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ordres des lieutenans-colonels Jérôme et Flevand, devait attaquer \ le camp Vauxel, Il commanda en personne la cinquième. Le 30 Dés
e * HISTOIRE D'HAITI.—( 1795 ) 211
es ordres de Paparel, par la Ravine à Mariane. Le lieutenant-colonel. Dessalines marcha sur- le posle is, à travers le Pignon. Après avoir.
“lancé-ses. colonnes sur tous les peints qu'oceupait l'ennemi, Toussaint :
marclia lui-même contre le eamp Flamin: Avant de, l’atteindre, ik rencontra: un fort qu'il attaqua et cnliva. d'assaut. après une-seule décharge. Les. chefs de colonnes Moyse,. Charles ,. Noël,. Jérôme, Fa. “xand:, Dessalines, avaient. déjà cuibuté l’ennemi- de toutes parts, et Pavaient. refoulé au camp Flamin.. Quand toute l'armée se treuva réunie près de celte redoute, Toussaint. ordonna. à: Dessalines d'attaquer. Les autres colonnes. se portérent sur la Crête espagnole et assaiilirent tous. les postes qui protégeaient Flamin: Après un vigoureux assaut Dessalines enleva ce camp que les Espagnols abandonsèrent sans cependant: prendre la fuite. Toussaint enleva ensuite Le fort. Cambron. Les Espagnols chassés des positions qu'ils occupaient, s'étaient dispersés dans les. bois, et: inquiétaient vivement: les Républicains. Pour éviter “les cmbuscades, Toussaint, dès que:la nuit.tomba, fit rentrer toutes ses iroupes à Flamin. Les Espagnols. cherchèrent: à. le tourner. Il Sen apcreut, courut. à leur rencontre à fa tête de sa cavalerie, Îles atteignit dans un chemin. étroit, mit pled-à-ierre: avec ses: dragons, “Sarma d'un fusil.et les. eulbuta.
Le 4% Janvier 4795 (42 Nivôse an 3), à la pointe du jour deux écionnes républicaines commandées par le capitaine Médor et par Desalines soriirent du camp Klamin.s Gelui-ci atteignit la Crête-Plate Où il fit denombreux prisonniers ,.et. celui-là s’empara:.du camp Roque.
UDans. la même journée Toussaint et. le capitaine Laurent marchèrent Écontre le fort St-Malo, lui donnérent-assaut tête baissée et l'enlevèrent, Mila baïonnette. Laurent s'élanga aussitôt vors le. Boispin pour dégager les autres colonnes qui étaient assaillies par les Espagnols des camps Cormine, Bense, Salenave et Dupuis. Ces camps furent pris et livrés “aux flammes. Mais.au-commencement de la nuit, les troupes. républi
Caines harcelées. de tous côtés, se replièrent- sur le quartier général. Le 13 Nivôse (2 Janvier 1793) Toussaint sorlit du fort St-Malo, à la tête de sa cavalerie, et-alla examiner les positions de l'ennemi. Il dérétranchemens. à Ducasse et à Pistau. Comme celui de Ducasse était dSsis sur une hauteur que dominait un autre camp, Il m'osa attaquer Pistau dans la crainte d'être cerné: IE rentra au quartier-général où il réunit un conseil de guerre. H fit à ses lieutenants la description des positions ennemies, et les exhorta à: s'en rendre maires. Les Commandans Moyse, Paparel, Dessalines. et, Noël. demandérent avec éhthousiasme à marcher contre l'ennemi, et promirent à Toussaint de suivre partout. Celui-ci se résolut. à profiter des bonnes dispositions da l'armée qui quoique exténuée de fatigues ,, élait pleinc-d'ardeur.
