‹ Histoire d'Israel (volume 2)Chapitre 103 sur 244 · Sam, xx9, 6,7 18/et Suiv · texte numérisé non relu

Sam, xx9, 6,7 18/et Suiv

lune, si douce, était l’objet des adorations. Sur les bords du Nil, on l’appelait Isis; en Assyrie, Ischtar; près du fleuve Adonis, on la connaissait sous le nom d’Aschtoret, et l’on saluait son apparition dans le ciel, La lune eut aussi son influence sur le culte en Israël.

Le premier jour du septième mois, la fête de la lune avait un caractère plus solennel : avec plus de fracas,les trompettes la devaient annoncer 1; outre les sacrifices des néoménies ordinaires, on immolait un jeune taureau, un bélier et sept agneaux en holocauste,

Mais les fêtes principales d’Israël, c'étaient celles de Pâques, de la Pentecôte, des Tabernacles et le Jour des expiations ou Iom Kippour., Les trois premières se rattachaient dans l’origine aux différentes phases de la récolte; on y associa plus tard des souvenirs de la vie nationale.

La fête de Pâques ou Pessah (passage) se célébrait dans le mois où l’année commence. Le quatorzième jour, d’abib (épi), au soir, on faisait le repas de famille, qui rappelait la, sortie de Mizraïm. Autour d’un agneau ou d’un jeune bouc d’un an, sans défaut, immolé dans le parvis de l’Ohel-Moëd, et qu’ensuite on avait fait rôtir, toute la famille se pressait. Si elle était trop peu nombreuse pour consommer le soir même toute la victime, elle s’associait avec d’autres familles. En même temps que l'agneau, on mangeait, en souvenir des temps tristes de Mizraïm, des herbes amères, On ne devait servir que des mazoth (pains sans levain). Tout pain fermenté était interdit depuis le quatorze au soir, où commençait la Pâque, jusqu’au soir du vingt et unième jour, qui était son terme 2, C’est pour cela que cette fête s'appelle kag ha mazoth (la solennité des pains sans levain 3). Si

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