À LES FÊTES
septième mois, en automne, à ce moment même où, dans la terre phénicienhe, on célébrait les fêtes d’Adonis, sa mort et sa joyeuse résurrection, À cette époque, toutes les possessions revenaient à leurs anciens maîtres. Quand on achetait un champ, en Israël, on tenait compte, pour le prix, de la plus ou moins grande proximité de l’Iobel. — Cependant cette loi du retour des biens à leurs anciens possesseurs,
qui avait pour but d’abolir la pauvreté en Israël, ne fut pas pratiquée longtemps. Esaya s'élève avec énergie contre les riches orgueilleux qui joignent le champ au champ, et la maison à la maison, sans que jamais leur avidité soit satisfaite 1. Agrandir son patrimoine avec celui du voisin devint une préoccupation en Israël comme partout ailleurs.
Les Egyptiens célébraient la fête de la nouvelle lune et des différentes phases que subit cet astre dans son cours. Les Hébreux eurent aussi leurs néoménies ; ce qui les distinguait, c'était, entre les deux sacrifices du matin et du soir, un autre sacrifice composé de deux taureaux, un bélier et sept agneaux, auxquels on joignait un bouc comme hostie expiatoire?, Tout cela était accompagné d’offrandes et de libations. Il y avait sans doute un repas solennel, à la néoménie, où l’on s’asseyait ensemble pour manger des Victimes immolées, Plus tard, sous Schemouël, on commence à se réunir ce jour-là, comme au jour du schabbath, chez les nabis qui interprètent la Thoraë.
C'était ordinairement le lendemain du jour où l’on avait observé la nouvelle lune, montant dans le ciel, qu’on célébrait la néoménie, Les Benèé-Israël avaient tourné à l’adoration d’Iahvé la vieille idolâtrie phénicienne. À
Dans la terre de Kenaan, comme en Egypte, la
1, Ex, v, 8-10.