avoir aticint la savanne espagnole , fit passer par la: montagne Nôira- “une compagnie commandée par Jean François Dupuy, une autre, sous
Couvrit un: camp aux Cardinaux et s'en empara. MH aperçut deux autres -
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dressé sur un morne; Thomas André prit le camp Gomez Psp
min qui conduisait de ce bourg au camp Charles Sée , était interceptés
ce qui se tramait fit arrêter cinquante des principaux conspirateurs -H voulut les envoyer sur les pontons de la Jamaique ; mais*il rer
soldats de ce cor ps sans répondre au feu de l'ennemi, Jesfusilrsur
912 fisToiRe p’uairi.— (1795 )
. Toussaint s'était imprudemment engagé dans les montagnes de là Grande-Rivières; déjà il était cerné de tous côtés ; Jean Frauçois cédait le terrain afin de \l'attirer au camp Charles:See, position bie fortifiée où il devait infailliblement le ‘battre. *
Après avoir envoyé ses prisonniers au Dondon, Toussaint se mit en marche le 14 Nivôse (3 Janvier 1795) contre les camps Pistau et Dus casse quil prit après un combat sanglant. En même temps Boys® s'émparait des. camps Sabourin et. Ta anache. il attaqua ensuite dé fort. Bamby assis sur le sommet d'un morne presque inaccessible , A ordonna aux troupes franches du Donüon de monter à l'assaut "Les
le dos, grimpèrent le long du morne à travers la mitrailleret destbaïles de la fortification qu'ils enlevèrent à la baïonneite. De son côté ‘18n liéutenant-colonel Thomas André s'empara he camp Barbara. %
Le 15 Nivôse (4 Janvier) Toussaint fit enlever toutes les: positions S qui protégealent { importante fortifieation de Gharles Sec, afin de late taquer avec plus de facilité. Un détachement s'empara du camp Nayeo
le camp Boispin; Dessalines le camp Denis au Giromond ; Ie"capitarne Noël les camps Gilette, Räteau, Delaunay et Jourdan, dans la mon= tagne de Caracol. : : 4
Vallière était oecupée par les espagnols. Foussaint pensait que le che:
par Noël Arthaud, un de ses lieutenans. Mais Arthaud n'avait de résister à l'impétuosité de Jean François qui eccupa ce chemin, après. Ven avoir chassé. Toussaint croyant n'avoir rien à redouter ‘du côtés de Vallière, vint attaquer le camp Charles Sec avec toutes ses for ces réunies. Jean François s'élança sur lui avee la plus gants 1 gueur , el apres un combat des plus opiniètres , le culbuta, mits troupes en pleine déroute, et le poursuivit jusqu ‘à La montigne À Noïf au Pico. | 4
Cette défaite fit perdre à Toussaint. tous les avantages qu il avai obtenus jusqu ‘alors. Les républicains se retirérent à “ta Marmelade ‘ls comptèrent plus de deux cents hemmes tués et autant de bless
Pendant cet intervalle les hommes de couleur de St: Marc quistés taient livrés aux Anglais ne pouvaient plus supporter la domination britannique. De plus en plus humiliés par les colons blancs , ils formè: rent Île projet d'abattre Thomas Brisbane, de surprendre la garnise anglaise , et de livrer la ville à la République , en y appelant Blar Cassenave qui, en l'absence de Toussaint, commandait au cordon d l'Artibonite, Mais le. projet fut dénoncé par un des conjurés quist tit le cœur lui faillir au moment de l'exécution. Brisbane averti
centra de la part dos celsuis blaucs unc si forte résisiance-qu il #
HisTorRn D'HAîti=( 1708) ; g19
püt les embarquer : : ils furent tous égotgés dans les prisons de St: Mre, Un mois après, une autre conspiration , excitée par les lettres de inchinat , fui découverte au Port-au- Prince. Les républicains devaient Vdésarmer. lo ébhen ue de la Poe et Rire mourir tous les Anglais, Le
pe : “quinze nt nt à » Ja peiné He NEalee et lasillés le 18 vrien. Ces nombreuses exéeutions firent trembler les homnies de uleur des auires quartiers OCCUPÉS pa les Anglais et les maintins ent dans la soumission, | HU Lapointe disait souvent , à l’Arcahaie, qu “il redoutait dx les écrits “de Pinchinat qu'une armée. [ fit fusiller le commandant Birette qui appel ait soû catéchisme les adresses de ce noble républicain à ses De noirs et jaunes. Les colons de l’Arcahaie proposérent plusieurs cisanutiement à Pinchinat de lui faire une rente considérable s’il “voulait abandonner [a eolonie pour aller vivre aux PE Unis ou er urone. | … Lapointe depuis long temps travaillait à ne réntrer le Mirebalais’ pes la domination anglaise. Il avait pour émissaire dans ce quartier nommé Rébelle, homme de couleur, qui gagna les habitans en fa- “voue de S. M. B. "Alors les Anglais marchérent contre le M irebalais sur deux colonnes : l'une sortant de l'Argahaie commandée par