‹ Histoire d'Israel (volume 2)Chapitre 116 sur 244 · DROIT CIVIL · texte numérisé non relu

DROIT CIVIL

Elevé dans la connaissance de la Thora, le fils demeurait longtemps sous l’autorité du père, pour lequel il était tenu de travailler, même après le mariage, qui émancipait les filles. Le père, en effet, ne se défaisait de son bien, en faveur de son fils, qu’en se dépouillant de la vie. Comment se partageait l’héritage ? et le droit d’aînesse a-t-il réellement jamais existé en Israël? L’aîné, quand une sœur toutefois nel’avait pas précédé, avait droit à deux parts dans la succession paternelle, Le reste était distribué également aux autres enfants. Quant au père, il ne lui était pas permis, avant de mourir, de rien changer à la loi en faveur d’un fils préféré. Ce qu’Iagob avait fait pour Ioseph, le législateur hébreu a voulu l’épargner aux générations à venir, Israël, avec les orgueilleux Ioséphides, souffrait trop du favoritisme pour ne le pas énergiquement répudier. Bien inférieur au droit d’aînesse lui-même, le droit des préférés ne peut, du reste, que nourrir au sein des familles les hypocrisies, les délations et les haïnes ?.

Quand un homme mourait ne laissant que des filles, c’étaient elles qui se partageaient l’héritage; ce qui leur créait l’obligation de ne se pas marier hors de leur tribu. Si les fillés manquaient, la succession s’ouvrait en faveur des plus proches parents#, Plus tard, en s’écartant de la Thora, le chef de famille se mit à tester et à disposer d’une partie de son bien, soit pour ses filles, soit même parfois pour ses esclaves.

Que devenaient en Israël l’orpheline non mariée et

Ten Rai rs L'Chron., V, 6:

2. C’est grâce à une étrange ignorance des faits que le livre intitulé La Réforme sociale essaye d'appuyer ses rêves sur la loi mosaïque. Combien de fades et fausses homélies sont nées de l’œuvre de M. Le Play!

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