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EL cuéroité p'aarre" ("1794 ) 0 | Tag LE 6 nl = :
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A ure lieuc de St-Mare. Les Anglais-ässaillirent le morne Diamant et
10 fort Bélair, en chassèrent les républicains, et vinrent attaquer le
et menagçait St-Michel-et St-I
quartier général de Toussaint Louveriure qui ne dui son salut qu à la
résistance opiniâtre de la 6° légion des troupes franches. Les répu-
Diicains levérent le siège de St-Marc et allèrent se refaire aux Gonaives. Toussaint ne tarda pas à apprendre que Jean François qui avait su
l'échec qu'il‘venait d'essuyer, se disposait à s'emparer de la Marmelade, Fa
Raphaël. ‘AL renforça le cordon de l'Ouest
“ot vola à la rencontre-de l'ennemi dont il arrêla l'ardeur. Jean François
Je partisan de Villate ennemi personnel de Laxe
on voit le gouverneur Laveaux insinuer à ‘ou
… jJes anciens-libres seront toujours les ennemis implacables des émancipés de 1793. Pour réparer l'échec qu'il venait de recevoir, le général MPoussaint se porta sur. Hineke, y tailla en pièces les Espagnols, et laissa dans le bourg une forte garnison.
avait recruté beaucoup de cultivateurs républicains en donnant à chacun d'eux une portugaise (8 piasires.) . |
Pendant, que Toussaint était dans le Nord, les Anglais de St-Marc, cé
les Espaonois du Mirebalais, après avoir combiné leurs manœuvres, for- 9 FA 2
“cérent le cordon de l'Artiboaite, et reprirent les Verreties. Les républicains se réfugièrent à la Petite Rivière de l’Artibonite -et au pont de l'Ester.. Toussaint n'attribua cet écheg qu'à la pertidie des hommes ‘de couleur qui avaient fait savoir à Brisbane, disait-H, combien H Y
avait peu de troupes au cordon. I écrivit à Laveaux que ces scélérats
s'en repentiraient un jour.* Dès lors il commença à accuser Blanc
Cassenave de complicité avec les Anglais. Bianc Cassenave, bomme de “couleur, était très-dévoué à a cause- de a liberté; mais 1l se montrait
aux. Dés cette époque saiat Louverture -que 3 PR
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Pendant cet intervalle les hommes de couleur et les noirs du Sud
-qui vivaient dans la plus parfaite fraternité, dirigenient -tous leurs efforts contre les anglais et-obtenaient d'éclatans. succes. Il ne restait plus dans ceile province, aucune trace de l’ancien régime. Tout
my était changé: les usages, ies mœurs, uRe foule des mots de fa fan-
gue. Les ‘hommes ny éiaient plus les mêmes; à cel air bum-
Dle de la servitude avait suécédé une -expression noble ct fière;
‘chacun marehait la lôte haute: Îles idées républicaines s'étaient par- “tout infiltrées; on s'habituait peu à peu à donner &'autres noms aux jours, aux mois, aux années. Le général. Rigaud, républicain ardent,
éxerçait les plus grandes rigueurs contre les royalistes, les Anglais et leurs. partisans, n'importe (eur couleur. Suivant les préceptes de Polvérel, il ne faisait enseigner dans les écoles que le dogme de l'existence de Dicu.. Chose étrange que les changements qui s operent dans l'esprit humain! Sous Uharles VIT, à la voix d'une vierge que les populations accucillent, pour ainsi dire comme une prophé-
"Lettre de Toussaint à Laveaux.
at | HISTOIRE D'HAITI— ( 1794 :} se.
{esse ; les franc sais découragés , . se raniment , volent au combat et Te franchissent. leur pays du joug de l'étranger ; en 1793, les: peuples k de France alors qu’ils adoraient la Raïson, qu'ils envoyaient à Pécha faud les prêtres, et anéantissatent les saintes reliques , se ruaient avec fareur contre les légions étrangères et les vainquaient. Au 15° siècle l'indépendance nationale était sauvée par le zèle religieuxs"au 48° siècle, par l'amour de la liberté. Heureux le peuple dont l'esprit demeure Lou jours enthousiaste , et dont le cœui peut toujours s'animer de nobies passions !
