‹ Histoire d'Haiti (volume 3)Chapitre 20 sur 57 · A À À A @ AA AA A · texte numérisé non relu

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« la défense de vos droits et de vos intérèts. Vous devez conceom le combien il m'en coûte de vous dire des vérités dures ei choquantes

s 458 | | HISTOIRE p'harrr.—( 1793 Ÿ :

« vous avez l'imprudence d'appeler la eupitité sans bornes des africains,

« elles iront au contraire soutenir leurs justes prétentions ete « ront disparaître tous les vestiges de l'esclavage dans, lequel vous

« vous eflorcez de les maintenir. fe ME UN

« Si vous êtes républieains , livrez ma lettre à l'impression ; fait

« en répandre des exemplaires avec profusion; que chaque citoyen, san « distinetion de rang et de couleur, la lise, et qu'il se pénètre € « vérités qu'elle renferme; el puis faites venir parmi vous ces: mêm q «

africains que vous avez outragés; montez en leur présencé sur l'autel de da patrie, jurez en face de la Nature que vous. abjurez. « vos erreurs criminélles, et par un retour sincère et. vertueux, mn « ritez votre pardon; cest le seul parti quil vous reste à prendre « Envisagez surtout qué c'est voire frère qui vous parle, lui qui de-

« puis le commencement de la révolution n'a cessé de s'occuper der

« mais vous devez sentir aussi que vous m'avez aflligé de la manière « la plus cruelle; je dirai plus, vous m'avez déshonoré. , Oui des ar « mes de désespoir me suffoquent; je donnerais tout mon sang pou « expier VOS excès abominables. Je suis prêt à vous tendre. les bras si vous êles justes , libres et reconnaissants ; mais je vous parle pouls la dernière fois, si je trouve en vous des ingrats, des traîtres, dess «ennemis de la révolution, de la liberté et de légalité.»

Les hommes de couleur de St Marc demeurèrent saurds à ces exhor talions patrioliques de Finchinat. Tr Cie +. SONORE

Pendant cet intervalle Whitloke inondait la colonie d’une proclamaæ tion par laquelle il exhortait tous les colôns à se ranger. sous: l'obéiss sance de la Grande-Bretagne, et annonçait que le roi George accot -dait aux habitans un sursis pour poursuites de deites , ét la suspenste® des. intérêts pour douze années à parur. du 1.% Août 1797: Fe

De son côté le gouverneur de le partie espagnole Don Joacm Gas cia de Moreno, par une proclamation en date du 48 Octobre, promets tait les plus grandes faveurs aux colons qui se soumeltraient à son poil ce, et menaçait de raser les maisons. et de confisquer les biens de ceu qui feraient résistance. | | dejà | :3 00

Peu de jours après l'arrivée de Sonthonax au Port Républicains, africains des hauteurs de St-Mare se soulevérent, brülant ét saccagei tout. Ils parlaient d'égorger les” gens de couleur qui, leur avait dit, ne voulaient pas qu'ils fussent libres. Cet évènement détermh les blanes et les anciens libres de l'Artibonite à former aussitÔt ul coalition contre les commissaires civils. Les habitants de St.=Mane des Verrettes, de la Petite-Rivière de lArtibonite , ayant à leurie Gauticr el Savary, hommes de couleur, dressèrent le 47 Novembl un acte intitulé Résistance à l'Oppression, par lequel ils abjurère

ve HISTOIRE D'AITI.— ( 1795 Ÿ à 459

d'autorité des commissaires civils, les vouèrent à l’exécration publique, “out en protestant de leur fidélité à la France. Ils prociamèrent que e but de Ia coalition était de s'opposer # la liberté générale publiée par les commissaires civils qui, disaient-ils, pratiquaient, comme un de: wir, le vol, le pillage et l'assassinat ; que ces commissaires avaient butrepassé leurs pouvoirs, et qu'ils voulaient enlever St Dominate à “la France, en ne la peuplant que d'africains. : Get acte était revêtu de 800 signatures. Jusqu'alers les coaiisés prétendaient ne pas méconnai- “re l'autorité de la convention.

