LES FÊTES. ISI
l’on veut savoir pourquoi les mazoth devaient seuls être pris en ces jours, il faut se souvenir que c’étaient les pains désignés pour l’autel; on ne pouvait guère offrir de pâte levée à Iahvé,
Le premier et le septième jour, tout travail était défendu comme au Schabbath. Chaque jour, on offrait en holocauste deux jeunes taureaux, un bélier, sept agneaux, accompagnés d’offrandes et de libations. Un bouc était aussi immolé en sacrifice expiatoire. Comme l’orge rapide avait déjà jauni dans les champs d’Israël, le lendemain du premier jour de Pessah, on présentait une gerbe d’orge nouvellef avec laquelle le cohène faisait la cérémonie de l’agitation. On donnait avec la gerbe un agneau pour holocauste, des offrandes, et du vin la mesure d’un quart de Ain. Alors seulement la faucille pouvait couper les orges nouvelles. C'était comme le signal donné aux moissonneurs d’Israël,
Commencée par les orges, la moisson se terminait avec le froment. Quand les faux l’abattaient, sept semaines ou cinquante jours après la fête de Pessah, on célébrait la fête des Schebbouoth (semaines?, Pentecôte). Cette panégyrie mettait en allégresse tout Israël: dans chaque maison tout était convié à la joie, l’esclave et le colon. À l’origine, la fête des Schebbouoth ne durait qu’un jour ; plus tard, le rabbinisme y ajouta un jour de plus. Comme prémices de la moisson, on offrait, en cette panésyrie, deux pains fermentés, de pure fleur de farine. En même temps, on faisait un holocauste de sept agneaux, d’un jeune taureau, de deux béliers, avec les offrandes et les libations accoutumées. Un bouc servait de sacrifice expiatoire; en sacrifice pacifique, on ajoutait deux agneaux 3, Ces victimes