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Pendant que-le général Rigaud rétablissait l'ordre cet le travail dans l'étcndue de son commandement, la plupart des hommes de couleur. de Ecogane, mécontens de la domination angla aise sous laquelle les M coions recevalent une proleclion toute apr en lui envoyèrent plu- D sieurs députés PORC d'une adresse par laquelle ils lexhortaientra« venir attaquer leur ville lui promettant de le seconder éncrgiquément, Les dépulés rencontrèrent au Petit-Goûve Pinchinat qui y était malade. Celui ci les félicita de Ia noble détermination qu'ils avaient prises Rigaud envoya cette adresse au général Bauvais qui fit parür de Jaemel pour Île Grand Goûve une partie de fa légion de l'Ouest; “ins fantcrie , artillerie et cavalerie. Ces troupes y attendirent l'armée-dur Sud. On bauit la générale dans les rues des Cases, et beaucoup de jeunes gens s’enrolérent avec “enthousiasme, Rigaud partit ave@ 2,000 hommes tant de la légion de lEgalité du Sud que de la garde nas tionale. ‘Il laissa ‘des garnisons à SL. Lo 'uis, à Aquin, au Petit Goâve. M Dans tous ces lieux il {it : arrêter les partisans de l'Angleterre 4 de « n'importe quelle couleur. Après avoir accordé à ses troupes quelques jours le repos au Grand Goûve où il rencontra mille hommes de la légion de l'Ouest, 11 :marcha audacicusement contre l'ennemi. Léoga= ne alors bien fortifiée, est’bâtie au milicu d'une belle plaine, et'est située à une demi-lieue de {a- mer avec laquelle elle communique par un grand chemin maguifique bordé de maisons. Le port de la ville était défendu par un fort de gazon prèsque au niveau de la mer, appelé anciennement Ea pointe, mais (aira, depuis la fondation Ge la République. Gette redoute était garnie deÂ4 pièces de Canon de 12eb« 48. Rigaud en débouchant dans Ia plaine vit accourir au-devant delui« les priücipaux républicains de Léogane qui s'étaient cachés dans des jardins de cannes, Iis fui annoncèrent: que leur conspiration avait. été découverte par les Anglais, qu'ils avaient été obligés de fuir , que les” royalistes ‘animés de: la plus grande détermination occupaient loutes les fortifications ; et que tous les patrioles étaient dans les cachots. Nous devons nous rappeler queLabuissonnière homme de couleur, gagné par Lapointe, avait livré Léogane aux troupes anglaises. Un bataillon du | « régiment de Berwick occuyait la place. 71 Rigaud confia l'avant. garde de son armée au lieutenant-colonel F au #
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HISTOIRE ne pbs 1794 À" 208
bert commandant du deuxième Helen æ la lt de l’écalité du Sud." Cette avant-garde fût arrêtée par le feu d'une redoute élevée au milieu du chemin qui DORATERR à la ville. Lelie sépne x colonel Faubert écrasé sous la mitraille replia sur le centre de la colonne. Ri igaud ordonna au chef d'escadron Mare Borncau de prendre [à droite. Les grenadiers de fa légion de l'Ouest pénétrèront dans les fossés de la ville sousile feu le plus vif, pendant que le: commreudant Pétion braquait une batterie contre lo fort Ça-Ira. ‘Aprés une heure d’un combat des plus dt ot , les rires blicains escaladérent les remparts, entrèrent dans "Ha place, et y arborérent le drapeau tricolore. (6 Uéibhirés )
Pendant cet intervalle le commandant Pétion , de h] Fer n de 1 Ouest, s'était ‘emparé du fort Ça-fra, et avait contraint les bâti mens degucrre anglais à préndre le large.
Le bataillon allemand de Berwick, au service de lPAngleterre, commandé par un nommé Salomon, fat en entier fait prisonnier. Las buissonnière , un nommé Thiballier, le curé de la paroisse et tous les autres chefs royalistes, furent arrètés, Labuissonnitre et les autres principaux Fabistes furent Hivrés à une commission militaire qui les condämna à la peine capitale, comme tralires à la patrie. Hs appar. tenaient tous aux premières families de Léogane. De nombreuses femmes de couleur vinrent en pleurs demander leur grâce au général Rigaud:— Elles le suppliérent d'oublier le passé, de se montrer humain et de les gagner au parti de la République par sa générosité: Rigaud demeura inflexible. Alors dans leur indignation elies s'écrièrent : il est ivre comme à son ordinaire. —Oui, Mesdames, répondit Rigaud , Je suis ivre, mais de vous voir. Tous les condamnés furent exécutés sur la place d'armes. Rigaud se montrait toujours Imptioyable envers les noirs et les hommes de couleur qui avaient embrassé la cause du roi d'Angleterre. Il ne concevait pas que des hommes relevés de l'avilissement par la révolution française , püussent se rallier à un parti qui rétablissait l'esclavage.