—…. Savary écrivit à Bauvais commandant du Mirebalais pour Lane gager à se réunir à la coalition. Bauvais dévoué aux principes révolutionnaires repoussa énergiquement sa proposiiron.

Péu de jours après le drapeau blanc fut arboré à St-Marc; les hom: mes de couleur — du protectorat espagnol, les blancs du pro- “eciorat anglais. Mais plusieurs frégates de S. M. B. vinrent mouiller dans la rade avant qu'on eût eu des nouvelles de l’armée ‘espagnole dont le général se trouvait à St-Raphaël ; et le major Thomas Brisba. me, après avoir arboré surstous les forts le pavillon britannique, prit Je commandement de la place. Il fit brûler au milieu des plus grandes acclamations des habitants l'arbre de la liberté orné de banderoles ‘tricolores.

— Les blancs et les anciens libres de lArtibonite auraient marché tout de “suite contre le Port- Républicain , si Lapointe qui était à St-Marc ne les “avait détournés de cctte entreprise. I leur dit que pour éviter la guerre “civile, ilirait lui-même au Port Républicain , qu'il s’efforeerait de faire entrer dans la coalition Pinchinat et A. Chanlaite, et que s'il réussissait, on déporterait Polvérel et Sonthonax sans effusion de sang. NH «partit pour l'Arcahaice d’où il se rendit au Mirebalais. Il y gagna Rebelle homme de couleur, profitant de l'absence momentanée de Bau- “ais qui était à la Croix des Bouquets, 11 se rendit ensuite à Léogane où il gagna Labissoniére, aussi homme de couleur. Il eut l'audace Wde se rendre ensuite au Port. Républicain. Sonthonax étonné de le voir en cette ville et se doutant de ses projets anti révolutionnaires l'accueildit froidement. Lapointe se hâta de s'ouvrir à Pinchinat, à Chanlat- Mic et à Monbrun, Mais il les trouva inébranlablen:ent attachés à la cause épublicaine. Pendant cet intervaile il fut dénoncé par plusieurs “patriotes qui avaient fui de St-Marc. Le commissaire civil ordonna à Moribrun de l'arrêter; Pinchinat qui croyait l'avoir détourné de son infâme “projet l'en avertit. Lapointe s'embarqua dans [a nuit qui suivit “pour. l’Arcahaie. Lorsque le, bâtiment qu'il montait passa près “dun corsaire républicain mouillé dans la grande rade , le Ni- Neleur, il dit au capitaine de ce navire de se rendre à l’Arcahaic dou il avait à lui livrer des sucres pour le commissaire civil. Le “Niveleur apparcilla aussitôt. Le lendomain Lapointe arrivé à l'Area- “haie fit descendre sur le rivage l’équipage du Kiveleur, arrèta le ça-

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« protection sans laquelle nous ne pouvons espérer de survivre

pitaine et les matelots, ct s’empara du bâtiment. I avisa aussitôt Thomas Brisbane qui était à St.-Mare, qu'il s'était détaché de latRé

publique. Comme à St.-Mare Îles anciens fibres de l'Arcahaie voulaier

se soumettre à l'Espagné quitraitait mieux que l'Angleterre ses affranen

chis. Lapointe leur fit observer que le bourg de l'Arcahaie étant Sur,

le littoral , les espagnols n'ayant qu’ une faible marine ne ous

les protéger efficacement contre le bombardement des bâtiments de guers

re mouiiles au Port- Républicain , et qu'il valait micux arborer lé pan

villon’ britannique. Il réunit les blancs et les anciens libres” autou

d'une croix qui se dressail au milieu de la Place d’Armes, étendié,

ses bras contre cette croix, et se mit à verser des larmes sur les dot leurs du Christ sauveur du monde , et à sindigner contre les rép

blicains déstructeurs de toutes re! igions. El dit ensuite à la foule |

« La France notre mère-patrie en proie à des divisions intestines, résulte « des crimes commis dans son sein, gémit sans doute sur notre situations