Lapointe, “autre sortant du Port- Républicain. - Hs y pénétrérent sans coup férir, | en chassèrent les Espagnols qui étaient cependant leurs alliés, et en: prirent possession , ainsi que du quartier des Grands Bois. Le vi comie de Bruge fut nommé commandant de la paroisse, et Rébelle “chef de lo milice royale. Les bienfaits de cette Run de possession sa firent aussitôt sentir au Port-Républicain, car il s'établit entre ceite: pue et la-partie espagnole un ea commerce dé bestiaux: Alors se trouvait au Port-Républicain Juste Chanlaite, frère du: colo- “nel Antoine Chanlatie. IL avait été contraint de prendre parti avec les À \nglais, s'étant trouvé à l'Arcahaie en 1793, lorsque Lapointe avait: “livré ce quartier à Thomas Brisbane. Comme il faisait des démarches Dour se faire mettre en posses sion de ses biens séquestrés, les colons le’ . dénoncérent comme un des agens de la République française. li fat “arrôté etvmis aux fers à bord d'un des navires de la rade. 1} attira “sérieusement l'attention du gouverneur anglais par une lettre qu nl lux “adressa. Celui:ci le mit en clibrté et le chargea d'une mission impor- “linte auprés de Rigaud et de Bauvais : c'était de les gagner à la cause royaliste. Chanlat ta partit pour les Ca yes. Quand il ysarriva il HER nonça-à Rigaud quil n'avait Res revenir au milieu de ses frères qu'en | Dromettant aux Anglais de s’eflorcer" de leur faire arborer le pavillon: britannique. Ilse rendit à Jaemel, en dit autant à Bauvais: Il écriit ensuite aw gouverneur anglais qu'il avait rempli sa mission, mais sans suCCés ; el que se trouvant bien avec ses anciens compagnons | d'armes , il demeurait parmi eux.
Nous avons déjà vu se dessiner “l’animosité qui existait entre 16 gouverneur Laveaux et Villate. Presque tous Îes anciens libres; noirs et jaunes s'étaient prononcés pour Villate et dans ‘le Nord et dans” l’Artibonite ; au contraire, les nouveaux libres étaient la plupart pou Laveaux ; nous en avons dit les causes. Toussaint perséculait Sn lement Blanc Cassenave son lieutenant, homme violent, brave et par tisan enthousiaste de Villate. 41 avait eru s'apercevoir qu'il Ron enlever le commandement du cordon de FArtibonite : ce qu'aucunem des pièces que nous avons eues sous Îles yeux ne constate. Blane Cas-M senave occupait la Petite-Rivière de 'Artibonite ; il avait fortifié pou à s’opposer aux incursions -et des Anglais et des Espagnols, le mornetw de la Crête à Pierrot qui domine le bourg , -et avait armé ce nouveau fort d'une pièce de. 12 et d’une pièce de 16.
Pendant cet intervalle, les Espagnols forcèrent la porte de la savanne;« mais ils furent taiilés en ‘pièces par Blanc Cassenave. En mêine temps, Vallery, commandant du poste Labadie, n'ayant à sa disposition que: 25 livres de poudre que Toussaint lui avait envoyées des Gonaives, arrêta l'élan des Anglais par une rare opinâtreté; 11 ne cessa de repousser l'ennemi par l'arme blanche. Toussaint se fit une arme contrew Eassenave des succès obtenus par Vallery, sans muuitions : 1 Paecusa de vendre à son prôfit les poudres de la République, parce qu'il lui en avait envoyé 300 livres et qu il en demandait encore.* Al expédia aux autorités de la Petite Rivière un adjudant-major qui leur annonça; en son nom, que si elles ne ménageaient pas mieux la poudre, elles en répondraient sur leurs iêtes. Blanc Cassenave ne put plus con-. tenir son indignation; il déclara quil aimerait mieux vivre sauvage dans les bois que de continuer à recevoir des humiliations de Tous-« saint Louverture; il fit même l'éloge de Villate, et dit que c'était le" seul homme qui put sauver ja colonie. Il avait gagné à son partie Guy et Christophe Morney. L’insubordination et le désordre se manifestèrent dans les camps de ces deux officiers ainsi qu'à la Petite-Ris vière de l’Artibonite. Les Anglais se disposaient à en profiter. Blanc Cassenaxe fit fusiller plus de quarante hommes qui étaient, disait-il, » dévoués au parti royaliste. Toussaint, de son côté, qui avait résolu £ de l'arrêter assurait qu'ils n'étaient que ses euneris personnels. Il manda aux Gonaïves successivement les différents chefs qui comman-« daient au cordon de l'Artubonite, et les renvoya à leurs postes. Cassenave fut mandé le dernier’; mais quand il entra aux Gonaives il fut arrêté et emprisonné : 1l y avait en cette ville plus de 4,000 hommes que Toussaint y avait réunis. Alors vinrent contre lui des dénon=« ciations de tous les points de l'Artibonite : c'était à qui le chargerait pour plaire à Toussaint Louverture. On l’aecusait d'avoir excité les“
