‹ Histoire d'Israel (volume 2)Chapitre 114 sur 244 · DROIT CIVIL · texte numérisé non relu

DROIT CIVIL

Isis, les mariages entre frères et sœurs étaient très fréquents.

À la partie du code réglant les unions dans la Palestine se rattache la loi.du lévirat. Quelqu’un mourait-il sans laisser d'enfant à sa femme, le frère du défunt était tenu d’épouser sa belle-sœur, S'il naïissait un enfant de cette union, il portait le nom du premier mari, pour qu’il ne s’effaçât pas en Israël, Le beau-frère refusait-il de prendre sa bellesœur, celle-ci, devant les anciens, lui crachaïit au visage, après lui avoir tiré du pied sa sandale. On appelait ensuite cet homme dans le pays Beth-halouz hanaal (la maison de la sandale tirée 1), — Le cohènehagadol,dontune vierge seule pouvait devenir l'épouse, ne tombait pas sous la loi du lévirat.

Telles étaient les règles qui régissaient le mariage en Israël. Soumise à ces lois parfois sévères, l'union de l’époux et de l'épouse était cependant regardée comme la plus délicieuse chose du monde. Quel peuple a jamais chanté comme le peuple hébreu, dans son Schir ha-schirim (Cantique des cantiqtfes), la tendresse mutuelle du bien-aimé et de la bien-aimée, errant, au printemps, saison des fleurs et des chansons, sur les collines toutes pleines du parfum des vignes? Israël avait fait encore du mariage le symbole de l’union intime d’Iahvé avec son peuple choisi?,

Mais la polygamie ne venait-elle pas détruire toute cette poésie du bien-aimé et de la bien-aimée? Pour PHébreu, comme pour tous les Sémites, avoir une postérité qui fasse revivre le nom, telle est la grande ambition. Eschmounazar, roi des Zidoniens, maudit ainsi celui qui violera sa tombe : « Qu’il soit, comme moi, malheureux, étendu à la fleur de l’âge, sans pos-

. Deut., xxV, $-10. Guimann, Ueber die Liverastehe und die des Schuhausziehens, dans We Zeitschrif für judische Theologie, t. IV, p.61-87. c&

Page 1