« mais ne peut nous protéger; l'Espaguol indigné pareequ’il nous" « croit les complices de tous les forfaits exécutés par une secle abos « minable, nous menace d'entrer dans n#tre territoire dont il est déjà « voisin, la-torche d’une main, et le poignard de l'autre, si nous 4 ne nous hâtons de reconnaitre sa puissance. L'Angleterren

« touchée de nos malheurs , nous offre sa protection. Je sens, mes « sieurs, quils est dur à des français que l'honneur a toujours gui: « dés d'abandonner leurs drapeauxz; mais telle est la fatalité de not « «

sort, quil faut opter entre le fer meurtrier des destrucieurs de I plus riche des contrées ; la domination espagnoie ou la protection

« anglaise. Je ne me permettrai pas de chercher à vous influencé”

« loux de votre satisfaction que de la mienne, c’est à vous de pronom” « cer. Je vous exhorte seulement à réfléchir sur vos Intérêts , sur nos

« rapports commerciaux, el sur les avaniages que nous pouvons re#

« tirer de ladoption d'un des: deux partis. Croyez, messieurs , que « la France ne. saurait vous blâmer d'avoir chéréké à conserver. les

« restes infortunés des hommes et &es propriétés de cette colonie.

«a S'ilest des cas où l'abandon de ses drapeaux soit excusable, c'est « Sans contredit alors que l’on est réduit au point où nous sommes”,

« D'après cela, messieurs, prononcez et que la bannière de la nati® « que vous aurez choisie, arborée sur vos forts, soit le signal d'un

« long-temps aux trames ourdies contre nous. » E

Après ce de discours il se fit un profond pie ence qui fut tout à cou interrompu par les cris de vive S. M. B.! vive sa protection hr vi Louis XVII! vivent tous les rois de la ou dt

« par mon opinion, sur le parti que nous devons prendre. Plusjas

* H y avait à l’Areahtie plusieurs failles’ de couleur très. dévouées. à

République et très influentes , entre autres. la faille Leroux: a / 4

fe Pendant que Lapointe fisait arborer sut. les forts le pavillon du roi George F1, qu'on saluait de vingt un coups de canon, l'acte de laréds dition de là place était signé par Thomas Brisbane major et commans M" dé S'-Marc, et par tous lés officiers dela garde nationale, mans taires des habitans de l'Arcahaié. Brisbane prit possession du quaré fau non du roi George son maître. En réconi pense de sa tras h n, Lapointe reçut des colons une. somme qui s'élevait, prétend LR à 400,000 piastres. L'esclavage fut aussitôt rétabli das tout lé

Mitier de l'Arcahaie.

Peu dé jours après, les habitans des Verrettes ét de là Petité. Ris fière de Arubohité, ayant à leur tête Briquet et Morin, se Livrèrent ‘Aux espagnols.

Routes ces trahisons irritaient de plus eñ nié -SohihônaE éontré

‘anciens libres. Il excita contre eux les nouvéaux libres ou ré?

nérés dont il fürma une légion au Port-Républicain pour combat: tre l'influence de la légion dé l'ouest composée €n grande partié danciens affranchis dont il se défiait, Hi ques dans ce nouveau corps comme officiers supérièurs deux noirs qui dotinaient les bandes du Grand Fond, Dieudonné et Pompéé; el il nomma officier niunicipal au Port Républicain Guiambôis en lequel il reconnaissait une intelliz

cé assez développée. Cependant dans l'Ouést Bauvais , Piuchis dt, Martial Besse, Clhanlatie, Monbrun; dans le Sud Rigaud ct tous les hommés de couleur de cette dernière province, étaient d'un dévouement sans borné à la libérté générale des masses:

