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érige-L-il des autets au fanatisme que la révolution à terrassé? De,
« imprescriptible de servir Dieu à sa manière? [ne lui manque que
« d'établir l'inquisition espagnole , ce fléau de la religion et de lFhus « manité. Voudrait il, que violateur de cetie Constitution qui lui don. « ne l'existence , je devinsse son complice? Voudrait-il que je m Asso. « glasse à ses crimes? » À did US +
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:L'imprimé n'était rempli que de tirades de ce genre , plus ou moins “violentes. br | + Pour calmer l'exaltation de Rigaud, le commissaire Roume fit publier le 31 Mai, une lettre pleine de modération qu'il lai avait adressé” Rigaud pour se justifier fit publier une leure que lui avait adressée Hédouville le 45 Juin 1798. L | ré Le général Rigaud était animé de tous les principes proclamés par Ja Convention nationale. Quoique l'indépendance de notre pays, enfantée par les réactions de 1802, ait consacré notre bonheur politique, il serait injuste de notre part de vouer à l’exécration, ceux des nôtres qui en 1799 se montraient attachés à la France. Car celle ei n'avait pas jusqu'alors décrété un seul acte contraire aux intérêts des noirs et des hommes de couleur.
| Pendant cet intervalle le commissaire Roume pour resserrer de plus en plus les tiens qui existaient entre la France et Si Domingue choisissait | - plusieurs enfants noirs, blanes et de couleur, et les envoyait en Barope où ils devaient recevoir une éducation libérale aux frais de la République. Déjà les fils de Toussaint et de Rigaud avaient été placés au collége de Liancourt; d'autres étaient aussi partis. Roume en choisit huit dans le département du Nord , les réunit au Cap, les fit assister, au Palais national, à un grand repas où 5€ trouvait. Toussaint Louverture= Celui-ci leur dit de ne pas oublier que la, France était leur patrie, que St-Domingue leur avait donné le jour, et que c était à St-Domingue qu'ils devaient revenir pour y répanire les lumières que la mére-patrie pourrait leur donner. Le commissaire Roume, de son côté, leur donna les conseils les plus patriotiqués, et Îles accompagna jusqu'au rivage de la mer. Ces jeunes gens qu'on appelait fes élèves de la prie partirent le 26 Avril 4799, sur la frégate la Vestale, commandée par le capitaine Gaspard. * Pendant ce temps le général Rigaud avait préparé tous les espriis, dans le département du Sud, à la luite qu'il allait entreprendre contre Toussaint Louvertue. Il ordonna aux colonels Jean Cécile et Faubert, qui commandaient le premier el le deuxième régiment, de franchir le pont de Miragoâne, limite des départemens du Sud et de LOuest, de surprendre la ville du Petit Goäve où se trouvait ai0rs le gencral Laplume qui ne s'attendait pas à ce coup de main. Rigaud était à peu près certain, S'il parvenait à enlever Lapiume, de l'auacher à son parti, et de gagner, par son influence, toutes les troupes de larrondissement de Léogane. -
*# Parmi les jeunes gens de St Domingue qui ont été éleyés à Liancourt et plus tard au coltèce de Lamarche, nous, citerons Isaac et Placide Louverture, Coco Seraphin, Hyppolite Gélin, noirs; Verrier, blanc; Jonathas Granville, Jh. Courwis, Séjour Legros, Chartes Jeantil , Jérôme l'obydevenu général dans les armées françaises , Atiné Dufresne, Rigaud fils, Blaise Lechat, Les. frères Séguy Villevaieix, hommes de couleur, se:
D. Mi HISTOIRE D'HAITI.æ=( 1799 |
Le 18 Juin 4799, Faubert, à la tête d’un bataillon du 2. e régiment, atteignit dans Île plus grand Silence, à la pointe du jour, les remparts du Petit-Goñve. Il pénétra dans la ville, surprit le fort du rivage et s'en empara, après un léger combat contre un bataillon de la 4e: En même temps Delva, officier très-dévoué à Rigaud, suulevait les'cultis valeurs des e: ivirons ct venait à leur tête’ assaillir la place. Le général. -Laplume fut fait prisonnier dans la fortüification.’ Mais un jeuneofficiec nommé Eloy Bondeau qui paraissait dévoué à la cause de Rigaud abats
tit d'un coup de pistolet un des soldats de Faubert, répandit le-plus
grand désordre dans le fort en criant à la trahison, et, favorisa + pen* dant le tumulte l'évasion de .Laplume qui, après sêtre précipité des
remparts dans les fossés, atteignil un canot et se rendit à Léoganeu…
La garnison du Petit-Goûve composée de plusieurs détachemens deg
8.e ei dé la 44.e, abandonna la ville, se replia sur le Tapion, Wen
blokaus, Thausin et le Grand-Goûve. Maçon, lieutenant colonel dans la 8.e, gagné au parti de Rigaud, avait refusé de tirer sur les troupes de Faubert. Celui-ci livra au pillage la ville du Petit Goûve.
Ce premier succès que la renommée grossit considérablement ébranla la fidélité des villes de Léogane et du Port- Républicain. La plupart des hommes de couleur et des noirs anciens libres, les blancs républis eains , le colonel Christophe Mornay , commandant de la place; laissé: rent éclater les plus vives sympathies en faveur de Rigaud. "Onverut que celui-ci était déjà à Léogane, à la tête de son armée, se dispos sant à marcher en avant. Au milieu de fa nuit une foule de citoyens du Port-Republiearn se précipiterent dans le chemin de Léogane, armés!