‹ Histoire d'Israel (volume 2)Chapitre 101 sur 244 · LES SACRIFICES. — LES FÊTES · texte numérisé non relu

LES SACRIFICES. — LES FÊTES

quant aux autres présents, on n’en brûlait qu’une poignée, laissant le reste aux cohènes. — À ces offrandes commandées par la foi s’ajoutaient les dons volontaires et ceux qui provenaient des vœux.

Sur lautel des parfums brûülait une composition embaumée très douce, qu’apportaient en offrande les fils d'Israël. Iahvé seul la pouvait respirer: « Quiconque se fera ce parfum pour en jouir lui-même, qu’il soit retranché de son peuple {! »

Tout premier-né d’une mère appartenait à Iahvé; un mois après sa naissance, celui d’une femme devait être présenté au temple et racheté pour un prix qui ne pouvait dépasser cinq schekels (sicles). Quant au premier-né de l’animal, on en faisait un sacrifice pacifique, et sa chair revenait aux cohènes; si c'était un animal impur, on le pouvait tuer ou vendre au profit de l’Ohel-Moëd.

Outre ces sacrifices, qui avaient lieu, la plupart, a des époques indéterminées, les Hébreux avaient des fêtes pour honorer Iahvé. Chaque semaine, ils étaient tenus d'observer le Schabbath (repos, sabbat), qui consistait surtout dans l’absence de travail, C’était, en mémoire du repos d’Iahvé, le septième jour après qu’il eut achevé l’œuvre créatrice.

Peut-être aussi, dans ce nombre sept, si particülièrement aimé des Hébreux et qui clôt pour eux certaines périodes de jours et d’années, se méêle-t-il quelque souvenir d'Egypte. Là durait sept jours le grand deuil de la mort d’Osiris. Pendant le même espace de temps, on se lamentait aussi en Phénicie sur la mort d’Adonis, le jeune homme divin tombé sous la dent du sanglier,

Toute occupation était interdite, le jour du Schabbath, même ramasser du bois? et faire cuire des aliments. Entreprendreun long trajet était également

T..Ex., XXX, 34 Cf SUIVs 2. Nombr., xv, 32-36. — Ex., xvt, 23.

défendu : ce que l’on appelle chemin sabbatique, permis ce jour-là, ne dépasse pas 2,000 coudées hors de la ville, Les exercices du culte s’accomplissaient au Schabbath comme dans les autres jours. I] en était de même des opérations militaires. Ce fut seulement après l’exil, quand l'esprit de formalisme et de fanatisme étroit s’empara de la nation, que les soldats juifs, à certains moments, aimèrent mieux se faire tuer que de violer, en combattant, le repos sabbatique. À l’origine, ce qui distingua le Schabbath, ce ne fut guère que l’absence de travail, avec un sacrifice de deux agneaux, suivi d’une offrande et d’une libation, qu’on devait faire au milieu du jour. Plus tard, quand les synagogues se répandirent en Palestine, on s’y rendit, au Schabbath, pour prier en commun, et pour y entendre, de la bouche des rabbi, l’explication de la Thora, Comme le jour, chez les Hébreux, le Schabbath commençait le soir pour se terminer le soir du lendemain.

Tous les sept ans, la terre avait aussi son Schabbath. Pendant une année entière, elle se reposait. La labourer, l’ensemencer, en tailler la vigne ou les oliviers était interdit. Ce qu’elle produisait d’ellemême, les pauvres et les étrangers, comme le propriétaire,s’en pouvaient nourrir. Cette année-là aussi, avait lieu la Schmita (rémission) de toutes les dettes, comme des liens de servage. Un esclave hébreu avait la faculté, après six ans, de quitter son maître; sil préférait rester, on l’appliquait contre la porte pour lui percer l'oreille, Devant tout le peuple rassemblé pour la fête des Tabernacles, on devait, dans l’année sabbatique, faire la lecture de la loi.

Dans la septième des années sabbatiques, c'était l’Iobel (trompette, jubilé), annoncé par le son éclatant de la trompette2. Elle retentissait le dixième jour du

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