‹ Histoire d'Israel (volume 2)Chapitre 113 sur 244 · ALES · texte numérisé non relu

ALES

la femme, la menaçant, si elle était coupable, de voir son ventre enfler. De la main du cohène saisissant le vase de terre, la femme en avalait le contenu, cérémonie qui la remplissait de terreur si elle n’était pas innocente et par laquelle le nombre des adultères pouvait être diminué en Israël,

En dehors du cas d’adultère, le mari pouvait renvoyer sa femme, mais moyennant une lettre de divorce, que signaient des témoins?. Plus tard, l’école de Hillel, interprétant la Thora, permettait le divorce quand le mari avait sujet d’être mécontent de sa femme; pour l’école rivale de Schammaï, l’homme pouvait renvoyer sa femme s’il surprenait en elle un manque de chasteté3, Si la femme répudiée s’était remariée, il était interdit à son premier mari de la reprendre*, À l’homme qui avait épousé une jeune fille après l’avoir séduite, ou bien qui avait, par la calomnie, nui à l’honneur de sa femme, le divorce n’était pas permisÿ,

L'homme n’avait pas le pouvoir de choisir n’importe quelle femme pour épouse. Il lui était interdit de se marier avec sa mère, sa belle-mère, sa fille, sa petite-fille, sa sœur, la veuve de son père, de son fils ou de son petit-fils, la fille ou la petitefille de sa femme, la sœur de sa femme (pendant que celle-ci vivait encore), la veuve de son frère (ce dernier ayant laissé des enfants), sa tante, la veuve de son oncle, Il pouvait épouser sa nièce6. Bien différente de VEgypte et de la Phénicie était la famille en Israël : là-bas, pour honorer l'union d’Osiris avec sa sœur

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