‹ Histoire d'Israel (volume 2)Chapitre 118 sur 244 · DROIT CIVIL. — CODE PÉNAL · texte numérisé non relu

DROIT CIVIL. — CODE PÉNAL

produit de la terre revenait aux pauvres. À la moisson et à la vendange, on devait laisser leur part aux nécessiteux: « Quand tu couperas tes blés, dit Iahvé, tu ne moissonneras pas le bout de ton champ, et tu ne recueilleras pas ce que la faux a laissé, De même, dans ta vigne, les grappes et les grains tombés seront pour le pauvre et l’étranger 1. »

Avec les lévites, l’indigent avait aussi quelque part aux dîmes ?.

Le salaire de l’ouvrier hébreu et du colon doit lui être remis avant le coucher du soleil, parce qu’il est pauvre.

Jusqu'à la délicatesse la plus grande va la Thora dans les soins qu’elle prend pour éviter toutes les souffrances humaines. Elle veut, autour des platesformes des maisons, une balustrade, pour que personne ne puisse tomber: « Ainsi il n’y aura pas de sang dans ta demeure#, »

La douceur de la loi s’étendait jusqu'aux animaux sans raison, Trouvait-on, en Israël, un nid avec la mère cr ses petits, il était défendu de prendre la mère:

« Relâche-la, afin de prospérer et de prolonger tes fui 5, » Museler le bœuf broyant le blé était également interdit 6. La génisse et la brebis, on ne les pouvait immoler le même jour que leurs petits 7,

CopE PÉNAL. — Peine capitale. — On la subissait par le glaive 8, par le feu 9, et le plus souvent par la lapidation. Longue est la liste des crimes que l’on

WAÉEVSIRIX; 9, 104 2. Deut., xiv, 29.

3, DENT. KART LS 4 Deut., xxu1, 8.

S. Lévis 24 GeDEAE, TEEN; 4, 7. Lév., xxur, 28.

n 8, Deut., xuxx, 16.

DL, KK TANXXI, 10)

doit expier par la mort : tout ce qui blesse Iahvé, l’idolâtrie, l’enseignement d’un culte étranger, le blasphème, la magie, la violation du Schabbath1 méritent, d’après la Thora, le châtiment suprême. Est également passible de la peine de mort quiconque ne veut pas obéir au prêtre ou au schofète (juge). La peine capitale est fréquente pour les fautes contre les mœurs. Les plus monstrueux incestes, l’union, par exemple, de la femme avec le fils de son mari, du beau-père avec sa bru, du frère avec sa sœur, sont punis de mort : «Si quelqu'un prend la mère et sa fille, il sera brûlé vif avec elles, et cette souillure ne restera pas au milieu de vous.» La fille du cohène, déshonorant, par sa conduite, la maison de son père, était aussi jetée dans les flammes. À la simple peine de mort la Thora condamnait les sodomites avec ceux que l’on avait surpris en flagrant délit de bestialité?, Dans certaines circonstances, le père etla mère pouvaient demander aux Zeqénim la mort de leur fils. À l’homicide volontaire était attaché la peine capitales.

La peine du retranchement excluait probablement de la vie religieuse et civile d'Israël. C'était une sorte d’excommunication qui tenait le coupable en dehors des panégyries d’Iahvé. Elle s’appliquait à certains incestes entre neveux et tantes. Elle frappait aussi le commerce de l’homme avec la femme, lorsque celle-ci se trouvait à une époque critique 4,

La verge châtiait celui qui, dans certaines circonstances, avait enfreint la Thora; pour avoir omis certaines lois cérémoniales, le cohène-hagadol luimême, d’après les rabbins, pouvait passer par les verges, dont les coups ne devaient pas s’élever toute-

1. Deut.,xVI1, 2-7: XII, 2-18,— Lév.,xXXIV, 14-16, xx, 27. 2. Lév,, xx,10-18.

. Exod., xx1, 12=14.— Nombr., xXXV, 16— Deut., XIX3 II- de , »

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