‹ Histoire d'Israel (volume 2)Chapitre 107 sur 244 · Nombr., xxIx · texte numérisé non relu

Nombr., xxIx

devant ce couvercle. Il sortait, après cette cérémonie, du Saint des saints.

La communauté d’Israël lui avait amené deux boucs, pour sacrifice expiatoire ; l’un des deux était destiné à Iahvé, l’autre à Azazel. Le cohène-hagadol immolait le premier, et, rentrant dans le Saint des saints, faisait avec le sang de la nouvelle victime les mêmes aspersions qu'avec celui du taureau. Une seconde fois, le cohène-hagadol quittait l’adytum, et, mêlant le sang du bouc avec celui du taureau, en plaçait, dans le sanctuaire, aux quatre coins de l’autel des parfums et en aspergeait sept fois l’autel tout entier. Après avoir ainsi purifié le sanctuaire, le cohènehagadol sortait, imposait les mains sur l’autre bouc, en confessant les péchés des Benê-Israël, et l’envoyait à Azazel (puissant de Dieu). Tantôt Azazel semble désigner les lieux inhabités, séjour des mauvais génies ; tantôt, opposé à Iahvé, on le peut prendre pour l’incarnation du mal, Ce serait une sorte d’être personnel, résumant en lui les forces perverses, comme Set ou Typhon. Un homme était chargé de conduire le bouc d’Azazel dans les lieux déserts. Le rite accompli, le cohène - hagadol revenait dans l’Ohel- Moëd, se purifiait, et, couvert de l’éphod, apparaissait aux yeux d'Israël. A l’autel du parvis, il offrait en holocauste un bélier pour lui et un autre pour le peuple. Les victimes des fêtes ordinaires avaient été offertes avant la cérémonie de l’expiation. Il brûlait ensuite sur Vautel la graisse du taureau et celle du bouc. Quant au reste de ces deux victimes, même leur peau, le feu le devait consumer hors du camp.

Malgré la note triste de cette panégyrie, où Israël tâchait d’apaiser Iahvé et de se faire pardonner ses fautes, il y a encore là, comme dans toute fête sémitique, un rayon de soleil. L’air est ébloui par l’éphod aux belles couleurs, et l'oreille charmée par les

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