Pinchinat qui était aussi indigné que Sonthosax de là trahison d'u Sgrand nombré d'hommes de couleur, répandit dans la colonie un écrit adressé à ses frères égarés de l'Arti bonite. , Entre autres choses, A leur disait “« Cen est donc fai! le Soit conçu dépués le cotnmencément dé € " révolution par les colons blancs va enfin être exécuté : cet horri- © bié projet, pérsonné ne lignore : cest de soulever les africains con tre lés hommes de couleur , en léur insinuant que ces derniers «s apposent à leur régénération HEURE | L« Cest après avoir voufu assassiner le commissaire civil Sonthoïiaÿ

que les liabitans réunis de S'Marc; des Verrettes, de la Petitée-Ris & vière, ont arraché et mutilé l'arbre de la Hberté, foulé aux pieds Ja

Mcocarde nationale, arboré l'étendard de ia révolte -contre l'autorité « des délégués de la République , entretenu des correspondances avec pe Anglais, reçu. les vaisseaux du roi d Angleterre dans leurs ports,

Ps LS

onné l'exemple de la coalition la plus criminelle , et invité les autres paroisses à entrer dans leur affreuse conspiration. … P Parfaitement insiruits de tous ces attentats, bien convaincus de la haine és planteurs blatics contre la révolution française, les citoyens de

# gouleur égarés, séduits ou cofrgmpus sont devenus traitres à la patrie} ÿ

| De.

Je2 y HISTOIRS PHAïi.— (1793 )

et ceux de quelques pareisses ‘qui n'ont pas encore pris part à I coalition , languissent dans une lâche et perfide neutralité. Cito* yens , que fautil donc faire pour ranimer cette noble ardeur que naguère vous manifestiez pour a liberté et l'égalité? qu'est des venu ce-courage avec dJequel vous avez fait la conquête de ces mêmes” droits que vous livrez aujourd'hui à la discrétion de vos tyranss et de vos persécuteurs ? que signifiaient alors ces sermens-réitéré

de vaintre ou de mourir pour la patrie et l'égalité? Attendrez= vous pour sortir de l'engourdissement dans lequel vous êtes enses velis, que vous soyez placés enire da 1yrannie et da liberté, au milie® des torches «et des poignards? . Pouvez-vous rester ep suspehs ? Vous oubliez que vous êtes du sang africain; si la voix de la nature ne trouve pas d'accès dans vos cœurs endurcis, ne devez-vous pass par reconnaissance, vous décider-en faveur des noirs qui vous ont sers æ vi de remparts contre les colons blancs; sans les noirs, 1l ne serait, æ plus question depuis longtemps de votre existence. » * - | 4008

ss

Pinchinat termina son ‘adresse en rappelant aux hommes de couleur l'état abject dans lequel 1ls étaient plongés avant 4789, les persécutions» que les colons blancs avaient exercées sur eux depuis cette époque, les décrets de l’Assemblée nationale en leur faveur; et en leur re prochant leur ingratitude envers la révolution française qui avait tout fait pour relever leur eouleur avilie. Il leur fit un crime de pactiser avec les colons blancs contre les noirs émancipés par la proclamatio® du 29 Août 1793. | “+

Pendant cet intervalle Labissonière maire de Léogane et Tabi Salée

"efficier militure, adoptaient le traité d'union des habitans de l’Artis bonite. Ils envoyèérent des députés à Jérémie; et le conseil de cette ville embarqua pour Léogane une compagnie de soldats anglais, sous, les ordres du capitaine Smith. Celui-ci prit possession de la Place de Léogane au nom du roi George, et y rétablit l'esclavage. L'air re tentit de nouveau du bruit des fers de l’esclaye et du fouet du coms mandeur ; le sol fut de nouveau arrosé du sang des cultivateurs.. ;

Pinchinat était dans le vrai quand il disait que sans les noirs l'exiss

‘ #ence des hommes de couleur ne serait plus une question à St-Do* mingue. On est aussi dans le vrai quand on dit que sans les hommes, de eouleur la cause de la liberté générale n'aurait pas triomphé à St Pomingue. Les deux casies n'ont terrassé leurs anciens oppresseurs,

