LES FÊTES. — LE CODE
clochettes d’or qui frangeaient le méhil du grandprêtre et dont les tintements comblaient de joie tout Israël.
L'organisation sociale du peuple hébreu relève beaucoup de ses conceptions religieuses. Maître et roi d’Israël, Iahvé le gouverne par la Thora, Les chefs ne sont que les lieutenants d’Iahvé, chargés de faire observer la loi transmise par l’homme d’Elohim, Mosché. Tous fils aînés d'Elohim, les Hébreux sont égaux : ne cherchez là ni aristocratie, ni classe moyenne, ni plèbe; rien ne ressemble, en Israël, aux sociétés grecque et romaine, divisées en castes, qui n’ont souvent d’autre objet que de s’étouffer les unes les autres, Avec ce principe que tous les Hébreux sont égaux, la royauté, à l’origine, n’entra même pas dans la pensée d’Israël.
Si l’on“examine le code politique et administratif des Hébreux, tel qu’il apparaît dans le Pentateuque et dans l’histoire ultérieure, on aperçoit certaines grandes assemblées, convoquées par le chef de la fédération israélite, et composées de zeqénim (anciens), de nassi (conducteurs), de schofetim (juges) et de schoterim (scribes).
Les zeqénim (anciens) paraissent avoir été les aînés des familles. Dans chaque ville ils forment une sorte de conseil municipal, réglant les affaires de la cité, et jouissant même d’un pouvoir judiciaire assez étendu. C’est devant eux, par exemple, que le mari présente sa jeune femme quand il croit n’avoir pas trouvé en elle les signes de la virginité 1, La Thora leur donne, en beaucoup de circonstances, la mission de prononcer un jugement et d’appliquer la loi. Conseil municipal occupé des intérêts de la ville, les zegénim, dans la pensée de Mosché, devaient aussi former, aux grandes occasions, un conseil national, à la lumière duquel s’éclairerait le chef des Hébreux.