jérémie et du Môle, ils se sont commeeux signalés par leurs forfaits ; il ne leur reste plus qu'à se rendre aux anglais et aux espagnols; cest du sein de cette ville impie qu'on ose écrire au commissaire civil Sonthonax qu'elle est peuplée de républicains de toutes les couleurs ; et quel est celui qui ose le dire? c'est un homme sur le patriotisme duquel on comptait, qui au lieu d'employer les moyens que la nature indique’ pour arrêter l'anarchie, voudrait plonger dans le précipice les vrais amis de la liberté en les rendant les insirumens aveugles des ennemis de l'humanité. Et dans quel temps ose-t-il dire que la ville de St-Marc est peuplée de républicains de toutes les couleurs? Dans un temps où personne niguore l'attentat qui à été commis; dans un temps où , comme tout le monde le sait, le brave Lapointe commandant militaire de lArcahaie, se transporta à St-Marc avec un détachement, fit pâlir les factieux et les conspirateurs , pril sous sa conduite le commissaire civil, l'accompagna à l'Arcahaie d’où il s’est “rendu par mer au Port- Républicain : dans un temps où la foudre peut-être trop long-temps suspendue sur les têtes sacrilègés des ha- L bitans de St.:Marc, va éclater et les anéantir; car ne croyez pas, en supposant que vous n ayez rien À craindre ‘de la juste sévérité du commissaire civil qui, malgré l’outrage qu'il a reçu , a la générosité de vous pardonner , que vous saurez échapper a la ven- “ocance des fils de la liberté que vous voulez maintenir dans l’es- « clavage ; leur DARPSRUS poursuivra sans cesse vous el toute votre (race... ...
mc Oui les légions républicaines sont destinées à faire respecter les EL Principes de la république et les ordres de ses délégués ; leurs ar. wmes doivent être employées à l'abolition de la tyramnie et à la des- ÆMruction des tyrans!. Loin‘ donc qu’elles aillent combattre ce que