LA

* Malgré tous nos efforts, nous n'avons pu nous procurer un exemplaire. de cet écrit; mais nous devons l’extrait que nous venons de transerire à, Vobligeance d'un de nos compatriotes, le citoyen Merlet père, vieillard qu

A Ëté temoin actif de la plupart de nos drames révolutionnaires, et quisen a conservé de bonnes notès, Nous lui devons aussi l’extrait de l’autre écri

de Pinchinet que nous avons transcrit à la page 157.

der réunissant leurs forces: les blancs colons, soutenus par la mosse

$s mulâtres auraient maintenu la servitude : soutenus par Îa masse

noirs, auraient exterminé les hommes de couleur. Dansla Grand’. Anse les coions et Îes anglais trouvant lés esclaves dévoués à leurs in. D, maintinrent le système de la servitude; et firent disparaître 15 mulâtres ; dans plusieurs cantons dé l'Artibonite, et à l’Arcahaie, ls colons et les anglais souterius par les anciens libres, maintinrent les noirs dans l'esclavage. La liberté générale ne fut sauvée que par l'umon étroite qui existà entre les Jaunes et les noirs; entre les anciens ét les nouveaux libres, du Nord, de l'Ouest et de tout lé Sud, en éxceplant toutefois la Gränd’Ansé. Nous ne devons pas oublier que Jean François et Brassou ont toujours servi, et que Toussaint luième servait encore jusqu alors, à là têie de nombreuses bandes, la cause du roi d'Espagne qui rét: 1biissait l'esclavage. L'intérêt réel des foirs ét des hommes de couleur était, à cette époque, de combattre pour la République française qui seule les avait émancipes. Ceux qui s'étaient pro: noncés contre elle étaient des esprits-égarés , ou des cœurs corrompus qui asservissaient leurs sembiables. Les hommes de couleur ëêt les noirs devaient se réunir pour écraser le parti colonial, car en combattant soit pour lAngleterre Soit pour l'Espagne, es us et les autres eussent fétabli l'ancien régime, c'est-à-dire l'avilissemént et la servitude. . C'est üne grave erreur que d'avancer qu'üne casté sauva l'autre de Passer- Mssement : le noir fut redevenu esclave, sil avait abandonné l’homme de couleur pendant la lutte; le mulâtre fut redevenu le misérable affranchi, le vil protégé du blanc, s'il avait abandonné le noir. Nous verrons en effet les noirs et les hommes de couleur de la Grand’Anse ét de St Marc qui.s étaient ralliés aux Anglais, être courbés de nou- Yéau contre la terre sous le fouet du commandeur, ou périr victimes de la fureur des colons: Nous avons déjà vu que les anciens libres avaient été exterminés à Jérémie où les noirs s'étaient prononcés pour Je blanc, et que l'esclavage y avait élé maintenu avec ses tortures. … Pinchinat était indigné contre les mulâtres de lArtibonite ; parce tqu'il reconnaissait qu'un sordide intérêt les armail contre la liberté générale : ils étaient en grand nombre possesseurs d'esclaves. IE Méur rappeläit que ces mêmes esclaves, dans de nombreux quartiers , tSélaient soulevés en leur faveur , au comineñcement de la révolution, Worsque les blancs soutenus par les troupes de la colonie, les traquaient éomme des bêtes fauves.

W…. Dans la province du Nord les Espagnols obtenaient d importans succcès par la trahison de la plupart des anciens libres dü cordon de l'ouest qui Jivrèrent à Toussaint Louverture le Gros-Morne , Terre-Neuve , FAul, le Limbé, le Port-Margot, Plaïsance. Porchet commandant is | Plaisance et les troupes européennes” qui occupaient ce bourg, n Woulant pas se rendre aux Espagnols , s€ retirérent én bon ordre a# Port-de-Paix. Cette dernière ville eut ouvert ses portes à Simon Gau-

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