‹ Histoire d'Haiti (volume 3)Chapitre 32 sur 57 · PF · texte numérisé non relu

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CNE HISTOIRE D'#rarri.—( 17904 )

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les Républicains. Le Re Eire aima mieux se brüterla ecr-u velle que de se rendre. Il n’y eut pas cinquante Anglais qui atttien gntrent les. Irois® nr entra à Tiburon le 29 décembre, Après @n'avoir confié. le commandement à Darticuenave, il retourna aux . Cayes où 11 fut m agniliquement accueilli. En mème temps le co lonel Geffrard contenait l'élan des Anglais dans les montagnes de. Py 7

mouth et obtenali sur eux des succès. .

Pendant cet intervalle, la mésintelli Igence € augmenfait cntre Villate et: La- 1

veaux. Les'intérêls de prépont dérance de castes qui dans l'Ouest avaient éloigné les hommes de couleur des commissaires civils, entretenaient dans le] Nord la plus grande nimosité entre les anciens ‘libres et le gt

verncur. Les gens ‘de couleur voyaient avec indignation que les blancs

se montratent plus CISPOSGS, à livrer l'autorité du pays aux nouveaux:

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Hbres qu'à se soumettre à leur domination. Laveaux aimait mieux

faire grandir Toussaint Louverture dont il croyait pouvoir faire un: ins ; trument, que Villate, son émule de gioire. Telle fut la cause de Lau

lutte qui ne tardera pas à éclater entre les deux rivaux.

Le gouverneur accompagné de l'ordonnateur Perroui, de Pageot com-

man ant de la province du Nord, partit du Port-de- Paix , et vint a&

barras. El n'en adnura pas moins la belle tenue des troupes fran:

‘Cap où- la nr dévouée à Viilate lui suscita cétitdé sortes dem j- ;

ches, et en complimenta Villate qui avait sous ses ordres les colonels

Pierre Michel, 1 virigue el PA Le 4 Novembre ïl partit du

Cap, visita oh fort qui protégeait le bourg de Bréda, travèrsa la Mar l , pi ICE PEN Le SNE Mrs k melade, et se nn au Dondon où 1 félicita Toussaint Louverture«

d'avoir élevé à des grades supérieurs, les ofiiciers Moyse, Dessalines;

Christophe, Desrouleaux, Daiménil, Clervaux, Maurepas æ Bonaven: ture, Il rontra au Cap le 7 Novem Dre où ik trouva le peuple qu'excitait Villate, beaucoup plus hostile à son égard. L'ambition jouait m

le principal rôle «ans ces circonstances, Les citoyens adressérent à 1

Laveaux une pétition par laquelle ils lui demandaient que le com=

mandement de fa province du Nord fut confié à Villate. Le généralm Pageot qui avait toujours bien mérité de la patrie avait ce comman= 4 dement. Le gouverneur repoussa cette demande avec d'autant plus. d énergie quil croyait découvrir dans cette démarche le désir ardent qu'éprouvait lhomme de couleur de s'emparer de l’autorité dans le Nord, comme Bauvais et Rigaud l’excrçaient déjà, dans l'Ouest et

dans le Sud. Les anciens libres noirs et jaunes en Lémoignérent hautementleur mécontentement, el une insurreclion fault même d'écla-

ter le 142 Novembre. Viilate qui, sans se montrer, faisait agir la population , parvint à calmer l'effervesecnce. Le 26 du même mois il y eut un nouveau tumuite. Le peuple criait, en parcourant les jues , que les affaires ne mareheroieni que lorsqu il y aurait deux

têtes ‘de: moins dans la colonie (celles de Laveaux et de Perroud.} M

Le gouverneur, de son côté, mauquait de tact au milieu d'une

Ne ennemie : son despotisme Bt gémir Îles citoyens qu’il écrasa par d'énoriñes impôts. Ne prenant pas en considération les malheurs qu'ils a avarent éprouvés, ni les grands sacrifices d'argent qu'ils avaient “dits pour ‘relever leur ville ruinée par l'incendie de Gal baud, ï} Mevigea impttoyablement le bd des foyers de toutes les maisons “qu'on avait bâties sur les emplacemens appartenant à PEtat. Hloua D” des actés authentiques, cent quatre- vingt dix-huit maisons pOur: 122 “cent chiquante deux mille-quatre vingt dix-neuf francs. Cette conduite “augmenta le mécontentement. qui était déjà presque: pénéra Villate en profità pour organiser un mouvement populaire contre Laveaux, afin, en Jabattant, "de sesoustraire à l'autorité de Toussaint Louver- ture qui grandissait chaque jour. Par son aümi inistration douce et mcomplaisante , le Cap quil avait sauvé par son courage, s'était relevé de ses ruines. Pendant ce temps les anciens libres s’agitaient au -Limbé à i Hot de Blondeau , homme de couleur , en lutte d’au- “toriié avec le colonel : 6 noir du parti de Laveaux. Celui-ci rétourna au Port-de-Paix le 27 Décembre. Au Cap, on continua “à le représenter au peuple, comme l'ennemi de la liberté générale, travaillant à livrer la eolonie aux Anglais, et songeant à émigrer avec Pagcot et Perroud. Le gouverneur de son côté représentait les “hommes de couléur comme les ennemis de la liberté des noirs ei travaillant à les replonger dans la servitude.

