Lév., xxIv, 22. — Nombr., xV
21E xd.) XX) 0330 — DEN EXT 4 EX, 2:18.
DROIT CIVII, 159
jour détachée, Aussi a-t-elle le même nom que l’homme : celui-ci s'appelle isch, et la femme ischa, avec la désinence féminine. Pas plus qu’en Egypte, on n’enferme en Israël, loin de tout regard, la vierge et la jeune femme. Peut-on rien voir de plus libre d’allures que Miriam et Débora? De quelle considération elles jouissaient en Israël! La femme, du reste, respectée et libre, telle qu’on la concevait dans ce pays tout plein de la loi, a été dépeinte merveilleusement à la fin des Proverbes :
La femme forte, qui trouvera?
Bien au-dessus des pierres précieuses est sa valeur.
En elle se repose le cœur de son mari, Et de gains il ne manquera jamais.
Elle le comble de joie, jamais de mal, Tous les jours de sa vie.
Elle travaille la laine et le lin, Elle le fait avec des mains joyeuses.
Elle ressemble au navire du marchand :
D'une terre lointaine elle faik venir sa nourriture.
Elle se lève quand il est encore nuit, Distribuant les provisions à sa maison Et la part à ses servantes.
Elle convoite un champ et s’en empare; Du fruit de ses mains elle plante une vigne,
Elle ceint ses reins de force, Et réconforte ses bras.
Son industrie lui paraît délicieuse, Et dans la nuit sa lampe ne s’éleint pas.
Sa main elle applique sur la rouèle (?), Et de ses paumes elle manie le fuseau.
Vers l’affigé elle étend ses mains, Et elle les présente au pauvre.
Pour sa maison, elle ne redoute pas la neige, Car toute sa maison est couverte d’un double vétement.
Des franges éclatantes elle se fait à elle-même ; Le fin lin et la pourpre sont ses vêtements.
On reconnait son mari aux portes, Lorsqu'il s’assied avec les zeqénim du pays.
Elle à tissé une étoffe et l’a vendue; x Elle a livré une ceinture au marchand wphénicien.
La vertu et l'honneur la revétent ; Au dernier jour elle rira.
Sa bouche elle ouvre avec sagesse, Et la Thora est sur sa langue.
Elle a les yeux ouverts sur les démarches des siens, Et le pain de la paresse elle ne mange pas.
Se tiennent droits ses fils, et la déclarent heureuse; Son mari, et il la loue.
De nombreuses filles agissent avec vaillance, Mais tu les dépasses toutes.
La grâce, c'est une couleur éphémère, et la beauté une vapeur ; mais la femme qui craint Iahué sera louée.
On voit, par ce portrait, quelle haute idée Israël s’est faite de la femme; c’est à elle que revient la direction intérieure de la maison, et de ses mains que dépend la prospérité de la famille.
Plus on avait, en Israël, une grande idée de la