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HISTOIRE D'HAITI.—( 1798 ) 8tt
Le
vrines en bronze et de tous les ornements du Palais. Toussaint traita de l’évacuation des troupes anglaises aux. mêmes conditions qu'au Port- Républicain. Il retourna à son quartier-général qu'il avait fait trans: porter dans l'intérieur des terres. | Après avoir embarqué toutes les troupes européennes , Maitland se résolut à lui reudre sa visite. Il avait tant de confiance en Toussaint Louverture dont il vantait la droiture, qu'il ne craignit pas de pénétrer, accompagné seulement de quatre officiers, au travers d'un pais inondé de bandes armées. Toussaint venait de recevoir de Sto, Domingo une lettre de Roume qui l'exhortait à chercher l'occasion d'arrêter Maitland. Le commissaire français lui disait que c était un de voir qu'il avait à remplir envers la République. Maitland apprit en chemin celte perfidie de l'agent du Directoire. Mais il ne voulut pas rétrograder. Il atteignit le camp du général en chef. On lui fi faire antichambre plus d’une heure; pendant cet intervalle, il éprouva quelques inquiétudes : le général en ehef faisait rédiger sa réponse à Roume, Enfin il se présenta devant Maitland, tenant entre ses doigts déux lettres décachetées. Général, lisez ces lettres, lui ditil, avant que nous soyons en conférence; l'une est du commissaire Roume, l'äutre est la réponse que je lui ai faite. Jene voulais pas vous voir avant d’avoir fiui ma réponse ; elle vous fera connaître combien vous êtes en sûreté avec moi, et combien je suis incapable d'une trahison. Le passage suivant de la lettre de Toussaint frappa d ad: miration le général Maitland: « Quoi, disait il à Roume, n'ai-je pas « donné ma parole au général anglais? Comment pouvez-vous Sup- « poser que je me couvrirais d’infamie en la violant? La confiance qu'il a en ma bonne foi lengage à se livrer à moi, et Jeserais deshonoré pour jamais, sije suivais vos conseils. Je suis tout dévoué à la cause. de ix République; mais je ne la servirai jamais aux dépens de ma conscience et de mon honneur. » Tous les factionnaires qui étaient autour de la tente furent relevés : il allait être question de l'indépendance de St. Domingue. Maitland lui proposa, au nom du gouvernement anglais, de le faire reconnaître roi de St. Domingue, s'il voulait consentir en montant sur le trône, à accorder exclusivement aux Anglais le commerce du nouveau royaume. Il lui promit quuue flotte anglaise croisant sans ecsse devant les ports de Pile le protégerait contre les agressions de [a France. Toussaint quoiqu'il eut accueilli ce projet d'indépendance refusa cependant de le mettre sur le champ en pratique. 1} promit de’le réaliser: