CURE
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- à : ha me | | : à Rigaud se résolut alors à attaquer Tiburon. Avant d'atteindre cette nxille, 1 fallait enlever un poste avancé nommé Moisson qu'occupaient 500 Anglais. Pendant la nuit du 24 au 25 Décembre, il ordonna “à cinq jeunes noirs forts et intrépides d'enlever les sentinelles anglaises. Ces jeunes gens se glissant à travers les heibes S Appro- “chèrent assez près des soldais européens pour es” poignarder avant quils eussent eu le temps de décharger leurs armes. Rigaud qui s'avançait au pas de course à la tête de 6,009 hommes, surpritle £amnp ennemi et passa au fit de l'épée presque tout Île batailion Anglais. Aussitôt 11 fit établir sa pièce de 16 sur une hauteur vis-à-vis d'un
{fort nommé Vainqueur, armé de trois piètes de 48 et couvrant la ville:
de Tiburon. Il { remplir de terre ses trois mille sacs qui formérent contre Fennemi un rempart de 18 pieds, d'épaisseur. Tous ces tra- “vaux s exéculérent dans la nuit même., six-mille hommes y travailtJant, ofliciers et soldats. gs La garñison anglaise était de 459 hommes du 93° régiment sous les “ordres du lieutenant-colonel Bradford et du chevalier de Sevré. A la poinmie du jour. (25 Décembre,) l’armée républicaine retranchée à 4,000 pas des redoutès ennemies , déploya ses drapeaux et frappa d'étonnement lès soldats Axiglais qui croyaient le général Rigaud vers la Cohanne, La canonnade commença aussiiôl de part et d'autre. En même temps l’escadre “républicaine attaquait une corvelte anglaise, le Roi George, qui défen. dait l'entrée du port de Tiburon. Les femmes elles enfans des pre- “mières familles de la ville s'étaient réfugiés à bord de ce navire. Le général Rigaud fit débarquer sur le rivage lartillerie de sa flouiile, et dressa tant contre la place que contre le Ror George une nouvelle batterie d@ cinq pièces et d'un mortier de 8 pouces. Après 48 heures de combat, [a corvette anglaise reçu: dans le flanc une bombe de 50 qui l'éhrania; elle s’enfonça jusqu à sa batterie supérieure. Un “boulet rouge vint ensuite sy fixer et y mettre le feu. Un jnstant après le Roi George sauta daus l'air. La plage, et les montagnes “qui dominent Tiburon retentirent de cette horrible explosion. Un cri de désespoir sortit de la ville, et les lamentations dominèrent “le bruit de la mousqueterie. Le général Rigaud fit aussilôl pointer “ses canons contre une balterie nommé Sevré , dressée au bas de la ville le long du rivage; il en éteignit le feu. Alors il porta tous ses coups contre le grand fort le seul point qui résisiàt encore. Plusieurs “bombes. qui y. éclatèrent forcérent les Anglais à l'abandonner et à prendre le chemin des lrois. Rigaud aussitôt après l'explosion Qu Roi
Anglais tombèrent dans l'embuscade, et furent taillés en pièces, Le “carnage qu'en faisaient les républieains ne cessa que lorsque Rigaud “envoya l'ordre de faire des prisonniers. Cent hussards Anglais ne mient bas les armes qu'après avoir tué leurs chevaux pour en priver
“George avait ordonné au lieutenant-colonel Giies Benech d'aller établir “une. embuscade au morne Mam Sannile dans la route des Irois. Les
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