eultivateurs à ne pas travailler, en leur disant que Laveaux eb Fous
.* Correspondance de Toussaint avec Layeaux,
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HISTOIRE D'aaiTi—( 1705 } : 51
Mint voulaient rétablir l'esclavage ; d’avoir contrarié l'établissement dé | Ja municipalité à la Petite Rivière; d'avoir fait transporter chez lui lé Mbutin qu'il faisait sur l'ennemi, et d'en avoir privé les soldats; d’avoir été l'auteur de la grande misère qui existait au cordon de l’Artibonite, . De son côté, Toussaint l'accusa auprès du gouverneur Laveaux , “d'avoir conçu le projet de se retirer dans les montagnes des Cahos voi: msines du Mirebalais, pour y vivre dans l’indépendance; de n'avoir Mpas fait cultiver un pouce de terre, et d'avoir travaillé à la ruine de MIA République. Il prétendait que lorsque des soldats noirs étaient mbiessés, Blanc Cassenave leur refusait les soins que commandait l'hummonité, sous prétexle qu'il y avait déjà trop de nègres. Cependant Cassenave étail aimé de ses soldats, noirs la plupart, et ils apprirent sa mort avec une désapprobation bien marquée... : Péu de jours après son arrestation en Février 1795, il fut trouvé mort dans sa prison des Conaïves. Le lieutenant colonel Vernet qui commandait la place , annonça à Toussaint qui se trouvait à lPArtibonite, que Cassenave était mort étouffé par la colère. Il est im. possible de peindre la joie cruelle qu’en resséntit Toussaint Louver- “iure. Le 6 Février 1795, il écrivit à Laveaux : « Blanc Cassenavé « pendant sa détention a été alteint d'une colère bilieuse qui avait « loutes lés apparerices d'une rage effrénée ; ilest mort- étouffé : requis & escat in pace. Il est hors de ce monde; nous en devons à Dieu des « actions de grâces. Cette mort de Blanc Cassenave a anéanti contre « lui toute espèce de procédure, atiendu que de son crime il n'y à « point de complices ni de parheipes. » .
le Après cet événement , l'autorité de Toussaint Louverture ne rencontra “plus aucun obstacle dans l’Artibonite ; et parmi les hommes de couleur du Nord, il n’y en avait plus qu'un dont Fautoriié put con< irebalancer la sienne : c'était Villate que nous verrozs bientôt iomben. Aprés la chuté de ce dernier, Toussaint favorisé par le gouvers “neur Laveaux, grandira prodigieusement et songera à faire pénétrer son influence tant dans l'Ouest que dans le Sud.
Rs
Sommaire. Mort de. RD te JubA ent sur Robespierre. Toussaint ps Fee A à
attaque St-Marc sans succes —Bauvais et nigaud attaquent le fort Bizoton.—
7h riure en prend possession — Lapointe et, D:ssources: reprennent 18 Mircbalais=
. T'Espagns — Rapport de Garran Coulon=—[La Convention nationale déerêtes la
-née du 30 Ventôse.— Arrestation de Laveaux.—Le colonel Léveillé en avertit T
glais, sur, toute la ligne de l’Artibonite. Mort de Thomas Brisbane. — T'ousse
de Markham—Les Anglais se tiennent sur a défensive —Résultats adminis de Bauvais et de igaud.—Révenus pulies — De nouvelles troupes anglaises barquent au Port Républicain. Le général. Willismson remplace: le brigadiere général Horaeck,—Adresse de Jean François aux troupes républicaines —Rép de NOR PMR TeARE fepne des numéros aux troupes franches.—Formation Ve De, , 8e, 6e ; Te. et 8e démibrigades coloniales — Le majo
éral Forbes SA Willis son De Bruge évacue le Mirebalais.— Paul
Traité de Bâle—Décret du 5: Thermidor an 8-—Départ, de Jean! Erançois,
en lhbeïté définitive de Sonthonax— Résumé de la. conduite de Sonthonax. à Domingue.— Le général Bowyer est repoussé de Léogane.— Laveaux parcoutil cordon de l'Artibonite.— Dessources incendie les Verrettes — Toussaint reconstruit 1 bourg-— Dieudonné einbrasse la caus@ des Auglais— Rigaud et Bauvais le-fon arrêter — EWenne Uaty soulève la montagne du Port-de-Paix.— Toussaint a la révolte —Révolte de Titus étouffée —Bauvais et Rigaud envoient au Cap, ghinat, Sala et Fontaine—Bauvais et Rigaud démandent à Laveaux la con: tion des. Assemblées primaires.—Grande agitation au Cap contre Laveaux.==Jo
saint— La Municipalité du Cap met Laveaux en liberté — Villate se retire Martellière — Toussaint arrive au Cap.— Laveaux le proclame son lieutenant gouvernement de St-Domingue.— Prépondérance défimitive des noirs dans le No et dans l’Artibonite, Lt
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En France la Convention Nationale avait abattu | Robespierre, ce ange de la mort Le avait armé la Liberté, et qui lui fit herraur a pr
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“it HISTOIRE D’uarrt.—( 1795 } ALT.