Quant aux prisonniers anglais curopô éens 1 les traïita avec la plus grande générosité. Il les fit acheminer sur les Cayes sous l'escorte d'un bataillon. Pendant la route les républicains usèrent de beaucoup d égards envers eux. Pas un Anglais ou Allemand ne fut dépouiilé : chose rare dans noire pays, Surlout à cette époque... Cependant Thibaïlier officier blanc français, et le curé de Léogane furent fusillés aux Gayes.
Cinq semaines après la prise de Léog gane, les Anglais vinrent altaquer, dans le grand chemin du Port Républicain, les- avant-postes de l'armée républicaine. Le général Rigaud marcha à leur rencontre avec toute son armée et leur livra bataille sur lhabitation Trutier. Les Républicains se précipitèrent sur les Anglais à la baionette, el les culbutèrent. - Mais des renforts et plusieurs pièces de campagne e sortis de -Bizoton arrivèrent à Trutier et rétablirent le combat. L'ar tillerie anglaise bien servie démonta une pièce de 4 qu'avaient les Républt
ds ; FR CUS Ê 206: | pisToiRe p’irarri —( 1794) Es | cains ; et Rigaud, foudroyé par la: mitraille, baltif en rotraites"mats: en bon ordre, jusqu'à Léogane. (5 déce mbre 4794. ) Les Anglais comp: tèrent 40 hommes. tués et cinquante blessés; parmi ces: te. on: roemarquait (rois officiers. Grant, Clunes. et Hamilton.
Rigaud partit pour les Caÿes le lendemain de ce combat, aprés axes : lissé à Léogane une forte garnison. Dés qu'il arriva: dans le Sud ,
il réunit: pe rs milliers d'hommes et :marcha sur ‘Tiburon. qu oc: cupaient les Anglais. L'armée républicaine s'arrêta «lans la: plainesde: Ja Cobance. Elle était forte des quatre bataillons dê la légion du Sud, alors de 4,509 hommes chacun. La flottille républicaine composée d'un. brick de 46 pièces et de trois chaloupes canonniéres’,. devait partir: des Caÿes le 23 Décembre.
Le lendemain de l'arrivée de Rigaud à la Cohanne , un officiér Anglais sorti de Tiburon, tenent: à l'extrémité d'un bâton un. mouchoir: blane, se présenta: a camp républicain. On l'introduisit. dans Ja. tente du général qui ne voulut lPentendre qu'en présence des: officiers. supéricurs de son armée. Aussitôt il se forma autour de l'Anglais: un cercle d'officiers ps lesquels on. remarquait. les. Fausse nies Dartisuenave, les Polycarpe, les. Lapoty.
Le : parlementai: re dit: « que le roi d'Angleterre proposait au géné:
« ral Rigaud de lui livrer les Cayes et St. Louis, moyennant une somme. « de trois millions de livres tournois; il ajouta que Rigaud serai. « également général dans les troupes britanniques, qual aurait la. « faculté. de demeurer dans la colonie ou: de se rendre en Angle- « terre; que tous les officiers et sous-officiers de son. armée monteraient. «. en grarle. »
Les ofticiers républicains se. regardérent avec étonnement’, et: leur physionomie exprimait la. plus vive indignat ion. Le lieutenant-co- Jonel Faubert rompit le silence, et dit qu'il fallait toujours se teniri« en garde contre la perfidie ang gaise; que S. M. B. ne üendrait pas. pius à ses promesses qu'elle n'avait récompensé les colons français qui Jui avaient livré le fort St. Louis avant 4789 , que -du reste il valait: mieux mourir pauvres en défendant là liberté , que d’être dans l'opu- Jence en ‘combattant pour l'esclavage. IE fat interrompu par les cris. de vive la liberté; et le parlementaire confus , se retira au plus vite: les jeunes sens de l’armée voulaient. l'arrêter ‘et. le faire rôur sur un. lit de charbons ardens. |
Rigaud envoya chercher aux Cayes un hateau-plat:que dépuis plus de deux mois 1lavait ordonné de construire. On chargea le bateau d'une E uèce de 16, de 600 boulets, de gargousses, de 3,000:sacs vides’, ét on le lui exp édia. Le navire longeant la côte de très-près étaitsuivie de 2140 grenadiers chargés de le proléger par. la. fusillade en cas d'a: gression. 1} arriva à la Cohanne le 19 Décembre, et y débarqua toutes les munitions de guerre dont il était chargé. Pendant quuises æeournait aux Caycs il fut capture par les Anglais. 53% {col