‹ Histoire d'Haiti (volume 3)Chapitre 21 sur 57 · BR · texte numérisé non relu

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164 misToine Dam —( 1703 ) ‘(0

lard, maître du camp. Lacorne, sile commandant Dubois n’avait opposé | la plus grande énergie aux dispositions anti-révolutionnaires des blancs”, et des anciens libres. En même temps Joan Delaire homme de cou” leur livrait Jean Rabel aux espagnols ; mais les. anglais y vinrent en forces supérieures ; et les espagnols leur cédèrent la places! 1 ” Toussaint Louverture le plus intelligent des chefs noirs qui.combattaient @ontre la République, contribua beaucoup à donner de Pascendant” dans le Nord aux armes du roi d'Espagne. Les habitans des Gonai ves et les colonels ÆCaze, Paul Lafrance lui envoyèrent une dépus tatien qui l'invita à venir s'emparer de cette ville. Il y entra sans, coup férir et fut reçu magnifiquement. A son approche, un des bas taillons de la légion de l'Ouest avait évacué les Gonaives et s'était pos, üré au-delà de l’Ester. Il eut la générosité d'envoyer aux répubhcans, leurs malades «et leurs blessés. Après avoir confié le commandement de la Coupe à Pintade au fieutenant-colonel Clervaux, il se rendit a St. Raphaël où le marquis d'Amonas général des troupes européennes" espagnoles lui fit don dune épée et d'une décoration. Il aila ensuite” à St. Michel de l'Atalaya où le général don Cabrero le fêta magni fiquement ; il'assista ensuite à plusieurs combats de taureaux. H se transe porta à la Marmelade ‘où il établit son quartier général. “11400 Pendant ce temps Biassou voulant se montrer aux populations de” FaArtibonite, était venu aux Gonaïives avec un état.:major nombreux et brillant. Les habitans lai donnèrent des fêtes pompeuses où:1l déploya un luxe prodigieux. Il quitta les Gonaïves après y avoir laissé en gars nison un régiment espagnol européen. | 7

Le marquis d'Almonas fut rappelé à Sto. Domingo; et le général don Léonard le remplaça dans le commandement en chef des troupes espagnoles de la province du Nord. Jean François toujours envieux de Toussaint Louverture, indisposa contre lui don Léonard: par! de faux rapports; Il faillit même le faire assassiner par le brigadier Thos mas. commandant du camp Barade. Ce fut sans résultat que Tous saint reprocha à don Léonard d’avoir, prêté une oreille complaisantes aux éalomnies de Jean François. Dés lors il songea sérieusement abandonner la cause espagnole. ET

Pendant ce temps Sonthonax désespérait, de la. république. dans le Nord où le gouverneur Laveaux et le chef de brigade Viate se maintes naientà grand peine sur les ruines du Cap. Ilattribuait tous ces mal heurs aux blancs royalistes et à la trahison des anciens libres. ordonna, leur désarmement, dans les quartiers encore soumis à, larré* publique. Dans le courant de Décembre, le général Martial Besse à Jacmel, l'adjidant-général. Monbrun, au Port-Républicain., en ar rêtérent un grand nombre. Quant à Monbrun il ne fit emprisonner. que des,blancs ; ee qui. indigna Sonthonax qui voyait: beaucoup «de traîtres, parmi les, hommes de couleur. Mais déjà la légion, de l'Ou* est. se monirait plus dévouée, à Moubrun qu'au sommissaire. civil. Le

HigrorRr D'HALTE, ee 1793 à 165

tablissement de: Ksntie dans les fquartiers occupés par les en.

lis excita de terribles soulétéméns. Dans les campagnes de l'Artibomie et de Léogane, les noirs s'armèrent contrée eux. Comme ils Ss'atcas goaient ct brülaient tout les anglais dans leurs É r les traitaient de brigands. Quant aux anciens libres de St-Marc, ils appelaient les isurgés congos {out nus, car ils étaient presque nus. F Sonthonax envoya l'ordre au général Eaveaux d’être impitoyable en* vers les royalistes ; et s'il y était contraint, de livrer Les villes aux flammes, de les abandonner, ét de se retirer avec les bandes dé Pier. rot, de Zéphirin, de Barthélemi au sommet des plus hâutés monta.

s, boulevards de la liberté. Hi fit dresser une guillotine au Porte Républicain, sur la place qui s'étend au pied de là Terrasse. Beu de Jours après un blane royaliste, nommé Pelou, naüf de Rouen, fut condämné par læ cour martiale du Port Républ: cain. Au lieu de le faire fusiller ,, Sonthonax voulut essayer sa guüillotine. Tout le peuple rempuit la Place pour voir fonctionner cet instrument. Quand la tête de Pelou tomba dans le panier, un ri d'horreur sortit de la foule. Cette: Mideuse machine effraya l'imagination impressionable des noirs qui se précipitérent sur elle et la renversèrent. Depuis cette époque, onn'en dressa plus jamais en Haïti. |

Au milieu de tant de catastrophes, Polvérel montrait au peuple du Sud une figure calme et grande. Quand il apprit les orüres que son collègue avait envoyés à Laveaux, il lui écrivit « qu'il lui tardaÿ au. @tant qu'à lui que les révoltés ‘fussent punis, et que: la liberté gé- @nérale triomphât, mais qu'il n’approuvail pas les moyens quil emæployait. Les flammes! dit-il, ..... vous vouez donc à l'incendie tous. les édifices, toutes les plantations des quartiers où la. révolte @sest manifestée! vous voulez donc que les guerriers et les: eulti- @xaicurs perdent toutes les propriétés qui leur étaient destinées par @lémigration, la révolte ou là trahison des anciens propriétaires... « Ainsi la plus belle entreprise que des hommes puissent faire pour le rétablissement des droits de l'homme, pour la liberté et l'égalité, «pour Ja paix et la prospérité de St. Domingue, n'aboutira qu à des- «honorer les entrepreneurs, perdre la colonie sans rélour et river pour eioujours les chaînes des africains dans les Antilles; car c'est de

aunoire succès que doit dépendre leur sort chez :les autres puissances @.. ......Je-vous crois sincère, mais. peul- être n : a t-il pas vingt

personnes dans la colonie qui pensent comme moi. Que disent les a révoltés : Sonthonax ne respire que le feu, le feu le suit partort; ail à donné l'ordre à Finiels de tout brûler en. cas de retraite forcée ; ; il a donné le même ordre à Laveaux ; la ville du Cap a été brûlée 4SOUS ses yeux et par ses ordres, La plaine de Léogane l'est sous MT DEUX Et pair ses Ondres. À : . « . so ee +» ++ +. + «+

« Je m'enterrerai s'il le faut sous les ruines de St. Domingue : mais

| 416$ | ( HUSTOIRE D’HAITI.—( 1794 )

« je n'en provoquerai pas la: destruction. :h..: 0 .Ne brül 4 rien, conservons tout, sauvons, la colonie , la liberté et l'égali « mais entendons- nous une fois ,et que je sache pourquoi je me be La contre qui jet me bats, et quels sont nos ennemis. » =

Sonthonax lui proposa de partir pour France afin dy aller chers cher des secours. Il jui répondit que ce serait manquer à leur devoi que d'abandonner alors la colonie; qu'il fallait faire face au dangers que le temps quils mettraient pour aller chercher des secours, la co lonie serait livrée à l'ennemi; et qu'il aurait le courage de rem] sa mission | jusqu au bout ge et de Pere, s'il le fallait, +60 Donne EX

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