Aa victoire. Robespierre se jeta. dans un abime en voulant précipiter la marche de. la révolution. Le peuple françaisemporié dans les tour- mentes. “hote, ARE politiques ne: pouvait mettre en pratique la théorie de la démocratie pure qui ne se maintient dans un. état qu au sein d'une paix profônde qu'entretiennent le travail et l’industrie. … Le. développement de la civilisation, les principes de 89 qui pénètrent peu à pen dans les veines des populations européennes, améneronk …infuiliblement ce que Robespierre voulait obtenir sans retard par la force des baïonnettes. Néanmoins l'histoire ne peut maudire ces êtres terribles , effrayants, au cœur de for, à intelligence supérieure, que la Providence envoie aux peuples quaud leur existence, nationale est attaquée par des “légions de mercenaires qui, pour détruire un noble principe, croyant … défendre, une cause sainte et légitime, se livrent aux plus grandes: horreurs et poignardent la liberté. Robespierre transforma la France en un volcan en éruption dont 1} était le foyer. Ees laves de ce volcan, allaient couvrir toute l'Europe déjà épouvantée des tourbillons: “qui là menaçaient, lorsqu'il perdit le souffle embrasé qui lanimait. Sub n'était pas tombé que serait-il arrivé? Que l'Europe entière comme …lx lrance jouirait aujourd'hui des bienfaits de la liberté aussi douce, aussi tendre, aussi compalissante, qu’elle est foudroyante , quand elle: est attaquée. Nous. autres Haïtiéns ; nous devons aussi noire indépen- — dance à un de ces êtres terribles; nous lavons aussi abattu, après. la: victoire, parce quil n'avait pas compris que sa mission était terminée, + Pouvons-nous ne pas élever Dessalines sur un piédestal, tont en frémissant! devant son bras de géant, qui, pour nous tirer de l'avilissementt, … exécuta ce que nous n'avions pas le cœur de faire. Sinous reconnais’ . sons que ces hommes en extirpant le mal jusqu'à la racine, nousont — sauvés, quoiqu'iis pous aient fait souffrir cruellement, racontons nos époques: de gémissemens, mais ne nous en plaignons pas: nous avons “été heureux de la proclamation de la: fiberté générale par là Convention nationale en 4794; cependant cet aete occasionna l’extermination de l'ancienne classe privilégiée de: la colonie ; si nous. voulons être hbres, “ayons l'énergie de le devenir, sinon soyons de dociles esclaves. La Providence envoie sur la terre, à. de longs intervalles, ces anges ex- (erminateurs pour punir les classes. privilégiées qui, trop souvent, sans entrailles, pour le peuple, le confondent avec le bétail. Les Romains se défirent de Romulus parce qu'il était devenu tyran; mais us le placèrent au ciel parce qu'il avait été le fondateur de Rome., Nous ne tarderons pas à voir la Convention dont les victoires avaient sanvé la nationalité française, jeter un regard sur S'-Domingue, et envoyer des récompenses aux fils de l'Afrique qui y défeadaient la cause de ia liberté avec un héroïsme égal à celui que déployatent en Europe les troupes patriotiques.
Pendant ce temps la guerre continuait avec fureur à S*Domingue sue la.-rive gauche de: L'Axtibonite entre les anglais et les républicanss
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