Dés cette époque nous voyons la plupart des Agens æé la métropole ufforcer. de faire naître la plus grande animosité entre les noirs et les hommes de couleur. Certainement le général Lavaux , ainsi que Villite, était sincèrement dévoué à la: liberté des noirs; mais comme ces Métaibrs n'avaient alors ni l'éducation , ni les lumières , ni les pré- “tentions des mulâtres, il leur accordait plus de sympathies, parce: quil creyait pouvoir les tenir sous saiutelle. D'un autre côté il existait entre le mulâtre-et le blanc, la rivalité qui se dessine toujours entre deux fréres, l'un bâtard, l'autre légitime , la rivalité d'Ismaëi et “d'sanc. Mais sur notre théâtre, le mulâtre avait un avantage sur le “blanc, dest qu'il était aussi le frère du nvir. Il est à déplorer que » l'orgueil colonial qui le repoussa toujours l'ait empêché d’être l'arche potence entre l’africain et l'européen.

Pendant cet micrvalle, le colonel Thomas Bris isbane résolut d'enlever ke camp Labadie, et le Pont de l'Ester afin de s'ouvrir le chemin des * Gonaives dont ü voulait s'emparer. H réunit aux Verreites son ar- | mée composée de la garnison de St. Marc , des milices des hauteurs Dde cotte ville , des Lianes et d'uu détachement de la légion d'York com- - mandée par Lapointe. Il avait sous ses ordres Borel el Biquet. Les espagnols du Mirebalais commandés par Despinville avaient réuni leurs » forces aux siennes. Aprés avoir divisé SCs Iroupes en plusieurs coion- D il s'ébranta pour traverser PArtibonite à Babadie où était retrans " coimmandant Vallery , à'la tête d'un bataiion répubte one Sa. * : ‘4 27 7 .

Je camp Buquet situé à la montagne Noire; la quatrième: sous leg”

=. çembre dans la nuit l'armée s'ébranla sur tous les points, Toussaint après

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210 Re HISTOIRE Dp'iraiti.—( 1794 ) :

marche fut arrêtée par un combat des plus sanglants. Vallery filaus 8ilôt connaître sa position à Toussaint Louverture qui était à lArs, tibonite, au camp Daguin. Celui-ci quoique malade s'élança sur son cheval au milieu de la nuit, arriva à la pointe du jour à la Petite Rivière de lArtibonite, d'où il se transporta au camp Labadie avec trois cent trente cavaliers : fes anglo espagnols se retirèrent dès qu'ils lea rent. Pour les inquiéter, fit tourner leur camp, par un détachement" de trente hommes quil envoya dans les hauteurs des Verrettes. Ce détachement rencontra trois cents noirs royalistes commandés par. Bis quet, qui incendiaient les propriétés des hommes de couleur du paru. républicain. Biquet l'attaqua, et fut repoussé; il revint deux fois älan charge et fut encore deux fois culbuté. Si Toüssaint avaitpu franchie l'Artibonite avec sa cavalerie, il eût taillé en pièces le bataillon roya liste, | ne Es 40 Ayant arrêté la marche des Anglais sur les Gonaïives, il parcouru£" tous les postes du cordon de l’Artibonite et los exhôria à supporter avec héroïisme les privations contre lesquelles ils luttaient, aassi bien que ‘contre l'ennemi. | Toussaint se rendit ensuite aux Gonaïves dont la rade était souvent visitée par les croiseurs Anglais qui débarquaient à la Saline et en enlevaient beaucoup de sel. Ils brûlaient les bourgs du littoral : 118 venaient d'incendier le, Port-à-Piment.* Ces brigandages ne cessérent que par l'armement d'une goëlette qui fut lancée contre les corsaires, Foussaint et plusieurs négocians de la ville l'avaient achetée et l'avaient rommée la Liberté, se” . 140 Le gouverneur Laveaux écrivit à Toussaint Louverture d'assurer con tre l'ennemi les quartiers qui formaient le cordon de F'Artibonite, ef“ de marcher contre la Grande-Rivière qu'infestaient les Espagnols. Lam 4 Nivôse an 3 (27 Décembre 1794) Toussaint expédia à Villate com

En

mandant général du Cap un courrier extraordinaire pour 18 prier dé

faire parvenir ses instructions à Thomas Andre commandant de Limo*

made, à Pénel commandant du Trou, et à Noël Arthaud, Ces trois

officiers étaient invités à attaquer l'ennemi le 30 Décembre, pour opé-« rer une d'version favorable aux opérations de Toussaint Louverture. Les pluies qui étaient tombées avec abondance ne permirent à Toussaint d'arriver au Dondon que le 30 dans l'après-midi. Il résolut d'attaquer … le lendemain. Il forma de son armée cinq colonnes : la première sous k les ordres du commandant Moyse passa par le grand Giles, pour attaquer les postes avancés du bourg de la Grande-Rivière; la deuxième sous les ordres du commandant Charles devait s'emparer du Camp « Baujoin, la troisième commandée par Noël recut ordre d'occuper «

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